Plusieurs figures du football français (Saccomano, Thiriez, Lizarazu, Esacalettes, Laporte, Denisot) ont tenu à rendre hommages à Thierry Gilardi, décédé mardi.
Eugènes Saccomano (journaliste sur RTL et sur LCI)
« C’est terrible pour nous, c’est un ami de longue date. C’était un type chouette Thierry. Ca m’a bouleversé quand j’ai appris cela. (…) On s’était rapproché récemment puisqu’il avait accepté de venir refaire le match avec nous. Il avait tout pour lui Thierry, c’était un type formidable professionnellement et humainement. On dit toujours cela de ceux qui s’en vont, mais là c’était vrai. Je ne l’ai jamais entendu « tailler » un confrère et il était surtout toujours souriant. Il avait un rire et un sourire souvent éblouissants. »
Franck Sauzée (consultant sur Canal+ et RTL)
« Je suis sous le choc, je suis très touché. C'était quelqu'un d'extremement passionné, profondément attachant, qui vivait ce métier de journaliste sportif et de commentateur de la plus belle des façons. Il avait toujours un mot gentil, un acceuil extraordinaire. (…) on perd tous un ami et quelqu'un qui aimait profondément le football. »
Jacques Vendroux (directeur des Sports de Radio France)
« C'est effectivement effroyable. Thierry c'était quelqu'un qui aimait la vie, qui aimait son métier, rire (…) Aujourd'hui on est anéantis, on est foudroyés, on est épouventablement tristes. On pense évidemment à sa famille, à ses enfants. (…) c'était quelqu'un qui avait de l'humour, c'était un chambreur, il aimait rire. Il était quelqu'un qui était un compagnon merveilleux. »
Jean-Claude Dassier (directeur général de LCI)
« C'est terrible. 49 ans… On a tous du mal à se remettre d'une nouvelle aussi brutale. C'était un travailleur, il travaillait trop à la limite, c'était de très loin le meilleur commentateur de football. (…) un boulimique de travail, j'espère que ce n'est pas ça qui l'a tué mais je me le demande, tout de même. C'était un grand professionnel très angoissé, toujours d'une grande méticulosité. En sport, il savait tout. Il avait un talent extraordinaire. (…) »
Roberto Namias (directeur de l'information de TF1)
« Ce que je retiens de Thierry, c'est d'abord une incroyable gentillesse, une générosité. Il était toujours partant. Travailleur, mais il donnait l'impression que ce n'était que du plaisir. (…) c'était quelqu'un qui allait vers les autres en permanence. Quand il commentait un match, il le commentait pour parler aux autres, et finalement il a commenté des matchs ou il y avait 15 ou 18 millions de français qui l'écoutaient, et bien il allait vers ces 15 ou 18 millions de français. Gilardi, c'était quelqu'un qui ouvrait ses bras en permanence. »
Frédéric Thiriez (président de la Ligue de football professionnel)
« Je suis bouleversé. C'était un très grand professionnel et un être humain d'une très grande qualité et intégrité. C'était devenu un ami. Tous ceux qui aiment le football sont aujourd'hui en deuil et s'inclinent devant sa famille et ses amis. »
Pascal Praud (directeur général délégué du FC Nantes)
« Je suis bouleversé parce que c'est un bon camarade, (…). C'est vraiment quelqu’un d'agréable et de convivial dans le travail (…). En même temps c'est un grand professionnel, sans doute le meilleur de sa génération. (…) c'était le commentateur d'aujourd'hui du football et du rugby. Il avait une connaissance du sport encyclopédique (…). C'était quelqu'un de présent, de gentil. Ce soir, je pense à sa femme et à ses enfants. (…) on sait peu dire de choses sinon de saluer sa mémoire et son talent, un grand talent, et sa gentillesse. »
Jean-Pierre Escalettes (président de la FFF)
« Je tiens tout particulièrement, au nom de la Fédération française de football ainsi que celui de toute la famille du football français, à exprimer notre profonde tristesse suite à la disparition de Thierry Gilardi. Le monde du sport français et celui des médias viennent de perdre, cet après-midi, une personnalité qui, aux yeux de tous, incarnait la passion et le professionnalisme. En mon nom et celui de la FFF, je transmets mes plus sincères condoléances à sa famille et ses amis. »
Michel Denisot (ancien directeur des sports de Canal+)
« On est tous dans le même état ce soir (Ndlr : mardi). Thierry, c'est quelqu'un qui avait un appétit de vie, un appétit professionnel jamais rassasié. Il avait toujours beaucoup d'exigences. Il avait un côté insatisafait et c'était uniquement pour faire avancer notre travail, le traitement journalistique à la télévision. Il représentait beaucoup pour nous tous. Il s'emportait beaucoup, mais uniquement pour faire avancer les choses. Il était à la fois joueur et entraîneur. »
Bernard Laporte (secrétaire d'Etat aux sports, ancien sélectionneur de l'équipe de France de rugby)
« C'était la voix du foot et la voix du rugby, un journaliste et un homme extraordinaire, qui avait beaucoup d'humilité. C'est en sa qualité de vice-président du Stade Français que je l'ai connu. C'est une nouvelle terrible pour le sport en général. Je retiendrai surtout que c'était un homme extraordinaire. Un homme généreux, gentil, qui avait une très forte humanité et quelqu'un de passionnant. »
Thierry Roland (commentateur sportif sur M6 )
« Thierry, je le connaissais depuis plus de 30 ans. Je l'avais connu à ses débuts à France Inter. C'était un garçon très attachant, toujours souriant, la joie de vivre personnifiée. Je crois que c'est l'image qu'il faut garder de lui, l'image d'un grand sourire, d'un grand éclat de rire. C'était un mec en or, vraiment. Je ne pense pas qu'il y aura quelqu'un pour dire le contraire. 49 ans, c'est tellement jeune. »
Bertrand Delanoë (maire de Paris)
« J'apprends avec une immense émotion le décès brutal de Thierry Gilardi, brillant journaliste, amoureux du sport dont il a servi la cause et les valeurs. Il laissera la trace d'un homme de passion et de fidélité. Dans ce moment si triste, je veux assurer sa famille et ses proches de toute ma solidarité et de mon affection. »
Bixente Lizarazu (champion du monde 1998)
« C'est un choc, qui nous remet à notre condition de « pas grand-chose ». Que dire? (…) pour moi c'était un grand professionnel, c'était en effet la voix du foot, et il est devenu la voix du rugby. Le genre de journaliste qu'on aime cotoyer, qu'on aime entendre commenter, qui avait du respect pour les joueurs, qui aimait les sports qu'il commentait. Evidemment je pense à sa famille, c'est vrai que c'est choquant de se dire que quelqu'un qui est dans la force de l'age nous quitte comme ça. C'était quelqu'un de passionné qui a fait du bien à notre sport. »
Max Guazzini (président du Stade Français rugby)
« Thierry Gilardi nous avait rejoints il y a 7 ou 8 ans. Il était notre vice-président. C'était quelqu'un de bien, passionné, profondément droit et gentil. Il avait des convictions et un savoir-faire. Il assistait à tous nos matches et, parfois, il représentait le club en déplacement. Je discutais souvent avec lui sur les questions de recrutement, car il avait un avis pertinent. C'était une figure du monde du sport. »
Propos recueillis sur RTL, LCI et l’AFP
