Liga : Le Real en patron, Barcelone toujours à 7 points.
Les Merengue sont vraiment irrésistibles cette saison à l’image de l’Inter en Italie. Ils sont les champions en titre, ils ont le même nombre de points d’écart avec leur dauphin et surtout ils possèdent la même réussite insolente. Déjà la semaine dernière face à Saragosse, un grand Casillas et les montants des buts de Bernabeu avaient aidé les Madrilènes à préserver leurs cages inviolées avant de porter l’estocade. Ce week-end c’est Levante qui a buté sur le portier madrilène, et alors que ses coéquipiers ne trouvaient pas la solution, face à une formation très regroupée, il a fallu un coup du sort ou plutôt un coup de sifflet de M. Fernandez, pour un penalty généreux. Van Nistelrooy s’en chargeait et le Real s’envolait vers sa 6e victoire de suite. Le Néerlandais aggravant la marque en fin de rencontre d’une belle frappe des 25m , preuve de sa confiance actuelle, lui qui inscrit le plus souvent ses buts dans la surface. Le nouveau contrat signé par l’attaquant batave semble l’avoir libéré. 2 à 0 et la lanterne rouge n’aura tenu que jusqu’à la 76e minute.
Le Barça s’éclate
La veille, le Barça s’était amusé face à Murcie (4-0), Eto’o avait marqué un doublé avant de s’envoler pour la CAN et Henry avait offert deux caviars à Bojan et au Camerounais. Le public barcelonais pouvait exulter et sortir les mouchoirs blancs. Gudjohnsen qui avait ouvert le score était heureux et tout le monde avait oublié que Ronaldinho et Deco étaient absents. Officiellement le brésilien est déclaré blessé, mais il ne fait aucun doute que sa méforme et ses prestations médiocres sont à l’origine de sa mise à l’écart. Le Portugais et le Brésilien ne supportant plus d’être sur le banc ils préfèreraient ne pas être convoqués. De là à parler de divorce, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. En tout cas, le festival de la soirée a un goût amer puisque Samuel Eto’o sera absent au moins 1 mois, lui qui est le meilleur buteur du club sur les 5 derniers matchs. Henry va devoir marquer et ne plus se contenter d’être juste le passeur.
L’Espanyol en échec
L’équipe en forme du moment à part les deux premiers était l’Espanyol de Barcelone. Les Catalans n’ont plus connu la défaite depuis le 22 septembre, hélas pour les partenaires de Raul Tamudo, Almeiria a réussi l’exploit de les vaincre. Kalu Huche offre la victoire aux Andalous à la 86e minute. Sa reprise de la tête permet au promu de sortir de la zone des relégables. L’Espanyol stoppe une série de 14 matchs sans défaite et perd sa place sur le podium.
L’Atletico sur le podium
En effet, l’Atletico est désormais 3e de la Liga. Les Matelassiers ont certes eu beaucoup de chance, car Aguero va ouvrir le score sur une erreur de Timo Hildebrand qui relâche un ballon dans les pieds du petit Argentin. Le portier allemand jusque-là irréprochable a condamné Valence. Pourtant, Zigic et Arizmendi vont bousculer l’arrière-garde madrilène, s’offrant des occasions franches, mais il y avait toujours sur le chemin des filets Abbiati, les poteaux, ou un pied pour préserver les cages rojiblancas. L’Atletico qui doit recevoir le Real dans le derby madrilène, savoure sa troisième place mais espère pouvoir se rapprocher du leader. L’investissement du début de saison ne serait alors pas vain. Pour Valence et Koeman c’est toujours aussi noir, toujours pas de victoire depuis le 10 novembre.
À noter, la performance de Bilbao qui a battu Séville (2-0). Sans Keita, Kanouté et Koné tous partis à la CAN, les Andalous ont enregistré leur neuvième défaite de la saison. Au Pays Basque, ils n’ont jamais donné l’impression de pouvoir l’emporter, pourtant les Sévillans restaient sur 5 matchs sans défaite, dont 2 victoires de suite. Mais Bilbao en manque de point a été supérieur dans le jeu.
Le Deportivo la Corogne qui a subi sa dixième défaite, se retrouve avant-dernier. Mais l’information qui a marqué la semaine en Galice a été l’affrontement entre l’Israélien Dudu Aouate et l’Uruguayen Gustavo Munua, les gardiens nº 1 et 2. À la fin de l’entraînement, les deux hommes se sont battus, livrant une très mauvaise image du club. L’entraîneur Miguel Angel Lotina a suspendu les deux joueurs jusqu’à la fin de saison. C’est le troisième gardien Agosto Ramirez qui a gardé les cages à Villarreal et il n’a pu empêcher la défaite (4-3). Pourtant à la 59e, le Depor menait 2 à 1, mais Nihat et Tomasson ont mis fin aux rêves des Galiciens.
Enfin, la direction de Saragosse n’a pas apprécié le nul face à Majorque (2-2), et a relevé Victor Fernandez de ses fonctions. Les hommes de l’Aragonais restaient sur 9 matchs sans victoires (depuis le 30 octobre) alors que les dirigeants se voyaient en Ligue des champions après la 6e place de l’an passé. Le Real Saragosse flirte dangereusement avec la relégation, elle n’est qu’à 2 points du 18e Osasuna.
Les résultats de la 19e journée :
FC Barcelone - Real Murcie 4-0
Athletic Bilbao - FC Séville 2-0
UD Almeria - Espanyol Barcelone 1-0
Villarreal - Deportivo La Corogne 4-3
Levante - Real Madrid 0-2
Atletico Madrid - Valence CF 1-0
Osasuna - Racing Santander 0-2
Real Saragosse - Real Majorque 2-2
Real Valladolid - Recreativo Huelva 3-1
C´est du boost
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Le Mans terrasse l´OL
Par Yannick VELY
de Football.fr
le 16/01/2008
Daisuke Matsui a inscrit l´unique but de la rencontre (Reuters). Daisuke Matsui a inscrit l´unique but de la rencontre (Reuters).
Les Gones ne seront pas dans le dernier carré de la Coupe de la Ligue. La faute à une équipe mancelle très combative qui s´est imposée sur sa pelouse face à l´OL (1-0), mercredi, pour le compte des quarts de finale de l´épreuve. Daisuke Matsui a inscrit l´unique but de la rencontre d´une belle frappe du gauche à la 33e minute de jeu. Les Lyonnais ont ensuite joué de malchance devant le but sarthois, touchant notamment du bois par Cléber Anderson (42e). A noter la possible dernière apparition de Fred sous le maillot gone, entré en jeu à la 80e minute de la rencontre. Le match sur Football.fr.
Et de trois pour Le Mans ! Demi-finaliste en 2006 et 2007, le club sarthois a réalisé la passe de trois en dominant une formation lyonnaise malheureuse sur l´ensemble de la rencontre.
Le Mans en contre
Pour aborder ce délicat quart de finale en terre hostile, Alain Perrin, l´entraîneur de l´Olympique Lyonnais, avait décidé d´aligner l´équipe-type du moment, avec notamment Grégory Coupet dans le but et l´exceptionnel Karim Benzema en pointe. Son homologue manceau Rudi Garcia, en revanche, ne disposait pas de l´ensemble de son effectif. La Coupe
d´Afrique des Nations prive les Sarthois de quatre titulaires et le MUC 72 s´attend à souffrir durant l´épreuve africaine. Les pensionnaires de Léon-Bollée débutaient pourtant la rencontre sur un bon rythme et bénéficiaient du bon travail en remise du Brésilien Tulio De Melo pour s´approcher du but lyonnais. Les Gones, d´abord surpris par l´envie adverse, prenaient vite le contrôle du ballon et du rythme de la rencontre, Le Mans acceptant de jouer en contre. Les premières alertes étaient lyonnaises. Après un ballon mal contrôlé par Kim Källström au second poteau (15e), Fabio Grosso tentait sa chance sur coup franc mais son tir du gauche frôlait la barre transversale (21e).
C´est donc contre le cours du jeu que l´équipe locale ouvrait la marque. Martin Droullard lançait Daisuke Matsui côté droit. L´ailier japonais mystifiait Fabio Grosso et frappait du pied gauche. Le rebond trompait imparablement Grégory Coupet (1-0, 29e). Mené au score, l´OL mettait quelques minutes à reprendre ses esprits, le temps pour les Sarthois d´obtenir une occasion de 2-0, mais la frappe de Mathieu Coutadeur était bloquée par le portier international (35e). Les Gones se réveillaient à l´approche de la mi-temps. Une frappe de Karim Benzema chauffait les gants de Yohann Pelé (39e) avant une tête de Cléber Anderson repoussée par le poteau droit du but manceau, sur un coup franc magnifiquement frappé par Juninho (42e).
Benzema était maudit
La seconde période débutait sur un rythme encore plus élevé. L´OL se plaçait immédiatement dans le camp sarthois, bien déterminé à vite revenir au score. Le Mans subissait mais tenait bon malgré cinq corners presque consécutifs en faveur des leaders du championnat de France. Les protégés d´Alain Perrin obtenaient deux énormes occasions coup sur coup peu après l´heure de jeu. Sur un coup franc de Juninho, Sébastien Squillaci plaçait une reprise de la tête repoussée par Yoann Pelé. Karim Benzema récupérait le ballon et frappait de toutes ses forces mais Samuel Bouhours détournait le missile du dos (63e). Deux minutes plus tard, le meilleur buteur du championnat de France partait dans un slalom dont il a le secret mais sa passe en retrait était interceptée par Cyriaque Louvion.
Au fil des minutes, pourtant, l´OL était gagné par un certain fatalisme comme si les Gones acceptaient cette élimination sans gloire. Alain Perrin sortait un dernier joker de sa manche, le Brésilien Fred, en partance pour Tottenham ou le PSG. Mais le sort de la rencontre était déjà réglé et Yoann Pelé repoussait un ciseau retourné de Karim Benzema dans les dernières minutes de la rencontre (89e). Lyon ne pourra pas signer le triplé cette saison. Le MUC 72, lui, peut rêver d´un premier trophée.
Paris revit
Par Yannick VELY
De Football.fr
le 16/01/2008
Amara Diané a encore inscrit un doublé pour le PSG (Le Parisien). Amara Diané a encore inscrit un doublé pour le PSG (Le Parisien).
Le PSG est en demi-finales. A dix contre onze la quasi-intégralité de la rencontre, le club de la capitale s´est qualifié pour le dernier carré de la Coupe de la Ligue en écrasant Valenciennes (4-0), mercredi, au Parc des Princes. Pedro Miguel Pauleta avait ouvert la marque pour le PSG dès la 2e minute de jeu sur penalty. Réduits à dix après l´expulsion de Mario Yepes, les protégés de Paul Le Guen sont d´abord parvenus à conserver le résultat en première période pour ensuite cueillir les Nordistes en contre après le repos grâce à la vitesse d´Amara Diané (54e, 60e) et au punch de Jérôme Rothen (67e). Le film du match.
On prend les mêmes et on recommence. Face à Lens (3-0), le duo Pedro Miguel Pauleta-Amara Diana avait attendu la seconde période pour briller de mille feux au Parc des Princes et offrir ainsi une première victoire à domicile en championnat au club francilien. Contre Valenciennes, le tandem reconstitué par Paul Le Guen a de nouveau frappé. Pedro Miguel Pauleta a d´abord converti un penalty obtenu dès la première minute de jeu après une faute de main de David Sommeil (2e), avant qu´Amara Diané punisse les
largesses défensives adverses d´une foudroyant doublé en six minutes (54e, 60e).
Le PSG à dix
Le résultat final cache un scénario beaucoup plus alambiqué. Si le club parisien a ouvert la marque dès les premières secondes de la rencontre, ce qui lui a facilité grandement la tâche face à une équipe qui a des difficultés loin de ses bases, l´expulsion méritée de Mario Yepes a failli compromettre les plans initiaux. Le Colombien était en effet puni d´un carton rouge pour un tacle par derrière sur Filip Sebo en position de dernier défenseur (4e). En infériorité numérique, le PSG pouvait s´attendre à souffrir. Paul Le Guen changeait immédiatement son système de jeu, remplaçant Péguy Luyindula par Grégory Bourillon (6e). Si les visiteurs avaient ensuite le contrôle du ballon tout au long de la première période, ils peinaient à s´approcher du but de Mickaël Landreau. C´était même le club de la capitale qui manquait le KO par Pedro Miguel Pauleta, de la tête, mais Nicolas Penneteau était à la parade (15e). Rudi Mater, pour Valenciennes, se procurait la seule occasion franche nordiste de la première période, mais sa frappe n´était pas cadrée.
Diané, l´exécuteur
En seconde période, les troupes d´Antoine Kombouaré établissaient le siège du but gardé par Mickaël Landreau mais laissaient beaucoup d´espaces entre les lignes. La punition était immédiate. En six minutes, le TGV ivoirien allait crucifier les derniers espoirs adverses. A la 54e minute de jeu, d´abord, Sylvain Armand déboulait côté gauche et centrait pour Amara Diané qui dominait de la tête un Nicolas Penneteau cette fois-ci peu inspiré (2-0, 54e). Six minutes plus tard, lancé en profondeur par un excellent Clément Chantôme, l´ancien Strasbourgeois, plus rapide que la défense nordiste, remportait de nouveau son duel face à Nicolas Penneteau (3-0, 60e). Et pour donner encore un peu plus de relief à la victoire parisienne, Jérôme Rothen inscrivait le quatrième but de sa formation, au terme d´un très beau mouvement collectif (4-0, 67e).
2008, année parisienne ?
Ce quatrième succès consécutif, même acquis dans des circonstances spéciales, atteste des progrès dans le jeu et l´expression collective du groupe parisien. Paul Le Guen, un temps sur la sellette, peut désormais envisager l´avenir avec un peu plus de sérénité. Sur la seule année 2008, Paris a remporté ses trois rencontres sans encaisser le moindre but, signe d´une solidité mentale retrouvée. L´appétit vient en gagnant et les joueurs de la capitale sont désormais à 90 minutes du Stade de France...
Lens, c´est tout ou rien
Par Loïc MOREAU
De Football.fr
le 16/01/2008
Sidi Keita et Yohan Demont s´envolent vers les demi-finales. (La Voix du Nord) Sidi Keita et Yohan Demont s´envolent vers les demi-finales. (La Voix du Nord)
Le RC Lens a retrouvé, de fort belle manière, le chemin de la victoire. Face à l´AS Nancy-Lorraine, en quart de finale de la Coupe de la Ligue, les Sang et Or n´ont pas fait dans le détail à Félix-Bollaert (3-0). Demont, Maoulida et Monterrubio ont frappé, qualifiant les Artésiens pour les demi-finales, face au Mans. Un soulagement aussi pour Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq, très critiqués après la lourde défaite face au PSG en championnat, dimanche (0-3). Le film du match.
Une défense nancéene méconnaissable
Le début de la rencontre était pour le moins hésitant. Entre des Nancéens sous pression quant à leur statut d´équipe de coupe et des Lensois condamnés à l´emporter, le premier quart d´heure était plus un étalage de la tension ambiante qu´une partie de football. Sur la première action de la rencontre, les Sang et Or allaient pourtant faire la différence. Et de quelle manière. Hilton remettait au point de penalty un ballon aérien, repris en retourné acrobatique par Yohan Demont, qui transperçait la garde de Damien Grégorini (16e, 1-0). Le gardien nancéen surpris par le geste de toute beauté du milieu de terrain lensois, mais qui s´employait parfaitement sur la
frappe à bout portant de Seïd Khiter dans la foulée (19e).
La réaction lorraine était immédiate, avec une double occasion dangereuse. Issiar Dia perdait son face à face contre Ronan Le Crom, qui repoussait dans les pieds de Jonathan Brison, dont le tir dans le but vide était renvoyé sur sa ligne par Hilton (20e). Mais cette réaction n´était qu´épidermique. Les locaux dominaient seuls les débats, avec deux occasions en or manquées par le jeune Seïd Khiter (34e et 42e), et un but contre son camp évité de justesse pour Sébastien Puygrenier, pourtant très vif durant la première période. Et Toifilou Maoulida sanctionnait les errements décisifs nancéens d´un lob majestueux suite à une mauvaise relance de Damien Grégorini (44e, 2-0). Après une première mi-temps rondement menée, les Artésiens dominaient logiquement au tableau d´affichage.
Lens sur la bonne voie
Pablo Correa opérait des changements tactiques à la reprise. Puygrenier et Biancalani cédaient leur place à N´Diaye et Camara en défense. La troisième défense d´Europe qui avait montré d´inquiétants signes de faiblesses en première période. Mais c´est toujours Lens qui dictait sa loi. Olivier Monterrubio alertait Damien Grégorini sur coup franc (51e). Puis face à un Toifilou Maoulida des grands soirs, André Luiz commettait l´irréparable, en le bousculant dans la surface de réparation. Olivier Monterrubio, l´artificier maison, transformait l´aubaine et tuait la rencontre avant l´heure de jeu (59e, 3-0). Le stade Félix-Bollaert se remettait à chanter alors que les supporters avaient décrété la grève des chants avant la rencontre.
Si le rythme du match s´écroulait à l´heure de jeu, les hommes de JPP gardaient la maîtrise du jeu, face à des Nancéens méconnaissables. Incapables de porter le danger dans la surface adverse, les hommes de Pablo Correa semblaient résignés à sortir par la petite porte. Jusqu´à cet éclair de Jonathan Brison, qui brisait la léthargie ambiante. Le milieu de terrain voyait sa frappe puissante claquer la transversale (76e), comme une preuve du manque de réussite total nancéen dans cette soirée. Une soirée qui aura souri aux Lensois et rassuré Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq. En demi-finale, le RC Lens trouvera Le Mans sur son chemin.
Auxerre sabote l´OM
Par J.-S. G.
De Football.fr
le 16/01/2008
Kanga Akalé a finalement été pris à défaut par Benoît Pedretti. (Maxppp) Kanga Akalé a finalement été pris à défaut par Benoît Pedretti. (Maxppp)
Le but en or de Pedretti ! Après 90 minutes équilibrées, et une poignée d´occasions dans l´ensemble, l´AJ Auxerroise a battu (1-0) l´Olympique de Marseille en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, mercredi soir. C´est Benoît Pedretti qui a crucifié Steve Mandanda (90e). Terrible désillusion pour l´OM, qui n´affrontera pas le PSG en demi-finale de la compétition, le 26 ou 27 février, en même temps que l´autre demi-finale, Le Mans-Lens. Le film du match
* Sur le même sujet:
* Paris revit
"Allez Auxerre", criait le Parc des Princes, mercredi après-midi, pendant la balade du PSG face à Valenciennes (4-0). Pourtant, la demi-finale entre le club de la capitale et son ennemi séculaire, l´OM, aurait pu valoir son pesant d´or. Encore affaiblis (Gerets fut obligé de titulariser le jeune latéral amateur Sabo), les Phocéens avaient en effet l´occasion de se venger de leur finale de Coupe de France perdue en 2006. Mais l´AJA en a décidé autrement, au terme d´un quart de finale de Coupe de la Ligue peu rutilant, qui s´est finalement achevé sur le but doré des hôtes. Les hommes de Jean Fernandez peuvent donc espérer faire un exploit en coupes, puisqu´ils sont toujours en lice dans les deux compétitions.
90
minutes sous la pluie
L´écart de seulement deux longueurs au classement s´est clairement fait sentir, notamment lors d´une première heure de jeu équilibrée. Trois "oranges" refoulaient d´ailleurs la pelouse icaunaise. Benoît Cheyrou, Djibril Cissé et Kanga Akalé procuraient aux visiteurs la première occasion de la rencontre après un premier quart d´heure de jeu sans bruit. Le premier centrait pour le second qui remisait joliment pour le dernier. L´Ivoirien ne trouvait pas le cadre (13e). La réponse des hôtes n´intervenait que dix minutes plus tard. Une main, involontaire, de Djibril Cissé dans sa surface (22e), réveillait Thomas Kahlenberg et Daniel Niculae, dont les frappes puissantes de 20 mètres filaient de peu à côté des cages phocéennes (28e et 30e). Lorik Cana faisait de même, de 25 mètres, mais connaissait le même sort (31e).
L´esprit du match se dessinait alors. Les Marseillais tentaient de partir rapidement vers l´avant alors que les Bourguignons, plus posés, se procuraient les meilleures situations chaudes. En témoigne une échappée d´Ireneusz Jelen qui finissait dans les gants de Mandanda (44e), un coup franc très dangereux de Kahlenberg dans le petit filet extérieur (49e) et une frappe lourde mais écrasée de Daniel Niculae (58e). Et malgré quelques centres non conclus par les Phocéens, notamment par Cissé (65e), les Ajaïstes faisaient trembler Mandanda, obligé de s´interposer après une infiltration de Jelen (76e).
La revanche de Pedretti
Le dernier quart de finale allait s´éterniser vers trente minutes additionnels. Les 22 acteurs se préparaient d´ailleurs à la prolongation, mais la qualification se joua sur un coup de dé. Sur une ultime offensive auxerroise, Jelen s´échappait sur son aile droite avant de centrer pour Benoît Pedretti, dont la course parfaite lui permettait de se présenter seul face à Mandanda, au point de penalty. Du bout de son crâne, celui qui n´avait pas fait long feu sur la Canebière arrachait le sésame du dernier carré (1-0, 90e). "Tout le monde attendait l´OM et ce sera Auxerre", lançait l´international français, à 90 minutes du Stade de France. Le PSG aussi l´espérait...
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l´Om éliminée de la coupe de la ligue
Il y a eu des occasions des deux cotés c´était assez équilibré mais on a décidément pas de chance en ce début de saison
Super match du jeune arrière gauche SABO
Mais bon ça a un peu manqué de percussion avec Ziani et NAsri assez inconstants et Akalé qui a vendangé tout le match ![]()
PARIS VEUT CAPITALISER
Rassuré après ses victoires contre Lens et Valenciennes, le Paris-SG ouvre la journée par un déplacement à Lorient (17h10). A 20h00, Bordeaux pourra s'emparer provisoirement de la deuxième place en cas de succès au Mans puisque Nancy ne joue que dimanche. Marseille n'a, lui, pas le droit à l'erreur face à Valenciennes. Match de la peur entre Sochaux et Lille.
Le PSG s'était imposé à Lorient en 16es de finale de la Coupe de la Ligue (3-0).
Le Paris-SG est une équipe insaisissable. Incapable de l'emporter dans son écrin du Parc des princes pendant huit très longs mois en L1, le club de la capitale a mis fin à cette grève du foot en l'espace de quelques jours avec deux résultats fulgurants. Pas loin d'être pathétiques en première période dimanche face à des Lensois qui l'étaient tout autant, le PSG s'en est remis à ses remplaçants de luxe après la pause pour retrouver le chemin des filets et infliger une correction au Racing (3-0). Chauds bouillants, Pauleta et Diané ont remis ça mercredi face à une autre équipe nordiste, Valenciennes, étrillé (4-0). L'année démarre sur les chapeaux de roue pour l'équipe de Paul Le Guen, qui va devoir confirmer que les vertus retrouvées à domicile ne s'envoleront pas à l'extérieur. A Lorient, Paris a une dynamique à entretenir et une sacrée revanche à prendre sur le match aller où les Merlus étaient venus une nouvelle fois faire le show au Parc au cours d'un mois d'août où ils étaient irrésistibles (1-3). Après une longue traversée du désert cet automne (10 matches sans victoire), les hommes de Christian Gourcuff ont retrouvé de la vitalité en dominant Metz (2-0) et Valenciennes (2-1) au Moustoir. Autant dire qu'ils sont de retour aux affaires.
Ça va sentir l'Europe à Léon-Bollée
Malgré ses nombreux départs à la CAN (Camara, Romaric, Sessegnon et Gervinho), Le Mans pétille toujours et ce n'est pas Lyon qui va dire le contraire. Avec une équipe de réservistes, les Sarthois ont éliminé mercredi l'OL de la Coupe de la Ligue (1-0) et les remplaçants ont assurément gagné des points. Septième du Championnat, le MUC reste en embuscade pour une qualification européenne et va tester sa capacité à jouer les trouble-fêtes en se frottant à un européen en puissance, Bordeaux. A égalité de points avec Nancy, le dauphin de Lyon, les Girondins sont dans une belle spirale positive avec quatre succès consécutifs toutes compétitions confondues, malgré des débuts de matches toujours aussi poussifs. Même avec une défaite au Mans, les protégés de Laurent Blanc garderaient leur troisième strapontin devant Valenciennes, qui a un déplacement délicat à négocier à Marseille. Vainqueurs de l'ASSE le week-end dernier (2-0), les hommes de Kombouaré restent sur trois défaites à l'extérieur dont une raclée mercredi au Parc des princes (0-4). L'OM, de son côté, traverse une passe guère plus brillante avec deux défaites à Rennes (1-3) et Auxerre (0-1). L'occasion de se refaire au Vélodrome, avec une défense toujours privée de Rodriguez mais qui récupère son latéral Krupoviesa. Peu en verve à l'Abbé-Deschamps, Ziani pourrait prendre place sur le banc.
S'il y a une équipe qui surprend, c'est bien Caen. Après un début de saison catastrophique, les Normands ont mis le turbo, au point de venir mettre leur grain de sel en haut du tableau. Franck Dumas et sa joyeuse bande ne font aucun complexe et ont tous les atouts pour faire un coup à Toulouse, trop souvent méconnaissable cette saison. Mais les Violets doivent une réaction à leur entraîneur, Elie Baup, et à leur public après la débandade face au Paris FC en Coupe de France (1-2). Les supporters de Saint-Symphorien ont, eux, de quoi être exaspérés. Le FC Metz, lanterne rouge qui reste sur 9 matches sans victoire à domicile dont trois défaites consécutives, accueille une modeste équipe de Monaco (8e), à qui on a du mal à se fier. Il en va de même pour Saint-Etienne, bien décevant et dans l'obligation de relever la tête sous peine d'engendrer un cataclysme dans le Forez, où Laurent Roussey est plus que jamais fragilisé. La venue de Rennes, qui a retrouvé des couleurs depuis l'arrivée de Guy Lacombe, est à prendre très au sérieux. Auxerre, qui sort d'une qualification in extremis en Coupe de la Ligue face à Marseille (1-0), partira avec un avantage psychologique face à Strasbourg, à l'attaque gelée (3 matches sans marquer et sans gagner...). Match de la peur enfin à Bonal entre Sochaux et Lille, le 19e contre le 17e. Victoire impérative pour les deux.
Et une belle victoire de Lorient...
...enfin, contre le PSG, ça relativise...
Programme et résultats de la 21eme journée
Samedi 19 janvier 2008
Lorient-PSG : 1-0
But : Bourillon (19eme, csc) pour Lorient
Auxerre-Strasbourg : 1-1
Buts : Niculae (5eme) pour Auxerre - Fanchone (85eme) pour Strasbourg
Le Mans-Bordeaux : 1-2
Buts : Douillard (36eme) pour Le Mans - Cavenaghi (13eme) et Fernando (22eme) pour Bordeaux
Marseille-Valenciennes : 3-1
Buts : D.Cissé (27eme et 72eme) et J.Rodriguez (51eme) pour Marseille - Audel (82eme) pour Valenciennes
Metz-Monaco : 1-4
Buts : Aguirre (54eme) pour Metz - Menez (29eme et 62eme), Piquionne (31eme) et Gakpé (84eme) pour Monaco
Saint-Etienne-Rennes : 2-0
Buts : Dernis (12eme) et Gomis (82eme) pour Saint-Etienne
Sochaux-Lille : 1-1
Buts : Erding (38eme) pour Sochaux - Obraniak (52eme) pour Lille
Toulouse-Caen : 1-1
Buts : Dieuze (35eme) pour Toulouse - Deroin (69eme) pour Caen
Dimanche 20 janvier 2008
18h00 : Nice-Nancy
20h55 : Lens-Lyon
L1 / 21EME JOURNÉE :
Bordeaux s’échappe, Metz couloule
Grâce à un succès au Mans, Bordeaux a pris seul la deuxième place à trois points de Lyon. Monaco (à Metz) et Marseille (face à VA) ont également passé une bonne soirée. Rechute pour Paris et Rennes.
RÉSUMÉ DE LA 21EME JOURNÉE
Lorient remporte la belle
Le public du Moustoir en a eu pour son argent. Une première période dominée par les Merlus et récompensée par un but un peu heureux mais mérité pour les locaux. Puis un deuxième acte spectaculaire avec des Parisiens qui ont tout tenté pour revenir au score et des Lorientais appliqués défensivement et explosifs sur chaque possibilité de contre-attaque. A l’arrivée, ce troisième affrontement de la saison entre Lorient et le PSG a été vraiment très agréable. Sauf peut-être pour des Parisiens qui regretteront sans doute longtemps leur retard à l’allumage. Voilà en tout cas le FCL dans le wagon des européens alors que les Parisiens regardent déjà vers mercredi et la réception de Metz au Parc des Princes. Un rendez-vous capital dans l’optique du maintien.
Mission accomplie pour Bordeaux
Drôle de soirée à Léon-Bollée. Une première demi-heure rythmée et spectaculaire entre des Bordelais rapidement sur les bons rails (2-0 après 22 minutes) et des Manceaux qui ont su réagir avant la pause. Malheureusement, la suite a été moins heureuse avec l’expulsion de Jurietti dans les arrêts de jeu de la première mi-temps puis un deuxième acte ennuyeux, sans rythme et gâché par une tension palpable et des fautes à répétition. Le carton rouge de Cerdan à l’entame du dernier quart d’heure aura au moins le mérite de débrider la fin de match mais les joueurs du MUC attendront les dernières secondes pour enfin partir à l’assaut du but bordelais. Bien trop tard pour arracher le point du nul.
L'OM et Cissé se réveillent
A la pause, le soulagement est de mise dans les travées du stade Vélodrome : Marseille, en rentrant avec un but d’avance, n’est pas malheureux tant Valenciennes a été au-dessus dans l’utilisation du ballon. Mais dominer n’est pas gagner et l’OM a su en contre trouver la faille par Cissé. Ce but change tout et offre des espaces à des Olympiens remis en selle. Dès le début de la seconde période, une erreur de marquage de Martinez permet à Rodriguez de doubler la mise sur corner. Dès lors, c’est une attaque-défense qui s’engage des deux côtés et c’est Marseille qui s’en sort le mieux. Avec ces trois points, Marseille n’efface pas son faux pas en Coupe de la Ligue mais reprend sa marche en avant en championnat
Monaco n'en demandait pas tant
C’était Noël après l’heure ce soir à Saint-Symphorien et le Père Noël était en grenat. Alors qu’ils étaient bien entrés dans le match et contenaient une timide équipe monégasque, les Messins ont offert deux buts en deux minutes à leurs adversaires qui n’en demandaient pas tant. Ces deux grossières erreurs défensives messines à la demi-heure de jeu ont fait basculer la première mi-temps en faveur de Monaco. Pouliquen fait alors entrer deux attaquants, Mom.N’Diaye et Aguirre après la pause. Coaching payant puisque les deux joueurs sont respectivement à l’origine et à la conclusion de la réduction du score messine. Mais alors que Saint-Symphorien pousse ses joueurs, Menez va refroidir l’ambiance en inscrivant un troisième but – son deuxième personnel – en contre-attaque et définitivement tuer le match. Son « jumeau » Gakpé (ndlr : ils sont nés le même jour) conclura le score d’une superbe frappe enroulée à cinq minutes de la fin.
Caen poursuit sa série
Le match démarre tranquillement avec deux formations qui construisent leurs actions et ne souhaitent pas se découvrir. Mieux en place tactiquement, les Caennais prennent le dessus petit à petit et viennent inquiéter Douchez à plusieurs reprises. Pourtant, au plus fort de la domination normande, ce sont les Toulousains qui ouvrent la marque, profitant de la faiblesse de la défense caennaise dans le jeu aérien. Soulagés, les hommes de Baup se libèrent peu à peu et regagnent les vestiaires en faisant la course en tête. En seconde période, les Toulousains jouent très bas afin d’aspirer les Caennais et de procéder en contre. Les Normands, eux, continuent de dérouler un très beau football collectif avec un manque de précision dans le dernier geste. Ils sont récompensés à vingt minutes de la fin par un beau but de Deroin entré à la pause. Les Caennais semblent alors satisfaits du point glané et devant l’impuissance toulousaine à accélérer, le score n’évoluera plus
Roussey s’offre un sursis
Si Saint-Etienne et Rennes sont entrés sur le terrain avec de louables intentions offensives, elles ont toutes les deux eu bien du mal à se décontracter suffisamment pour les mettre en application. Et c’est donc avec une nervosité palpable, à l’origine d’un niveau de déchet technique anormalement élevé, que les locaux comme les visiteurs ont alterné les possessions de balle en première période. Les véritables occasions furent rares et c’est grâce à une erreur d’arbitrage que les Verts ont pu regagner les vestiaires avec un avantage au score. Le spectacle a toutefois été bien meilleur après la pause. Ce sont tout d’abord les Rennais, sous l’impulsion d’un Wiltord retrouvé, qui ont décidé de pousser. Mais alors que l’équipe bretonne se procurait des situations très intéressantes, Guy Lacombe a curieusement choisi de sortir l’ancien Lyonnais. L’effet a alors été quasi immédiat. Le jeu rennais est redevenu sans saveur et les Stéphanois se sont ragaillardis. Enfin libérés et poussés par Geoffroy-Guichard, ils se sont appropriés la dernière demi-heure et ont logiquement doublé la mise après plusieurs tentatives. S’assurant la victoire et sauvant la tête de Laurent Roussey
Strasbourg arrache le nul à Auxerre
La première mi-temps est assez terne et très musclée. Auxerre domine pourtant les débats et se crée les meilleures opportunités de ce premier acte. En ouvrant le score rapidement, les Bourguignons ont mis ainsi la pression sur les Alsaciens. Les hommes de Furlan n’ont, quant à eux, pas réussi à se créer des occasions franches. En seconde période, les Strasbourgeois prennent le jeu à leur compte. Auxerre procède par contre-attaques mais manque de réalisme devant le but. C’est logiquement que les Alsaciens égalisent. Patients, les hommes de Furlan repartent avec un bon point.
Sochaux-Lille, un nul qui n'arrange personne
C’était un match couperet et les joueurs se sont livrés, manquant parfois de retenue, surtout dans les premières minutes. Rapidement réduits à dix, les Lillois ont pourtant continué à contrer et à attaquer face à des Sochaliens bien en place et souvent dangereux. Finalement, la première mi-temps aura été d’une bien meilleure qualité que la seconde où la crispation a vite bloqué toutes les bonnes intentions.
Merci les Verts
pas trop tôt ![]()
paris ne confirme pas, preuve que l'équipe est pourrie. Qd à l'OM, il confirme à domicile, mais peine à faire das résultats à l'extérieur. Ce serait pas mal que l'OM l'emporte ,à Nancy, ça relancerait totalement leur saison.
Ah parce qu'il y'a des gens qui croient encore au PSG? ![]()
Giovani, le millésime 2007 du Barça
Vedettariat et formation, tels sont les ingrédients du succès imaginés par Johan Cruyff lors de sa prise de fonction en tant qu’entraîneur du FC Barcelone en 1989, année de naissance de Giovani Dos Santos, déjà un signe !
Dix huit ans plus tard, maître Cruyff s’en est allé, le temps est passé, beaucoup de choses ont changé, mais la recette du succès est restée la même. La cuvée 2006 du club blaugrana a permis l’éclosion de Lionel Messi, et Xavi Hernandez. 2007 sera également un bon millésime pour l’équipe première, et portera un nom à trois lettres GIO.
Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre d’années. A seulement dix huit ans. L’ex “canterano” (jeune du centre de formation du club) Giovani Dos Santos est d’ores et déjà annoncé comme la future star du FC Barcelone. Fils de l’ancien joueur brésilien Gerardo Dos Santos, plus connu sous le nom de "Zizinho", "Gio" naît et grandit au Mexique où son père a effectué une partie de sa carrière. A l’âge de six ans déjà, il porte en permanence un ballon sous le bras, au cas où des copains surgiraient pour une partie. A Monterrey les terrains sont petits, poussiéreux, à la limite du praticable. Pourtant, c’est sur ces surfaces pelées que le gamin va peaufiner sa technique, avec un rêve secret venir jouer en Europe, et laver l’affront fait à son père, footballeur talentueux mais resté dans l’anonymat.
La cantera du FC Barcelone comme période d’apprentissage
Le destin du petit Gio va basculer à 13 ans. Il se rend avec son équipe mexicaine en Espagne pour participer à un tournoi de jeunes. Au cours de cette compétition quelconque comme il s’en déroule des centaines dans tous les pays européens chaque année, Gio fait sensation. Les recruteurs du FC Barcelone tombent sous le charme de ce petit attaquant de poche qui se distingue par une vitesse et une aisance technique rarissime à cet âge.
Le rêve prend forme. Le jeune footballeur et sa famille viennent s’installer en Catalogne pris en charge par le club. Malgré son jeune âge, il impressionne les observateurs par sa maturité et son alliage puissance et technique. Dans les équipes de jeunes du Barça, Gio ne tarde pas à mettre le feu et à affoler les statistiques. Son style de jeu provocateur et ses qualités athlétiques alimentent les gazettes catalanes, le parallèle est donc rapidement établi avec Ronaldinho. D’autant qu’une certaine ressemblance physique vient alimenter la comparaison entre les deux joueurs, à une différence près que, Ronaldinho est droitier, mesure 1m82 et pèse 76 kg, alors que Gio est gaucher, et fait 1m73 pour 62 kg.
Le profil de Giovani Dos Santos rappelle sans doute plus celui de son copain de la cantera avec lequel il partageait sa chambre : Lionel Messi. C’est le prodige argentin qui lui a donné des conseils en 2005, lorsqu’il s’est révélé au grand public à l’occasion du mondial des moins de 17 ans au Perou « Il a été vainqueur, meilleur buteur et meilleur joueur de la compétition, je ne pouvais pas ne pas lui demander quelques tuyaux. Il m’a donné plein de conseils. Il m’a surtout dit de me concentrer sur la réussite de l’équipe et de ne pas penser à mes performances personnelles. C’est formidable d’avoir près de soi des gens comme ça pour nous conseiller ». Gio transforma son équipe en machine à gagner jusqu’à la victoire, battant en finale son pays d’origine, le Brésil. Comme couronnement personnel, il fut sacré meilleur joueur du tournoi.
La révélation de la tournée du Barça en Asie
De retour de cette compétition, Gio est propulsé en équipe première. Il n’effectue qu’une seule apparition en 2006, mais indubitablement, la saison qui commence aura une toute autre saveur. En tout cas, les jalons sont jetés. Gio a ébloui de sa classe précoce la tournée du Barça en Asie. Trois matches, trois buts. Mais plus que cette réussite devant le but, ce qui satisfait le jeune joueur ce sont les éloges de ses propres coéquipiers. « Giovani est très jeune et il doit encore beaucoup apprendre. Mais je suis enchanté de la manière dont il joue et je suis sûr qu’il deviendra un très grand joueur », a déclaré Ronaldinho. Samuel Eto’o également sous le charme acquiesce « C’est très agréable de le voir jouer, il a un style particulier ». Excellent lorsqu’il faut dribbler aussi bien à l’arrêt qu’en pleine course, il aime également endosser le rôle du dernier passeur grâce à un sens de la mesure et à une intuition que seuls les grands champions possèdent.
Tous les observateurs s’accordent à dire que le Barça possède cette saison un “ fantastic quator” (Eto’o, Ronaldinho, Messi, Henry), l’objectif de Gio est de le transformer en “fantastic five” . Il ne fait aucun doute, le gamin de Monterrey aura son mot à dire !
Yeahhhhhhhh!!!!!!!!!
Les Lensois ont bouffé du Lyon hier.
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« Bramble-Boumsong, défense de choc! »
Oui pas tip top Lyon cette année je pensai que Perrin ferait mieux que ça
Bon avec Coupet Cris et Boumsong ça devrait aller mieux ![]()
Les Lensois ont bouffé du Lyon hier.
trop génial
Califop
si tu supportes lyon tu est bien le 1er que je vois a se réjouir du transfert de boumsong ![]()
JPP Powaaaa. ![]()
Droits TV de la Ligue 1: Canal +, TF1, M6 et Orange mais aussi DailyMotion candidats
mar 22 jan, 21h19
AFP/Joël Sagetagrandir la photo
PARIS (AFP) - Canal Plus, détenteur des droits, fait partie des neufs opérateurs candidats à l'obtention des droits télé pour la L1 (2008-2012), tout comme TF1, M6, France Télévisions, Orange et le site français de partage de vidéos DailyMotion, a appris l'AFP de source proche du dossier.
Outre ces six candidats, Vivendi (SFR), Eurosport (qui a dissocié son offre de TF1) et Direct8 (Groupe Bolloré) ont également déposé un dossier, a-t-on précisé de même source.
Ces neuf opérateurs ont déposé des offres concernant le volet qualitatif de l'appel d'offres mardi avant 12h00 dans un cabinet d'avocats parisien, concernant les douze lots mis aux enchères.
Les candidats doivent remettre leur offre financière le 31 janvier.
Ces dossiers seront évalués selon un cahier des charges dans lequel figurent cinq critères: exploitation, traitement éditorial, communication, publicité partenariat et garantie financière.
Avant de déposer leur offre financière, "les candidats qui le demanderont seront reçus les 25, 28 et 29 janvier", a précisé la LFP.
Canal Plus avait acquis pour 600 millions d'euros par an les droits télé de la L1 pour la période 2005-2008 lors du précédent appel d'offres.
dailymotion veu acheter des droit de diffusion ? je pense que d'autres chaine diffuse le championnat par leur sites, donc peut'etre une concurance en plus et moin cher pour vous pour regarder un match peut'etre ![]()
Mercato OM : qui sera le "gros poisson" en attaque ?
La victoire de l’Olympique de Marseille à domicile le week-end dernier en championnat contre Valenciennes (3-1), avec un doublé de Djibril Cissé qui confirme son retour en forme, n’a pas pour autant mis fin aux bruits annonçant l’arrivée d’un grand international avant la clôture du mercato.
L’information n’émane pas de la presse, puisque ce sont les dirigeants du club phocéen qui ont rendus publique la nouvelle, par l’intermédiaire du président Pape Diouf ou encore du directeur sportif José Anigo.
Sans toutefois confirmer ou infirmer la faisabilité de cette éventuelle opération, il est légitime de s’interroger sur le caractère saugrenu de cette démarche. Marseille a fait le forcing pour conserver Djibril Cissé qui le leur rend bien (4 buts lors des 3 dernières sorties de l’OM), Mamadou Niang qui participe à la CAN avec le Sénégal sera de retour au plus tard à la mi-février (la finale se disputant le 10), or quand on recrute un grand attaquant international l’intérêt est de le faire jouer. Sur le plan technique et dans cette configuration, la logique voudrait qu’il n’y ait pas d’arrivée.
A moins que les dirigeants de l’OM décident de brouiller l’équilibre psychologique de l’équipe enfin trouvée par Eric Gerets, en signant l’arrivée du “gros poisson”.
La signature probable d’Elliot Grandin pour suppléer Cissé et Niang
Si l’attaquant de l’OM Djibril Cissé avait effectué un début de saison (19 matches en championnat, 5 buts) du même acabit que celui de son compère Mamadou Niang (17 matches, 10 buts), les spéculations au sujet de l’arrivée d’un grand avant-centre ne seraient certainement pas à l’ordre du jour à la Canebière.
Mais, les difficultés traversées par l’international français avaient convaincu le staff marseillais qu’il fallait changer leur fusil d’épaule, avant d’opter finalement pour le maintien de l’intéressé, malgré les sollicitations concrètes de Manchester City pour ne citer que cette piste.
La réussite actuelle que connaît l’ex-joueur de Liverpool revenu en forme, n’impose donc plus l’arrivée d’un nom ronflant, d’autant plus que ce dernier a décidé malgré le retard enregistré, de réaliser l’objectif affiché en début de saison « J’avais annoncé vingt buts, et ce serait bête de ne pas les mettre. J’en suis à cinq, il en reste donc quinze... C’est faisable, moi j’y crois en tout cas. ». Étant donné que Cissé veut faire partie du wagon des Bleus pour l’Euro 2008, il y a de fortes probabilités que les actes suivent les paroles.
En tout cas, les dirigeants de l’OM lui font confiance, c’est la raison pour laquelle le club phocéen serait ainsi tout proche d’obtenir la signature de l’ailier droit du Stade Malherbe de Caen Elliot Grandin (20 ans, 12 apparitions en L1 cette saison, 1 but et 2 passes décisives). En fin de contrat en juin prochain l’arrivée de l’international espoir à l’OM devrait se concrétiser d’ici la fin de semaine.
Attaquant créatif et polyvalent, il serait un parfait complément à Cissé et à Niang, mais surtout un pari financier moins risqué, par rapport au gros poisson dont le paramètre d’une éventuelle noyade dans le Vélodrome doit être pris en compte.
Les différentes pistes exploitées pour pêcher le gros poisson
Mais dans le football et particulièrement en matière de transferts, il ne faut jamais dire jamais. Si l’obstination de l’OM d’inscrire un attaquant de standing dans son effectif d’ici la fin du mercato dans 8 jours devait se concrétiser, les pistes Pizarro (Chelsea), Saviola et Higuain (Real Madrid), Alberto Gilardino (Milan AC), sont à exclure, sauf miracle et encore !
En revanche, l’option Vagner Love l’attaquant du CSKA Moscou est bien envisagée par le club phocéen, mais la complexité financière du dossier rend sa conclusion hypothétique, d’autant plus que Pape Diouf et José Anigo ne s’accordent pas sur le dénouement « Il faut être raisonnable. Ce mercato est un marché de correction. Il ne faut pas donner aux gens des illusions. Si nous avons une belle occasion, nous la saisirons. Vagner Love est un garçon recherché et donc cher. Il me parait difficile de conclure ce dossier-là. » a déclaré le président, alors que le directeur sportif se veut plus optimiste « Wagner Love ce n’est pas une rumeur, mais il est cher. On a la possibilité d’avancer sur ce dossier. Il est international, c’est un vrai buteur, avec un gros potentiel, mais il y a des clubs espagnols sur le coup. On essaye, mais ce n’est pas encore fait ».
Le joueur gagne 1,7 M€ par an, l’OM souhaite un prêt, alors que leurs homologues russes optent pour un transfert sec, et rien d’autre.
L’hypothèse Fred
Bien que l’attaquant brésilien de l’OL ait déclaré récemment après l’échec des négociations avec le PSG qu’il comptait terminer la saison avec les sextuples Champions de France, les bruits annonçant son départ continuent de courir.
Selon l’hebdomadaire Foot Transferts, Tottenham intéressé par le recrutement de l’international Brésilien, mais qui ne peut pas l’accueillir pour la deuxième partie de la saison, l’achèterait et ensuite le prêterait à l’OM.
Avec une multitude d’attaquants Bent, Defoe, Berbatov, Keane, les Spurs ne peuvent garantir du temps de jeu à Fred pour la deuxième partie de la saison. Mais, avec le départ probable de l’international bulgare cet été, Juande Ramos ferait de la place au Lyonnais. Marseille serait emballé par ce montage, refusé par le PSG, sachant que les Anglais prendraient en charge une partie de son lourd salaire (environ 3,5 millions € à l’OL).
Toutes les portes restent entrebâillées à l’OM, mais l’une d’elles est plus ouverte, c’est celle qui verrait débarquer le jeune attaquant de Caen Elliot Grandin dans les prochains jours
LYON REPREND SA MARCHE EN AVANT
Par Bruno RODRIGUES
Après deux revers en quatre jours, Lyon s'est réveillé face à Lorient (2-0). L'OL reprend donc ses distances avec Bordeaux, qui joue jeudi contre St-Etienne. Nuls de Nancy contre Marseille (1-1) et de Nice à Rennes (1-1). Monaco a battu Sochaux (1-0) et Lens s'est imposé à Valenciennes (2-1). Facile succès de Paris face à Metz (3-0).
LYON se rassure face à LORIENT
Malmené au Mans (0-1) et à Lens (0-3), Lyon, qui voit la menace bordelaise se rapprocher chaque jour un peu plus, a repris sa marche en avant contre Lorient (2-0). A vrai dire, il n'y a pas vraiment eu match. Dominateurs dans tous les compartiments du jeu, les Rhodaniens n'ont finalement tremblé que sur un face à face entre Saïfi et Coupet, sauvé par Squillaci sur sa ligne (11e). Le reste ne s'est résumé qu'à une écrasante domination lyonnaise, concrétisée à la demi-heure de jeu par Ben Arfa, à la conclusion d'une superbe action collective. Fred et Benzema, titularisés côte à côte, ont ensuite tous deux touché du bois. Ce dernier a finalement mis un terme au maigre suspense en signant son 14e but de la saison sur un service parfait de Källström (74e). Grâce à ce succès, l'OL s'est mis dans les meilleures dispositions avant le bouillant derby à Saint-Etienne, dimanche. Il met surtout, à son tour, la pression sur ses poursuivants. Bordeaux est provisoirement à six points, Nancy à huit. Les Girondins clôturent la journée jeudi soir à Chaban-Delmas avec la réception de Saint-Etienne, qui a un peu éteint le feu en dominant Rennes (2-0). Très agitée en interne, l'ASSE est au centre d'une semaine de tous les dangers avec ce déplacement en Gironde et la réception dimanche de Lyon. Deux défaites pourraient coûter la tête de l'entraîneur Laurent Roussey.
NICE et MARSEILLE s'accrochent
Solidement ancré à sa quatrième place, Nice a signé à Rennes (1-1) son douzième match consécutif sans revers en L1. Bien que dominés dans l'ensemble, les Aiglons ont pu s'appuyer sur un Hugo Lloris une nouvelle fois impeccable pour assurer l'essentiel. A l'ouverture du score de Jimmy Briand (50e), qui n'avait plus trouvé le chemin des filets en Championnat depuis plus de trois mois, les protégés d'Antonetti ont répondu deux minutes plus tard par Modeste, auteur de son premier but en L1. Nice reste à un point du podium et de Nancy, accroché par Marseille (1-1). Les Lorrains, qui n'ont plus gagné depuis deux mois en L1, ont eu beau dominer face à une équipe marseillaise bien timide, ils n'ont pas su réussir le break après le but opportuniste de Brison (47e). L'OM s'est alors reposé sur le talent pur de Samir Nasri pour arracher une égalisation longtemps inéspérée en toute fin de match (87e). Après avoir donné la leçon à Nancy et Lyon (3-0 à chaque fois), Lens a confirmé son réveil en allant infliger à son voisin valenciennois sa première défaite de la saison à domicile (2-1). Un troisième succès consécutif, Coupe de la Ligue comprise, qui permet aux hommes de JPP de sortir de la zone rouge. Menés au score suite à une superbe inspiration de Steve Savidan, d'un astucieux pointu dans un angle excentré (33e), les Artésiens ont égalisé juste avant la pause par Hilton avant de faire la différence au retour des vestiaires. Le jeune Monnet-Paquet, qui a pris la place de Pieroni, a alors enfilé le costume du héros en provoquant d'abord l'expulsion de Rippert (57e), avant de donner l'avantage aux siens en ajustant Penneteau à l'entrée de la surface, après un service parfait de Monterrubio (63e). Si Lens respire, Valenciennes, en revanche, en est à cinq revers en six matches, toutes compétitions confondues.
PARIS confirme au Parc, CAEN accroché
Ce Paris-SG est décidément surprenant. Après une première partie de saison impeccable à l'extérieur mais sans la moindre victoire au Parc des princes, l'équipe de la capitale a démarré l'année en inversant totalement les rôles. Battue à Lorient (0-1), elle en est à deux succès en autant de matches dans son jardin. Après Lens (0-3), c'est Metz qui est reparti avec le même tarif (0-3). Luyindula a ouvert la marque avant que Rothen n'envoie un missile de trente mètres en pleine lucarne. Diané, l'homme en forme, a ensuite clôturé la marque. Caen, remonté à la sixième place au prix d'une incroyable série, n'a pu faire mieux que match nul face à Auxerre (0-0). Un résultat au final assez logique entre deux équipes qui ont eu leur chance mais n'ont pas su la saisir. Les Normands restent toutefois à trois points du podium mais voient Monaco, difficile vainqueur de Sochaux (1-0), leur passer devant, à la 5e place, à la différence de buts. Les hommes de Ricardo ont fait la différence sur le tard grâce à Piquionne (79e). Après un début de saison encourageant, Le Mans a enregistré à Lille (1-3), sa quatrième défaite de suite en L1. Le LOSC en profite pour prendre un peu d'air en bas de classement, où Auxerre fait désormais partie des relégables, juste derrière Toulouse, transparent à Strasbourg (0-2). Les Alsaciens ont dignement fêté leur 2000e match parmi l'élite.
Paris-Lyon-Marseille, quelle fin pour ce mercato étonnant ?
Nous sommes déjà à J-6 de la clôture du mercato (pour rappel, le jeudi 31 janvier à minuit). Ces trois premières semaines auront été pour les clubs de Ligue 1 riches en transferts, prêts, contacts, hypothèses et autres pistes particulièrement attisés cette année par le départ à la Coupe d’Afrique des Nations d’une importante colonie de joueurs-clef du Championnat de France (en Ligue 1, ils sont 43 à avoir rejoint les sélections de leurs pays).
Le début de saison bancal des grosses écuries telles l’Olympique de Marseille, le Paris Saint-Germain ou le RC Lens ainsi qu’un recrutement estival contesté et les problèmes de blessures rencontrés par l’Olympique Lyonnais ont donné un coup de fouet à ce marché étonnant. Revue d’effectif.
Un calme parisien
Ne dit-on pas « méfiez-vous de l’eau qui dort » ? Si tel est le cas, le Paris Saint-Germain pourrait donc faire plus de bruit que prévu à moins d’une semaine de la fin de ce mercato. Mais pour le moment, ça n’en prend pas le chemin. Fred, Tiago et Gouffran ne sont pas venus et Ziani a été déclaré intransférable cet hiver. Paris n’arrive toujours pas à trouver son buteur et son milieu et bien malin est celui qui peut prédire le nom de la prochaine recrue parisienne.
Pour le moment, le PSG s’est donc davantage distingué du côté des départs à l’image de Pierre-Alain Frau, qui s’est engagé à Lille, et de Marcelo Gallardo, parti en MLS. Seul le Havrais Guillaume Hoarau est venu grossir les rangs parisiens même s’il est immédiatement reparti en Normandie sous forme de prêt. L’attaquant tant attendu est donc bel et bien arrivé mais ne jouera pas la deuxième partie de saison avec son nouveau club.
À moins d’une semaine de la clôture du marché des transferts, les Rouge et Bleu pourraient se rabattre sur des seconds couteaux dont les noms ne font pas forcément l’unanimité dans la cellule de recrutement. C’est le cas des Croates Krasic (CSKA Moscou) et Rukavina (Hadjuk Split) (voir l’article) mais Paris ne semble pas très chaud à l’idée de débourser plus de 15 M€ pour ces deux joueurs méconnus. De plus, le club de la capitale aimerait ne pas revivre l’épisode Semak. Recruté au CSKA, le Russe était passé totalement inaperçu en France.
Soucieux de ne pas vouloir dépenser bêtement leur enveloppe hivernale, les décideurs du club pourraient néanmoins tenter des pistes plus audacieuses et inattendues comme celles menant à Florent Sinama-Pongolle (Recreativo Huelva, voir l’article) et à Angulo (Valence, voir l’article). Si Paris est prêt à mettre environ 4 M€ sur la table pour l’ancien Havrais, les dirigeants de la formation ibérique sont bien décidés à en tirer au moins 6 M€. Enfin, concernant le Valencian, Alain Roche s’est renseigné dans son ancien club, mais nul ne sait si l’attaquant espagnol voudra quitter son pays.
Toutefois, si Paris venait à rester muet lors de ce mercato, il pourrait néanmoins avoir trouvé son renfort hivernal en la personne d’Amara Diané. Auteur d’un début d’année 2008 canon (5 buts en 4 matches), l’attaquant ivoirien pourrait être le renfort offensif tant espéré mais reste à savoir s’il saura faire preuve de régularité jusqu’à la fin de saison.
Le mercato hasardeux du chef de file lyonnais
Le marché estival des sextuples champions de France avait déjà été l’objet de nombreuses interrogations (Grosso, Keita, Bodmer, Cleber Anderson). Rebelote cet hiver avec les arrivées de César Delgado et Marc Crosas, et l’imbroglio Boumsong.
L’attaquant international argentin débarqué en France du méconnu club mexicain de Cruz Azul a connu des débuts difficiles. Titularisé lors de la déroute à Lens, il ne sera rentré que pour 23 minutes face à Lorient alors que Lyon menait déjà 1 à 0. Qu’en adviendra-t-il lors du retour de Kader Keita après la CAN ? Le constat est tout aussi troublant pour l’Espagnol. Recruté à la va-vite sous forme de prêt (six mois) en provenance de l’équipe réserve du FC Barcelone pour pallier le départ de Fabio Santos au Brésil, ses deux matchs n’auront pas été catastrophiques mais sa présence n’est qu’une solution à court terme.
La blessure de Cléber Anderson a quant à elle poussé Jean-Michel Aulas à faire un des plus beau coups du mercato en Ligue 1 : s’attacher les services de Jean-Alain Boumsong. Si tout était d’accord dès le week-end dernier avec le défenseur international bianconero, puis mardi avec la Juventus de Turin (voir l’article), les Transalpins ont finalement retourné leur veste le lendemain prétendant attendre de trouver son successeur avant d’officialiser la vente à l’OL. Il faut dire que la Juve fait face à de nombreux blessés en défense, et que "Bum-Bum" a fait un retour remarqué à l’entraînement et sur le terrain (but de l’égalisation face à l’Inter en coupe d’Italie pour ce qui devait être sn dernier match avec les coéquipiers de Gianluigi Buffon...). Mais ce couac dénote encore d’un problème latent chez les leaders de la Ligue 1 qui ne parviennent pas à finaliser sans heurt le moindre dossier.
L’issue du dossier reste incertaine. Ranieri souhaitera-t-il conserver Boumsong contre la volonté du joueur qui a la tête à Lyon ? La Juve trouvera-t-elle son successeur dans les prochains jours ? Car de leur côté, les dirigeants rhodaniens ne peuvent pas se permettre d’attendre et devront nécessairement recruter un nouveau défenseur. JMA est d’ailleurs déjà sur la piste du stoppeur (qui peut également monter milieu défensif) de Santander Ezequiel Garay (voir l’article). L’international albiceleste en coutera 15 millions soit 4 à 5 fois plus cher que le défenseur français. Autant dire que le dossier est loin d’être conclu, et que le mercato lyonnais sera palpitant jusqu’à jeudi minuit !
L’OM, fidèle à sa réputation, réserve-t-il une dernière surprise ?
L’Olympique de Marseille se sera une fois de plus imposé comme le grand animateur du mercato. Après une belle campagne l’été dernier qui n’a malheureusement pas porté ses fruits sur le terrain, les dirigeants phocéens auront bien préparé le terrain, investissant l’actualité dès les premières heures de l’ouverture du marché avec le Libournais Charles Kaboré. Par ailleurs, José Anigo était parti un mois auparavant en Argentine pour observer d’éventuelles recrues. Il en ramena dans ses bagages le latéral de Boca Juniors Juan Angel Krupoviesa. Gautier Kanga Akale compléta ce début de mois agité. Depuis, rien de concret à l’horizon. Si le dossier du Caennais Elliot Grandin (voir l’article) n’a pas encore évolué, les supporters marseillais attendent que leurs dirigeants honorent leur promesse de la venue du "gros poisson" en attaque.
Pape Diouf l’avait promis, mais à six jours de la clôture personne n’est en mesure de confirmer quoi que ce soit. Les noms de Bobo (Besiktas, voir l’article) et Vagner Love (CSKA Moscou, voir l’article) ont bien été évoqués, mais leur venue bloque sur l’aspect financier. La renaissance de Djibril Cissé (qui reste à confirmer voir l’article) pourrait également freiner les argeurs de la direction qui doit désormais s’attacher à faire murir ce groupe pour terminer la saison sur les chapeaux de roue et préparer enfin la prochaine saison sous les meilleurs auspices.
Si le mois de janvier semble donc parti pour le statu quo, comment ne pas envisager la recrue de dernière minute. D’ici jeudi l’OM pourra peut-être ferrer son gros poisson, tout sera alors permis pour la suite du championnat et pour des exploits en coupe d’Europe.
OM : Grandin, un pari risqué ?
Elliot Grandin s’est engagé hier avec l’Olympique de Marseille pour les trois saisons et demi à venir. Retour sur un transfert controversé.
L’Olympique de Marseille comptait sur le mercato d’hiver 2008 pour compenser les départs à la CAN et les faiblesses entrevues pendant la première partie de saison. Charles Kaboré (19 ans), Juan Angel Krupoviesa (28 ans) et Gautier Kanga Akalé (26 ans) sont ainsi venus renforcer l’effectif olympien.
Un recrutement contrarié
Les dirigeants phocéens souhaitaient également enrôler un « grand attaquant » pour atténuer les effets négatifs de l’absence de Mamadou Niang (28 ans), l’international sénégalais s’étant montré indispensable lors de six premiers mois de la saison (10 buts en 17 rencontres de L1). Toutefois, sa participation à la CAN a relancé l’international français Djibril Cissé (26 ans, 8 buts en 21 rencontres en L1 cette saison). Replacé seul en pointe, l’ancien Auxerrois sort d’un mois de janvier 2008 des plus brillants (7 buts toutes compétitions confondues).
Ce retour en grâce perturbe les plans de la cellule de recrutement. En effet, on voit mal Cissé accepter avec le sourire la venue d’un buteur d’envergure internationale après ses performances récentes. Les décideurs marseillais ont donc décidé de se reporter sur une piste moins clinquante.
L’heureux élu est donc Elliot Grandin (20 ans). Formé au Stade Malherbe de Caen, cet international espoir est très talentueux. Vif, technique et polyvalent (il est capable d’évoluer en pointe ou à droite), il est l’une des plus belles réussites de la formation caennaise après les Bernard Mendy, Mathieu Bodmer, Ronald Zubar et Yoan Gouffran. Grand espoir du club normand et du football français, Grandin présente des caractéristiques pouvant séduire l’Olympique de Marseille.
Sa frappe de balle, sa percussion et sa faculté à se mettre rapidement dans le sens du but devraient enchanter le Stade Vélodrome. De plus, le jeune homme ne fera pas d’ombre à un Cissé retrouvé. Il ne rechignera pas à être utilisé comme joker de luxe et sa possible mise en concurrence avec Karim Ziani (26 ans) pourrait réveiller le talent endormi de l’international algérien.
Un pari risqué
Si ses qualités naturelles sont indéniables, l’arrivée de Grandin à Marseille en surprend plus d’un. Ses anciens dirigeants ne sont d’ailleurs pas tendres avec le joueur. « Je peux vous dire qu’il s’est agi d’une très grande surprise pour moi. Cette surprise s’est d’ailleurs affirmée quand j’ai vu que les dirigeants marseillais s’acharnaient pour l’acquérir », a déclaré le président caennais Jean-François Fortin au Figaro. Aussi, il paraît étrange que l’OM tienne absolument à recruter un joueur qui n’est que remplaçant à Caen (12 apparitions en L1 cette saison)...
Son comportement professionnel a également été remis en question. « C’est un garçon pétri de qualités mais le problème avec lui, c’est qu’il ne comprend pas ce qu’on lui dit. Quand on lui dit qu’il va être titulaire et que la veille il est en boîte de nuit, par exemple... », a confié Dumas à La Provence.
Enfin, sa forte personnalité pourrait faire des vagues sur la Canebière. Après les déclarations de son ex-entraîneur, Grandin a répondu avec virulence dans les colonnes du même quotidien marseillais. « Il faut être faible pour parler comme ça dans le dos des gens, poursuit le jeune attaquant. En fait, il est frustré de voir que j’ai finalement choisi l’OM. C’est pitoyable d’entendre un homme de cet âge, avec la carrière qui a été la sienne, agir de la sorte. Ce n’est pas intelligent ».
Ce divorce en eau de boudin entre le joueur et son club formateur pose la question du bien fondé de l’arrivée d’Elliot Grandin à Marseille et de la plus value qu’il apportera au sein de l’effectif phocéen. L’avenir nous le dira.