Fabe
Be-fa dans la place alias l'Impertinent
Marche ou crève y'a pas de trève et ça continue
Le film de la vie, là où l'acteur est un inconnu
Un type qui passe efface, hélas un gosse innocent
Une justice qui glisse comme le vice sur nos enfants
Plantant d'autres enfants prenant du bon temps
Distancé, jamais à temps, d'ici gars j'entends des sirènes
pas celles de la Seine La police, coulisses du vice, délices du délit
Du préjudice, des gars qui courent des complices, fils
Des cons tout cours qui font tout pour qu'ici la vie ici ce soit
Chacun pour soi et Dieu pour tous
Rac-chi, pourquoi tu tousses ?
C'est toi qui pousse mes frères à bout j'arrive à la rescousse
Pousse-toi de là, je fais mes affaires c'est dur à faire
Par là et j'parle à mes scarla
Ce que j'ai à faire sur la terre frère c'est la guerre aux stéréotypes
J'flaire pas, mon but c'est de pas rester terre-par
Là je fais ce que je peux avec ce que j'ai
Donc de plus en plus je rate mes bus
Mais pas ma vie quand je donne mon avis
J'modère mes envies, j'avise et toujours en quête de réalité
Comme E.A.S.T. l'a été, paix
Shurik'n
Il est déjà à la fenêtre quand le réveil sonne
Il regarde la cour mais il n'y a encore personne
Pourtant dans quelques heures, le silence ne règnera plus
Beaucoup de jeunes viendront y passer une journée de plus
Vaincus par l'oisiveté ou las d'aller pointer
Pour rien certains iront dealer
Devant les plus jeunes émerveillés par tant de billets
Le genre de gâteaux qu'ils se languissent de goûter
Déjà résignés à suivre le chemin qui leur est tracé
Ils ne pensent même pas à lutter
La vie est un film où tout le monde a un rôle à jouer
Le problème, c'est qu'il y a trop de séries B
Trop de seconds rôles croulant sous le poids du premier
Trop de modèle sur lequel ils vont calquer
De leur démarche jusqu'à leur manière d'être
Ainsi ils ont l'impression d'ouvrir une fenêtre
Quelle est leur motivation première, je n'en sais rien
Peut-être aiment-ils vivre le purgatoire au quotidien
D'un regard extérieur il se dit, c'est pas de leur faute
Cette fois, il a raison, l'enfer c'est les autres...
