Voilà ma vision des choses…
Vivre au jour le jour, ne pas être heureux, c´est ce qu´il y´a de plus vrai. Parce que, faut dire les choses comme elles sont, notre réalitée est moche, la plupart des gens sont cons et même si ils ne le sont pas c´est pas pour autant que c´est intéressant de les connaitre. Avoir un boulot, en géneral ça ne nous intéresse pas et ça ne nous sert qu´à vivre, et vivre ne nous sert fichtrement à rien. Même avoir une copine, ce n´est pas grand chose, parce que si vous avez vraiment une vision réaliste des choses, vous vous rendrez compte que la symbiose des âmes ça n´existe pas. Après, c´est sur, on peut prendre son pied sur un bon coup, mais c´est un plaisir assez égoïste. Au final, à mon avis, on est toujours seul…
Maintenant, il y´a une autre façon de vivre: parler aux gens, s´ouvrir, s´amuser. Les gens seront toujours aussi cons, les choses seront toujours aussi moches, mais le plaisir et le bien-être que vous sentirez, lui, sera bien réel. Toujours seul, oui, mais heureux au moins, du moi physiquement. Oui c´est le mot. Et puis, sur le coup, quand tu rigole de bon coeur, tu oublie ta vision réaliste pendant aux moins une demi-seconde, ton corps se marre, ça fait du bien, tu te pose pas de question.
Samedi j´ai eu une journée trés open: j´ai vu 6 potes l´aprèm´, et le soir petite soirée alcool à 4. On est allé dehors et un type qu´aucun de nous ne connaissez est venu nous voir et nous a parlé. Il est partit et revenu après, et on a fait un bout de chemin ensemble. Un peu plus loin [il est une heure du mat´] on rencontre 3 autres gadjos qu´on connait pas, bah on partage nos bouteilles, on discute un bon moment, jusqu´à ce qu´ils s´en aillent. J´ai pris les choses à la légere [bien que pas assez, note pour plus tard] et je me suis sincèrement amusé. Quelle moralitée est à en tiré, en fait? Je ne sais plus trop… Disons que les gens peuvent être ouverts et tous s´entendre. Même si, c´est vrai, on avait pas mal d´alcool dans le sang… Hum, je me suis un peu égaré.
Donc, cette vision se raproche un peu de la première: c´est un même état d´ésprit mais un autre état physique, au final on est bien dans sa peau. Jouez les hypocrites s´il le faut, lancez des discussions à partir de trucs complètement con, tout le monde s´en fout.
Tout ça n´est en grande partie que de la théorie, malheureusement, mais je le pense sérieusement et puis j´ai assez d´experience personnel pour le déduire…
Mais il reste un troisième état d´ésprit, le plus utopique, bien que je le pense quand même possible. Les gens biens, trés biens, dignes de toute notre confiance sont trés rares. Mais j´ai la conviction qu´ils existent. J´en connaitrait peut-être que un, deux ou trois dans ma vie, mais ils suffiront à lui donner un sens. Je suis sur que quelques personnes sur terre peuvent réhausser ma vision du genre humain. Dans le tas, une petite amie, peut-être, ce serait la plus grande récompense que la nature pourrait me faire. Bien que je n´espere pas trop. Avec ces personnes là, je pourrais enfin m´ouvrir, elles me connaitront autant que je me connais et je les connaitrai autant qu´elles me connaissent. Peut-être même sont elles bien plus nombreuses que je le pense. Ca fait un peu branleur comme réflexion, non? Un peu d´éspoir dans un océan de désillusion… Pour ce qui est du travail, j´en pense de même. Il doit bien exister un putain de travail, une putain de maison sur terre où je me sentirai parfaitement à l´aise et ce toute ma vie. Je suis sur que si je cherche bien, je pourrai trouver en un travail une véritable passion… C´est important, après tout, le travail.
Petit pavé pour les amateurs de lecture. En ce moment je serais plutot dans le second état d´ésprit.