Ligue des Champions - 8emes aller
Lyon 1-1 Manchester United
Arsenal 0-0 Milan AC
Celtic Glasgow 2-3 FC Barcelone
Fenerbahçe 3-2 FC Séville
Le FC Barcelone a fait la très bonne opération de la soirée en s'imposant à Glasgow contre le Celtic (3-2). Mais, plus que la victoire, c'est la manière employée par le Barça qui a impressionné. Car les hommes de Gordon Strachan ont fait preuve d'un réalisme proche de celui déjà connu par l'équipe nationale contre les Bleus en phase éliminatoire de l'Euro. Trois tirs cadrés, deux buts marqués par Vennegoor (16e) et Robson (38e). C'est à peu près tout. En face, la musique était bien différente avec un Ronaldinho retrouvé évoluant légèrement en retrait d'un duo Henry - Messi en forme. Le petit Argentin s'est fendu d'un beau doublé (18e, 79e) quand le Français s'est offert un but «à la Titi» (52e). Depuis la gauche du terrain, il se remet sur son pied droit en dehors de la surface avant d'enrouler son ballon de l'intérieur du pied pour qu'il finisse dans le petit filet. Barcelone, qui avait déjà marqué à trois reprises au Celtic Park en 2004, fête de très belle manière sa 100e victoire en Ligue des champions. A la 80e, les Blaugrana (photo Reuters), auteurs de 24 tirs, avaient effectué l'énorme chiffre de 500 passes contre 182 pour les locaux. Ils se rassurent et peuvent voir venir lors du match retour.
L'autre équipe espagnole, le FC Séville, ne pourra pas se contenter de voir venir dans quinze jours au Sanchez Pizjuan contre Fenerbahçe. Mais la défaite (2-3) concédée dans l'enfer d'Istanbul n'est pas une mauvaise opération. La rencontre a en tout cas été très plaisante, malgré des conditions de jeu difficiles (terrain très dur, température proche de 0°C). Kezman (17e), Lugano (57e) et Sentürk (87e) ont marqué pour les locaux qui ont encaissé des buts de Edu (23e, csc) mais aussi du Français Julien Escudé (66e).
D'autres Français étaient à l'honneur dans la dernière rencontre de la soirée. L'Arsenal des Sagna, Gallas, Flamini et autre Clichy, a dominé un AC Milan décevant mais a concédé le nul (0-0). Très bas en première période, les joueurs de Carlo Ancelotti ont souffert avant de remonter pour rééquilibrer le jeu en seconde période. Si les Londoniens ont tiré deux fois plus au but que leurs adversaires, ils n'ont jamais fait craquer Kalac. Et lorsque Adebayor est en déveine, comme à la 90e lorsqu'il touche le poteau alors qu'il est seul devant le but, c'est tout Arsenal qui peine. L'AC Milan, qui joue rarement les matches aller à fond, n'a pas failli à sa réputation. Le match retour risque d'être beaucoup plus dur pour Arsène Wenger et ses Gunners. - Cyril OLIVES