Elle se penche et ouvre les portes, de ses mains délicates
Laissant sortir le bel étourneau aux couleurs chatoyantes
L’oiseau s’envole toujours plus haut vers sa chère amante
Doucement la belle pose ses lèvres sur le front écarlate
Le serpent rouge, vif et agile, tel une langue, remontera
Lentement le long de l’arbre de vit, guettant le moment
Où Eve viendra curieuse croquer ce fruit tentant,
Avide de sensations et pour mieux le goûter, se courbera
A l’heure où le chevalier dresse hampe sur son coursier
Tour à tour foudre, lance, de l’humanité le premier agent,
Sa dame, assise à la tribune, le regard fier et ardent,
Rêve au lac où elle aimait tant avec son amour se baigner
« Tu goûteras à mon nectar sucré, douce fée Morgane
Dans ce verger, pousse le fruit dont on tira la plus divine
Des liqueurs. Le moment est venu, ma tendre elfe câline
De recueillir l’ambroisie du plus hardi des organes... »
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Val? ![]()
tres beau petrone
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L´Ode à un Doux Ecrin
Quand j’entends ton appel, tapi dans mes broussailles
Je ne puis m’empêcher d’approcher, Ô ma Déesse
J’entre dans ton temple et t’implore avec tendresse
Et me redresse fier de ma majestueuse taille
Quand ils me voient ressortir aussitôt de ton logis
Mes acolytes, curieux, m’interrogent : « D’où viens-tu ?
Que faisais-tu, cher frère, en ce lieu sombre et inconnu
Dont la chaleur et la moiteur sont loués par tant d’amis. »
Mais à peine t’ais-je quitté, déjà je suis de retour
En un éternel va-et-vient, ma tête lourde frappe le mur
De ta caverne aux parois humides, douce alcôve obscure
Puis reviens à la lumière, fiévreuse et emplie d’amour
Quand je sens le moment tant attendu finalement arrivé
Reviens une ultime fois à toi, les bras chargés de présents
Pose l’offrande à tes pieds au terme de ce tendre moment
Et t’abandonne frémissante à l’heure où repose le guerrier
ya qu´un franginou pour avoir ce style là ![]()
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belle image et très beau poème
comme toujours quand ça vient de toi ![]()
je n aspire pas a connaitre
des millions de mantras
ce a quoi j aspire
est que les six syllabes liberent les etres
je ne suis pas sur
d etre
l oiseau rouge
je ne sais plus
quel nom ma mere
m a donné
certaines meres
m appelent lama
portant
je ne crache aucune
doctrine dans leurs oreilles
comme certainsoisillons roses
je crois que
je ne suis
qu un ane
............
j´ai la larme à l´oeil
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lol cali, un pti tproblème de pic?
Ma fille...
Eveille-toi, bel enfant, merveilleux yeux d’azur,
Boucles blondes, ton papa t’observe émerveillé
Tu dors, visage d’ange aux traits tellement purs
Ton petit corps replié en fœtus tourné sur le côté
Enfin tu t’ébroues, ouvre un œil et me regarde
Merveilleuse petite fille, éclose telle une fleur
Tu souris à celui qui de ton sommeil est le garde
Ta première pensée est à moi, tendre petit cœur
Puis, tu te redresses, tu tends vers moi ta main
Je me penche vers toi, pose sur ta joue un baiser
Ainsi, débutons-nous par ce rituel chaque matin
Tu lèves les bras, je te soulève pour t’emporter
Puis au salon, toi contre mon torse, si fort serrée
Tu agrippes ton biberon et tu bois rapidement
De Vigile, je me transforme en Père Nourricier
Puissent nos cœurs battre d’un seul et même mouvement
- Alphonse Allais / Nous nous étalons -
Nous nous étalons
Nous nous étalons
Sur des étalons.
Et nous percherons
Sur des percherons !
C´est nous qui bâtons,
A coup de bâtons,
L´âne des Gottons
Que nous dégottons !. ..
Mais nous l´estimons
Mieux dans les timons.
Nous nous marions
A vous Marions
Riches en jambons.
Nous vous enjambons
Et nous vous chaussons,
Catins, tels chaussons !
Oh ! plutôt nichons
Chez nous des nichons !
Vite polissons
Les doux polissons !
Pompons les pompons
Et les repompons ! (...)
Du vieux Pô tirons
Quelques potirons !
Aux doux veaux rognons
Leurs tendres rognons,
Qu´alors nous oignons
Du jus des oignons ! (...)
Ah ! thésaurisons !
Vers tes horizons
Alaska, filons !
A nous tes filons !
Pour manger, visons
Au front des visons,
Pour boire, lichons
L´âpre eau des lichons.
Ce que nous savons
C´est grâce aux savons
Que nous décochons
Au gras des cochons.
Oh ! mon chat, virons,
Car nous chavirons !
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Une petite de saison :
Une Inconnue
Petite terrasse de bistrot au coeur de notre capitale
L’astre léonin illumine la ville de toute sa splendeur
En cette magnifique journée du mois dédié aux fleurs
Fruits rouges sucrés au parfum précocement estival
Jolie jeune femme de vingt ans au bustier généreux
Traverse la chaussée et vient s´asseoir à deux pas
Avec dans son regard une lueur qui ne trompe pas
Belle inconnue ne me quittant pas un instant des yeux
Je me vois, franchissant l’Hydaspe, fier conquérant
Du cœur de la demoiselle et la guidant dans les rues
De la ville. Côte à côte, arpentant ponts et avenues
Du doux crépuscule jusqu’au point du jour naissant
Nous nous dirions tous, nous raconterions nos vies
Et enfin, courant sous la pluie tels deux gavroches
Nous nous embrasserions finalement sous un porche
Inconnue veux-tu être quelques heures mon amie ?
un des plus beaux poèmes du monde
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d´une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l´ourlet;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l´ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair ... puis la nuit! - Fugitive beauté
Dont le regard m´a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l´éternité?
Ailleurs, bien loin d´ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j´ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j´eusse aimée, ô toi qui le savais
j´ai cru que c´était mon cousin Phénix
merci ![]()
ce sont de merveilleux poèmes ![]()
Oiseau blanc ![]()
La Cité d´Airain
Quittant tête basse la ville aux mil péchés, l’Ange déchu
Songeait à une dame qui jadis lui fit une tendre promesse :
Une Clé, elle conclut de lui remettre contre une caresse
Ouvrant le portail d’un jardin qu’onc n’avait encore vu
Foulant d’un pas léger le pavé d’une voie sans début ni fin
Gabriel pensait à cet instant divin où enfin il pourrait
Pénétrer en ce lieu magique et inconnu, auquel il rêvait :
Etroit passage tout droit menant vers la Cité d’Airain
Au lieu dit et devant l’exiguïté de l’entrée, de tout son être
Cœur battant, il hésite : Ai-je bien fait de venir jusqu’ici ?
Pourtant, gardant courage, il rampe jusqu’au cœur du nid
Où nul avant lui n’était entré et dans la grotte il pénètre
Jamais il ne regrettera de s’être engagé si courageusement
Que de merveilles, extases et plaisirs il aurait ainsi manqué
L’offrande valait bien quelques tendresses à prodiguer
L’ange s’endort auprès de sa conquête, fier et triomphant
Mon ami Seldwyn avait fait l´analyse (une analyse très fine d´ailleurs) du poème ci-dessus...
Je vous la livre dans une version légèrement censurée...
"la célèbre ville aux mille péchés" - a trait je pense aux célèbres et nombreuses possibilités qu´offre une relation *xuelle (j´utiliserai un vocable partiel afin de ne pas déclencher des systèmes de barrage automatiques dans toutes les stations internet de la planète).
"tête basse" - pourquoi pas... lassé du conformisme traditionnel, à la recherche d´expériences nouvelles. Ce doit être cela que cherche Gabriel.
"Une Clé, elle conclut de lui remettre contre une caresse" ;
"Ouvrant le portail d’un jardin qu’onc n’avait encore vu" - Ce passage pourrait suggérer qu´il s´agit là d´un cadeau que ferait une gente dame en échange d´une attention redoublée, peut-être l´aboutissement de nombreuses expériences *xuelles doublées d´un amour de l´autre qui engagerait à ouvrir la porte à des expériences jusqu´alors refusées.
"Foulant d’un pas léger le pavé d’une voie sans début ni fin" - je crois que le sens est clair et précis, on fait ici référence aux préliminaires en tant que tel, éternel recommencement pourtant chaque fois différent. Le pas léger suggère à mon sens que Gabriel y trouve une certaine satisfaction non dissimulée.
"Etroit passage tout droit menant vers la Cité d’Airain" - l´étroit passage menant à la cité des "reins" aurait été moins poétique donc... bravo pour l´allusion au célèbre orifice.
"lieu magique et inconnu" - je pense qu´il est fait allusion ici au fait qu´il s´agit d´une première dans ce type d´expérience, sans plus et se rapporte à ce qui était décrit une ligne plus bas.
"l’exiguïté de l’entrée" - si on suit la logique énoncée plus haut, les connaisseurs comprennent sans peine.
"Ai-je bien fait de venir jusqu’ici ?" - ben oui, la question qu´on est en droit de se poser au moment dit de la nouvelle expérience *xuelle qui, bien que tentante, présente une certaine nouveauté qui ne manque pas de suggérer quelques craintes.
"L’offrande valait bien quelques tendresses à prodiguer" - dans ce vers ci, on voit bien que cette autorisation a impliqué un redoublement de caresses et d´attention... A moins de se la jouer cow-boy texan ou d´être tombé sur une (ou un) adepte du genre, on comprend sans peine que cette nouvelle approche nécessite quelque attention délicate.
Pour l´ange déchu, enfin... suite et fin de l´explication ci-dessus, le sens est clair et fait directement référence à la déchéance de Sodome et Gomorrhe, traduisant par là un sentiment léger de culpabilité pour avoir enfreint dans le plaisir commun l´un des interdits de notre bonne vieille culture européano-chrétienne.
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