Des graphismes excellents même si l’on remarque que le retard de la commercialisation a commencé à leur donner un coup de vieux. La modélisation des bolides est parfaite, ce qui est appréciable quand on sait que 42 voitures ont entièrement été modélisées à partir de la réalité. Les décors sont assez dépouillés mais ils représentent parfaitement la réalité, un circuit automobile étant rarement intégré dans une ville ou une forêt. 38 circuits ont ainsi été passé au peigne fin pour donner un réalisme impressionnant. Le son est également assez extraordinaire ! Chaque véhicule possède son propre vombrissement et lorsqu’on entend ces crissements de pneus suivis des bruits de tôles froissées et de verre brisé, on se croirait place de l’Etoile à Paris !
Au niveau du gameplay, le jeu s’avère largement plus arcade que les versions précédentes, même si on peut toujours modifier différents paramètres sur son bolide ( ce qui est parfois indispensable pour certains véhicules). Il devient rare de partir en tête à queue et certaines sorties de routes ne sont pas du tout désavantageuses. Néanmoins le freinage reste un élément impératif qu’il faut savoir maîtriser si l’on veut rester dans le groupe de tête. Car désormais on ne finit plus les courses avec une minute d’avance ! L’IA est très agressive et la difficulté accrue si bien qu’il devient extrêmement difficile de terminer en tête à chaque course. Cette nouveauté apporte son lot de plaisir et de fun car les courses sont désormais très disputées et les contacts récurrents. Or la gestion des collisions atteint un réalisme jamais vu pour un jeu automobile sur PC. Les phénomènes d’aspiration sont bien gérés ce qui accroît les regroupements et rendent les lignes droites aussi plaisantes que les courbes. Le caractère simulation a légèrement disparu mais c’est au profit du fun, si bien que mêmes les fans s’y retrouvent.
Le point noir du jeu se situe au niveau des commandes. Comme dans la démo, les rotations du volant sont en tout ou rien si l’on joue au clavier ou avec un gamepad, ce qui donne une impression de zigzag très désagréable. Ce caractère s’atténue selon les voitures ( l’alfa roméo étant ayant la conduite la plus agréable). Heureusement le volant à retour de force est très bien géré si on le met en mode arcade. Son contrôle est plus délicat mais il devient vite un outil incontournable pour toute personne qui veut se faire plaisir.
TOCA race Driver s’avère donc toujours la référence en matière de simulation automobile sur PC, ce genre étant notamment assez pauvre en titres. Il reste un investissement incontournable pour tous les fans et pour ceux qui souhaitent découvrir les plaisirs d’un pilotage sur piste fermée.