Quand j’entends ton appel, tapi dans mes broussailles
Je ne puis m’empêcher d’approcher, Ô ma Déesse
J’entre dans ton temple et t’implore avec tendresse
Et me redresse fier de ma majestueuse taille
Quand ils me voient ressortir aussitôt de ton logis
Mes acolytes, curieux, m’interrogent : « D’où viens-tu ?
Que faisais-tu, cher frère, en ce lieu sombre et inconnu
Dont la chaleur et la moiteur sont loués par tant d’amis. »
Mais à peine t’ais-je quitté, déjà je suis de retour
En un éternel va-et-vient, ma tête lourde frappe le mur
De ta caverne aux parois humides, douce alcôve obscure
Puis reviens à la lumière, fiévreuse et emplie d’amour
Quand je sens le moment tant attendu finalement arrivé
Reviens une ultime fois à toi, les bras chargés de présents
Pose l’offrande à tes pieds au terme de ce tendre moment
Et t’abandonne frémissante à l’heure où repose le guerrier