Tu compte faire combien de chapitre?
Chapitre 37
Les trois prisonniers couraient autour de l’immense château de la reine Alécia. A peine avaient-ils fini le premier tour qu’ils n’en pouvaient plus. A la fin du deuxième, tous enlevèrent leur chemise : ils n’en pouvaient plus. C’était la première fois que Krosia courait autant. Surtout que le garde les avait rappelé, après qu’ils ai commencé, pour leur dire qu’il y avait une limite de temps : 15 minutes. Soit cinq minutes par tour, ce qui leur semblait infaisable. Mais ils persévéraient, et donc ils finirent le premier tour en seulement 4 minutes. Mais le fait d’avoir été trop vite les avait fatigué. Ainsi, ils avaient fini le deuxième tour en 6 minutes.
« Ah, je n’ai plus de souffle ! Et… il ne reste que cinq minutes ! ... » gémissait Hargorn.
« Ah… ah… ne t’en fais pas ! On va … ah… y arriver ! » bafouillait son chef, Askar, tout aussi essoufflé que son élève.
Grâce à l’entraînement intensif que lui avait donné son père, Krosia avait plus d’endurance qu’eux. Il avait donc une bonne marge d’avance.
Après 11 minutes de course, Krosia aperçut la ligne d’arrivée. Il accéléra la cadence.
Satisfait de son temps, Krosia passa la ligne qu’avait tracé le garde.
« Bien ! Tu as réussis en seulement 12 minutes ! Félicitations ! »
Krosia, ruisselant de sueur, le souffle presque coupé par la fatigue, ne pu répondre.
< Je me demande ce que fais Aurion… Où est-il ? Est-ce qu’il serait partit à la recherche de l’archer sans moi ? Non, je ne pense pas… Mais que fait-il alors ? > pensait-il.
Il s´installa sur l’herbe, attendant que ses amis arrivent.
« Ah, mais qu’est-ce qu’ils foutent ? Il ne reste plus que 20 secondes ! »
Enfin, Krosia les aperçut, au loin. Mais il leur était certainement impossible d’arriver à temps.
« C’est dommage pour eux, il ne reste plus que 5 secondes ! 3, 2, 1… STOP ! » cria-t-il.
Les deux « athlètes » s’arrêtèrent, déçus. On entendit Askar pousser des jurons. Ils revinrent en marchant, rouges de colère.
« Ah, si près du but ! Une minute de plus et c’était bon ! Saleté de course ! » lança Askar, assez fort pour que le garde entende.
« Tes plaintes ne changeront rien. Vous avez tous les deux loupé, vous savez ce qui vous attend ! »
« Heu, qu’est-ce qui nous attend ? » demanda Hargorn.
« Ha, ha, ha ! Mais des corvées, bien sûr ! » ricana le garde.
Puis ils retournèrent tous à l’intérieur du château, accompagné des plaintes d’Askar.
« Bon, je dois trouver quelqu’un qui sait où se trouvent les terres de l’Empire. »
Aurion avait posé la question à plus de vingt personnes, mais aucune réponse. Personne ne semblait savoir quoique ce soit à ce sujet. Ou bien avaient-ils peur d’en parler. Peur d’ensuite se faire arrêter puis exécuter. Mais Aurion ne renoncerait pas, il devait sauver Krosia et les autres.
Au coin d’une rue, il vit une petite maison. Elle portait une enseigne, où était gravé le dessin d’un couteau tranchant les cordes d’une bourse d’or.
Il entra.
L’atmosphère à l’intérieur était tout le contraire de l’extérieur. Personne ne parlait, ou du moins, parlait bas. Il n’y avait quasiment que des hommes, tous habillés sombrement, portant une fine dague à leur ceinture. L’endroit lui-même était sombre. Seules quelques torches venaient l’éclairer. Et quand Aurion entra, tout le monde jeta un rapide coup d’œil dans sa direction, puis se remit à parler.
Aurion fut surpris de sentir une main se poser sur son épaule. Il sursauta. Puis il se tourna vers l’inconnu. C’était un homme tout aussi sombre que les autres, si ce n’est plus.
« Qu’est-ce que tu fais ici, petit ? »
« Heu… je voudrais savoir où sont les terres de l’Empire. »
L’homme le regarda d’une drôle de façon.
« Les terres impériales ? Pourquoi veux-tu savoir ça ? »
« C’est… personnel. »
« Il faut payer pour une info. C’est la première règle de la Guilde des Voleurs. »
« Waouh ! La Guilde des Voleurs ! Trop classe ! »
« C’est 300 po pour l’info. »
« Quoi ? ! Mais j’ai pas assez ! »
« Alors tant pis. » dit-il en s’éloignant.
Aurion, pensant que cet homme était sa seule chance de retrouver Krosia, se mit à réfléchir afin d’obtenir cette information. Il eu une idée.
« Attendez ! » cria-t-il en courant vers le voleur.
« Quoi encore ? »
« Heu, j’ai pensé… si vous êtes une guilde, vous devez avoir besoin de membres, non ? Alors moi, je pourrais vous aider et ensuite, vous me donnez l’info ! C’est bien comme marché, non ? »
« Certainement pas. Nous confions nos missions à des pros. Tu n’es pas de taille. »
« Mais… je suis un pro, moi ! »
« Ha ha ha ! Je suis sûr que tu ne sais même pas crocheter une serrure ! Alors, s’il te plaît, arrête. »
Puis il s’éloigna de nouveau.
Aurion, pensant qu’il ne servait à rien d’insister, fit mine de s’en aller. Il ouvrit la porte et sortit.
Dehors, il longea le mur de la guilde, cherchant une fenêtre ouverte. Et, par chance, il en trouva une légèrement entrouverte. Certainement à cause de la canicule. Il se pencha juste en dessous et écouta.
« Bon, il avance, notre plan ? » demanda un homme.
D’après la voix, il s’agissait obligatoirement du voleur qu’il avait rencontré. Puis d’autres voix inconnues arrivèrent.
« Oui, il ne manque plus qu’un élément. Un seul, et l’équipe sera au complet. Nous sommes déjà six. Nous avons réussis à trouver un acrobate, un serrurier, moi qui me charge de la surveillance de la première porte, l’artificier, toi qui est le chef de l’opération et le dernier, c’est le cavalier. »
« Ah oui, pour le transport. »
« Ouais, mais on ne trouve pas le dernier. »
« De quoi a-t-on besoin comme dernier élément ? »
« Les lieux de l’opération sont extrêmement sombres. On y voit pas à plus de cinq mètres ! »
« La lumière. »
« Hein ? »
« Il nous faut quelqu’un qui contrôle la lumière ! Des torches enflammées, ça ne suffira pas ! Il nous faut un gars qui contrôle la lumière ! »
« Oui, mais ils sont assez rares. Il ne doit pas en avoir plus de dix dans tous Terza. »
« Peut-être même moins. »
Et dehors, écoutant, un large sourire apparaissait sur le visage d’Aurion.
< C’est vraiment mon jour de chance ! ... > pensa-t-il.
Et, durant toute l’après-midi, il réfléchit au problème : comment leur montrer ma lumière sans qu’ils sachent que je les ai espionné ?
< Je sais ! >
Et, ayant une idée derrière la tête, il attendit la tombée de la nuit.
[…]
Là, assit près de la porte d’entrée de la guilde, Aurion faisait semblant de lire un livre, caché sous un drap. Il ne pouvait donc pas voir ce qui se passait autour de lui.
Soudain, il entendit le bruit de la porte qui s’ouvrait. Suivi des bruits de pas des voleurs qui rentraient chez eux après une journée de travail. Il entendit le bruit de pas qui s’arrêtaient. Le drap sous lequel il était caché se souleva d’un coup.
« Encore toi ? » ricana le voleur. « Que fais-tu, dehors, à cette heure ? »
« Je lis. »
« Ha ha ! Et comment peux-tu lire sans lumière ? Tu invoques des lampadaires ? Ha ha ha ! »
« Laissez-moi lire s’il vous plait. »
Puis il fit jaillir de sa main un rayon de lumière, afin de pouvoir lire son livre.
« Waouh ! Pas mal ! » s’exclama le voleur. « Allez, venez les gars, on le laisse tranquille ! » dit-il en s’éloignant.
< Ah, ça n’a pas marché ! >
Un des voleurs continuait de regarder le rayon de lumière. Il retourna vers son chef. Mais Aurion ne pu entendre ce qu’il lui disait, le voleur chuchotait à l’oreille de l’autre. Puis le chef, d’un air surpris, regarda Aurion.
« Dis-moi, petit. Tu te sens capable d’éclairer toute la rue ? »
« Bien sûr ! » répondit-il. < Heureusement que j’me suis entraîné toute l’après-midi ! ... >
Il se concentra, pointa sa paume droite vers la rue. Un puissant rayon de lumière en jaillit, éclairant ainsi la rue.
« Waouh ! Impressionnant ! Et… tu penses pouvoir éclairer une grande salle sombre ? »
« Evidemment, si je peux éclairer une rue, c’est pas un problème ! »
« Hum, je vois. » dit-il calmement.
Les trois voleurs discutèrent entre eux. Finalement, le chef des voleurs se retourna.
« Bien. Si tu le veux toujours, nous voulons bien t’engager ! »
« Ouais ! !! » s’exclama Aurion, sentant qu’il se rapprochait de la libération de Krosia.
« Mais seulement pour une opération. Et si on réussit, je te donnerai l’info que tu veux ! »
« D’accord ! Et en quoi consiste cette opération ? Et quand va-t-elle se dérouler ? »
« Cette opération se déroulera demain soir, vers minuit. Quant à son but, c’est simple :
voler la Salle des Coffres de Terza. »
trop bien ![]()
Wouaw, Encore une fois, tu m´impressionne. Lâche pas la patate
![]()
Ah sa recommence a devenir interessant.. ![]()
Que je vous aime, mes lecteurs ! ^^
EXCELLENT CHAPITRE!!!!!!!!!!! ![]()
Super cool ton chapitre mec!Continue!
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Chapitre 38
« Yaaaaa ! » bâilla Aurion.
Malgré les rideaux, la lumière du soleil l’avait réveillé. Il trouva un petit bout de papier sur sa table de chevet.
« Rassemblement général à midi.
Signé : ton ami le voleur. »
Aurion enfoui le papier dans sa poche, s’habilla rapidement et sortit de l’auberge.
« Alors, t’as passé une bonne nuit, petit ? » s’exclama l’aubergiste.
Aurion acquiesça et s’en alla aussitôt. Dehors, il jeta un coup d’œil vers la grosse horloge. Il était 11h15.
< Encore trois quarts d’heure. Je vais m’entraîner dans la clairière que j’ai découvert hier. >
Il retourna donc dans la petite clairière afin de perfectionner sa magie.
Il avait choisi cet endroit car il y faisait particulièrement sombre. Le feuillage des arbres empêchait la lumière de passer. C’était donc un endroit parfait pour son entraînement.
« Bon, c’est partit ! »
Il pointa ses deux paumes dans des directions opposées, afin d’éclairer le maximum. Il n’avait jamais essayé avec les deux mains. C’est pourquoi il se concentra énormément.
La lumière qui jaillit de ses mains était tellement abondante qu’elle en devenait presque aveuglante. Toute la clairière était éclairée, pas un centimètre d’ombre. Et il continua ainsi.
Au loin, il entendit le clocher qui sonnait, avertissant qu’il était midi.
« Bon, c’est l’heure ! Je ne dois pas être en retard. »
Il n’avait pas vu l’heure passer. Il couru alors le plus vite qu’il pu.
De nouveau dans la ville, il regarda l’horloge. Presque cinq minutes de retard. Heureusement, la guilde des voleurs était proche.
Il y entra.
Là, six hommes, tous habillés de noir, l’attendait.
« Tu es en retard. Mais comme tu es nouveau, je laisse passer pour cette fois. Viens, mets-toi à côté d’eux, en ligne. »
Aurion obéit.
« Bien, nous sommes tous rassemblés. L’opération débutera à minuit. Je vais faire les présentations. D’abord moi. Je suis Tirving, chef de la guilde des voleurs. C’est moi qui vous guiderai durant l’opération. Ensuite, il y a Nog qui se charge de la surveillance de la porte. Lui, c’est Tyw, l’acrobate. Et lui, Fargun, l’artificier. Diuvo, le serrurier. Tarn, le cavalier. Et enfin, … »
« Aurion. »
« Hum, donc Aurion, c’est lui qui se chargera d’éclairer la salle, ainsi que les coffres. Maintenant que vous vous connaissez, je vais vous expliquer le but exact de l’opération. Vous savez certainement pourquoi moi, Tirving, j’ai créé cette guilde. C’est tout simplement parce que nous, les voleurs, ne sommes pas fortunés. Donc nous volons aux riches, et à personne d’autre. Et nous, avec nos réputations de brigand, on ne nous laisse pas placer notre or à la Salle des Coffres. La justice n’a qu’une pensée envers nous : « Voleur un jour, voleur toujours. » Et ça, vous voyez, ça commence à m’énerver. Et en faisant cette opération, nous leur montrerons notre colère. Un jour, c’est nous qui triompherons, et pas ces crétins de riches ! Peut-être qu’après ce coup-là, on nous prendra encore plus pour des voleurs, mais imaginez qu’ils ne nous prennent pas la main dans le sac, que pourront-ils avoir contre nous ? Rien. Ils ne pourront rien nous reprocher. C’est pourquoi il faudra faire extrêmement attention à ce que nous ferons. Bon, je vais vous expliquer comment nous allons procéder. Pendant que Nog surveillera la porte, nous, on entrera dans la Salle. Ensuite, grâce à la lumière d’Aurion, on se frayera un chemin jusqu’aux coffres. Certains d’eux sont difficiles à atteindre. Tyw s’en chargera. Et d’autres sont protégés par une lourde porte. Ca, c’est le boulot de Fargun. On ne volera pas les coffres non protégés. Car ceux-ci appartiennent certainement aux gens moyennement fortunés. Par contre, les coffres difficiles d’accès, ils sont certainement aux riches. Et c’est ça notre cible, compris ? »
« Compris, chef ! » acquiescèrent les six voleurs.
« Bien. Je reprends. Une fois l’or en poche, on se casse par la porte arrière, là où nous attendra Tarn. Ensuite, on file chercher Nog qui est devant et on rentre au repaire. C’est-à-dire ici. Bon, je crois que les explications sont terminées. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser. »
Il attendit quelques secondes.
« Pas de questions ? Parfait ! »
« Hum, si, moi j’en ai une ! Qu’est-ce qu’on fait s’il y a un garde qui fait des rondes de nuit à l’intérieur ? »
« Impossible, nous avons soigneusement inspecté la Salle pendant un long mois, nous avons bien fait gaffe aux déplacements des gardes. Il n’y en a que le jour, mais pas la nuit. »
« Mais la porte d’entrée sera fermée, non ? »
« Oui, et c’est le boulot de Diuvo. »
« Okay, plus de question ! »
« Alors c’est parfait, plus qu’à attendre l’heure. »
« Allez, plus vite que ça ! Hargorn et Askar, dix pompes de plus ! Pas que ça à faire, moi ! Krosia, c’est bien, maintenant tu me fais vingt pompes sur une main ! »
« Ah, ah, ah… Chef, arrêtez, on… on en peut plus ! ... Raaah… ! » gémissait Askar.
« Pas de plainte Askar, sinon c’est dix pompes supplémentaires ! »
« Mais on en est à au moins 500 pompes, là ! » râlait Hargorn.
« J’ai dis : pas de plainte ! C’est compris ? Et en plus vous n’avez pas fait 500 pompes, mais soixante, alors n’exagérez pas ! »
De son côté Krosia ne se plaignait pas : il savait que ça ne servait à rien de supplier Birg. Mais là, il commençait à en avoir marre.
« Krosia, c’est bien ! Tu continues avec vingt pompes sur l’autre main ! Et ensuite une petite série d’abdos ! »
« Petite, c’est vous qui le dites ! »
« Askar, dix pompes en plus. »
« Hé, c’est abusé là ! »
« Hargorn dix pompes de plus. Ca vous apprendra à râler. Et après le petit entraînement… »
« Et il dit « petit »… »
« Askar, dix de plus ! Donc, je disais, après le petit entraînement, on file au centre d’armes, vous allez en baver ! »
« Mais je suis chef d’une guilde de guerriers ! Les armes, ça me connaît ! »
« Pas de réflexion stupide, merci ! »
Et leur « petit » entraînement continua.
[…]
« Ca y est, c’est l’heure ! Les douze coups viennent de sonner ! » dit Tirving.
Up!
Re cool.
Woa c´est mon jour d´écriture, aujourd´hui !
Chapitre 39
Le petit groupe de voleurs marchait discrètement en direction de la Salle des Coffres.
« Nous y sommes. Nog, poste-toi là. Vous autre, suivez-moi. » chuchotait Tirving.
Nog se plaça à dix mètres de la porte, pour ne pas éveiller les soupçons. Tandis que les six autres voleurs se dirigeaient vers elle, Diuvo portant un outil de crochetage.
« Bon, Diuvo, tu sais ce qu’on attend de toi. »
« Pas de problème. »
Délicatement, il enfonça l’outil dans la serrure, puis le tourna jusqu’à ce qu’un petit « clic » se fit entendre.
« C’est bon, on peut entrer. » affirma le serrurier.
« Okay. Et rappelez-vous : faites attention à chaque pas que vous faites. »
Dans un léger grincement, la porte s’ouvrit.
Ils entrèrent.
Comme ils s’y attendaient, on ne voyait rien.
« A ton tour Aurion. »
« J’y vais. »
Il braqua ses deux bras de façon à éclairer le maximum de champ.
Il se concentra fortement, afin de ne pas décevoir ses compagnons.
D’un coup, la salle fut inondée de lumière. Mais le groupe fut encore plus étonné par la dizaine de gardes qui les attendaient là. L’un d’entre eux, certainement leur chef, s’avança.
« Emmenez-les, on va les rafraîchir en cellule. La reine Alécia adorera vous voir courir comme des chiens dans son arène. Ha ha ha ! J’espère que je pourrai y assister ! »
Les gardes derrière lui s’esclaffèrent.
Tirving ne trouvait pas les mots.
« Qu… quoi ? ! Mais… qui vous a avertit ! »
« Un de mes meilleurs espions. Un fidèle. »
Le chef se pencha pour parler à quelqu’un situé derrière Tirving.
« Merci de ton aide Nog ! Tu seras bien récompensé ! »
« Hé hé ! Mais c’était un jeu d’enfant de les faire tomber dans mon piège. »
« Ha ha ! Tu es vraiment le meilleur ! Encore merci ! »
Tous les voleurs se retournèrent vers Nog.
« Nog ! Ne me dis pas que tu as osé nous… nous vendre à ces pourritures ! Et pourquoi ? ! »
« Pour l’or Tirving, pour l’or. Je vais être bien récompensé pour ça ! Mais c’est grâce à vous ! Merci ! Ha ha ha ! »
« Espèce de salaud ! Enfoiré ! Je te tuerai, je te jure que je te tuerai ! » hurla Tirving.
« Mais oui, vas-y, dis ce que tu veux. De toutes façons, tu pourriras en prison ! »
Tirving était tellement énervé qu’il ne trouvait plus les mots. Et le reste du groupe non plus.
Ils se laissèrent faire lorsque les gardes s’emparaient d’eux. Cela ne servait à rien de riposter. Ces gardes étaient lourdement armés, et très bien protégés. Donc, ils furent emmenés dans un grand chariot et transportés vers le château de la reine Alécia.
« Les jeux de l’arène vont se dérouler dans cinq jours ! Dans cinq jours ! Des exécutions, des combats, et pleins d’autres choses ! Achetez vos tickets d’entrée, dépêchez-vous ! » criait le vendeur au guichet de l’arène.
La rumeur courait rapidement les rues, si bien qu’à la fin de la journée, tout le monde était au courant.
De son côté, Krosia attendait dans sa cellule, seul. Le garde ouvrit la porte.
« Comme tu t’es bien entraîné ces deux derniers jours, la reine t’accorde un jour de repos. Profites-en ! »
Krosia ne répondit. Et le garde le laissa seul.
< Un jour de repos ? Qu’est-ce que ça va changer à mon sort ? Je suis prédestiné à mourir bêtement dans cette arène. Je me demande ce que devient Aurion. >
« Couteaux ! Achetez mes beaux couteaux ! »
Cette voix interrompue les pensées de Krosia. Il se leva et regarda par la fenêtre. Pour mieux voir, il s’accrocha aux barreaux de celle-ci.
Il y avait une petite charrette qui passait par là. L’homme qui la conduisait criait pour attirer du monde. C’était un vendeur de couteau. Et il vit derrière cette charrette, la forêt, grande et verte.
< Ah, ça fait déjà deux jours que je ne suis pas allé à l’extérieur… >
Soudain, il eut une idée.
Il fouilla sa poche : il lui restait 50 po, celle qu’il avait gagnées avec le Gang des Poings de Fer.
« Hum, dites-moi, m’sieur ! »
Le marchand de couteau le regarda.
« Oui ? »
« Combien coûtent vos couteaux ? »
« Désolé, je ne vends pas aux prisonniers. Je ne tiens pas à être complice d’une évasion ! »
« Mais, non, je suis heu… le nettoyeur de la prison. Et sans faire exprès, j’ai perdu la clef de la cellule, donc je suis enfermé. S’il vous plait, ne me laissez pas là ! » gémit Krosia.
Le marchand sembla réfléchir.
« Hum, dans ce cas… » dit-il en s’approchant de la fenêtre.
Une fois arrivé, il descendit de son véhicule et se tourna vers Krosia.
« Vous êtes bien jeune pour un nettoyeur… Vous devriez être à l’école, non ? »
« Heu, je suis orphelin. Les écoles ne m’acceptent ps, je suis obligé de me nourrir en nettoyant. »
« Oh, le pauvre enfant… » dit-il en lui tendant un petit couteau acéré.
« Cela vous fera dix pièces d’or, jeune homme. »
« Tenez ! »
Il le remercia et s’en alla.
Krosia se dépêcha de cacher l’arme sous son matelas. Les bruits de pas du garde résonnèrent. Lorsqu’il passa devant la cellule de Krosia, il y jeta un rapide coup d’œil, simplement pour vérifier s’il n’y avait pas de problème. Puis il s’en alla.
< Ouf, j’ai eu chaud ! ... >
Il attendit le coucher du soleil.
[…]
Clang !
Krosia sursauta. Le garde venait de cogner à la porte de la cellule.
« Oui ? »
« Je t’apporte le repas ! Je t’ai réveillé ? »
« Heu oui. Ce doit être l’effet de cette piqûre d’insecte ! Une drôle d’araignée qui rôde dans ma cellule. »
« Houlà ! Faut faire gaffe ! Si cette araignée te pique une nouvelle fois, tu risques de t’endormir pendant les jeux de l’arène ! La reine serait folle de rage ! »
Il ouvrit la porte de barreaux.
« Tiens, ton repas. » Il s’approcha de Krosia « Dis-moi, tu sais où elle est cette araignée ? »
« Oui, je vais vous le dire. » dit Krosia, se levant lentement.
Soudain, il sortit le couteau de derrière son dos et l’enfonça violemment dans la gorge du garde. Heureusement, celui-ci ne râla pas. Krosia s’empara rapidement de ses équipements et s’enfuit. A l’entrée de la cellule, il se retourna pour aller recouvrir le corps du garde avec la couverture.
« Désolé, mais tu commençais à me saouler avec tes pompes. »
En sortant, il fut heureux de remarquer que les chaussures du garde le grandissaient.
< Avec cette nouvelle taille, je ressemble plus à un adulte. >
Il descendit la visière du casque de fer.
< Voilà, on aura du mal à me reconnaître, avec ça… >
Il marcha rapidement jusqu’à la sortie. A peine était-il arrivé devant la porte d’entrée qu’une voix résonna derrière lui.
« Hé, Marn, tu ne viens pas manger ? »
Krosia fit une voix grave.
« Hum, j’ai quelque chose à faire dehors, je reviens dans cinq minutes ! »
« Ha ha ! Okay, j’ai compris ! Allez, file ! »
Krosia ne répondit pas et s’en alla.
Dehors, il pu enfin retirer sa visière.
« Waouh, on crève de chaleur là-dessous ! »
Ce fut un miracle que sur le chemin, le marchand de couteaux passa avec sa charrette. Il chantonnait.
« J’ai venduuu mes couteauuux, je les ai tous venduuu ! Maintenant je suis riii… »
Krosia s’approcha de lui.
« Riche ? Et à quoi va te servir ton or si tu es mort ? Allez, descends de là si tu tiens à la vie ! » dit-il, pointant sa dague sur sa gorge.
« Heu, oui. Oui oui oui ! Je vous offre ma charrette ! Hé hé ! Ne me faites pas de mal ! »
« En y pensant, file-moi aussi ta bourse d’or ! »
« Qu… quoi ? »
« Tu as très bien compris ! »
« Mais… »
Krosia le regarda d’un air effrayant. Comme s’il voulait le tuer.
« Heu, oui, tenez, prenez cette bourse ! » répondit le marchand.
Il la laissa tomber dans la main ouverte de Krosia et s’enfuit.
Krosia monta sur la charrette, s’empara du fouet, et fit avancer les chevaux à la plus grande vitesse qu’ils pouvaient.
« Bon, je dois retrouver Aurion. »
Franchement.
Tu es un BOSS ! !!!
Arrêtez, c´est trop ! ^^
Donc il parait que tu joue a slayers online non ? ??
Oui, j´y joue, si tu a vu mon perso ! ^^
Chapitre 40
Le grand carrosse impérial se dirigeait vers le château de la reine Alécia, transportant les six voleurs trahis par Nog. Ils étaient assit à l’arrière, là où il n’y avait pas de fenêtre, juste une porte de barreaux qui bloquait l’accès à l’extérieur. Aurion regardait par cette porte le paysage qui, peu à peu, s’éloignait. Les toits de Terza rétrécissaient petit à petit. Et bientôt, ce ne fut plus qu’un point gris à l’horizon.
Une petite trappe s’ouvrit, laissant apparaître le visage d’un garde.
« Nous arriverons au crépuscule, vers 19 heures. Soyez calme pendant le trajet, et tout se passera bien. »
Puis il referma la trappe, laissant les prisonniers seuls. Tirving avait son visage plongé dans ses mains. On l’entendait murmurer des injures envers Nog. Aurion essaya de le consoler.
« Heu, il est 14 heures. Il nous reste encore cinq heures pour réfléchir à un moyen de s’échapper, c’est plutôt pas mal, non ? »
Tirving ne répondit pas. Il leva la tête.
« Même cent heures, ça ne changerait rien. Comment veux-tu t’échapper ? Ici, il n’y a qu’une issue, c’est cette porte. Mais elle est fermée à clef. Nous sommes foutu. »
Aurion ne savait plus quoi dire. Alors, lui aussi se mit à réfléchir.
Et il eu une nouvelle idée.
« Dis-moi Tirving, quel est ton type de magie ? »
« L’eau. Pourquoi ? »
« Non, je pensais juste que si l’un d’entre nous faisait partie du feu, on pourrais brûler ce sol. » dit-il en pointant du doigt le parquet du carrosse. « C’est du bois, il n’y aura pas de problème. »
« Non, ça ne marchera pas, ça ne fera que nous cramer les jambes. »
« Oui, mais il y a deux solutions : soit le sol brûle bien et on peut s’enfuir, soit il brûle mal, et, dans ce cas, on appelle les gardes pour leur demander de s’arrêter à cause du feu. Et vu qu’on est supérieur en nombre, ça devrait marcher. »
« Peut-être, mais je ne crois pas qu’un de nous soit du feu. »
« Moi, je fais partie des êtres vivants, donc c’est même pas la peine. » dit Diuvo.
Puis le silence revint.
< Peuh, la lumière ne me servira à rien ici, et Diuvo non plus avec ses êtres vivants… Mais oui ! C’est ça ! >
Aurion eut une idée merveilleuse.
« Diuvo, qu’est-ce que tu peux invoquer avec ton type de magie ? »
« Pour l’instant, que des plantes, mais un jour, j’arriverai à invoquer des créatures ! En tout cas j’espère. »
« Des plantes, c’est tout ce que j’attendais de toi ! » chuchota-t-il.
« Hein ? »
« Mais oui, si tu invoques des grosses plantes, moi, avec ma lumière, je concentre le maximum d’énergie et tout brûle ! J’ai déjà réussis à cramer un visage avec mes pouvoirs donc une plante ça devrait faire l’affaire. »
« Ouais, bonne idée, je vais essayer d’invoquer la plus grosse plante qui soit. »
« Pas trop grosse non plus, sinon les gardes vont se douter de quelque chose. »
Diuvo plaqua sa main droite sur le parquet. Au début, le sol devint verdâtre. Puis de petites racines naquirent. Ensuite vint une grosse plante de cinquante centimètres de longueur. Ils attendirent encore quelques minutes, juste le temps pour que la plante soit en état de bien brûler. Puis ce fut au tour d’Aurion d’opérer. Il pointa sa paume droite en direction de la plante et en dégagea un puissant rayon de lumière. Tirving et les autres prièrent pour que le garde n’ouvre pas la trappe. Soudain, une petite flamme apparut sur une des branches de la plante. Puis, quelques secondes plus tard, elle s’enflamma. Mais Aurion n’arrêta pas son rayon. Les flammes s’accumulèrent, puis la plante se transforma rapidement en grande torche enflammée. Le feu se propagea sur le bois du carrosse Les voleurs se plaquèrent contre le mur afin de ne pas se faire cramer. Le bois disparaissait peu à peu et bientôt il y eut un large trou au milieu du parquet. Tirving lança rapidement un rayon d’eau pour l’éteindre avant que les gardes ne soient là. A travers le gros trou, on pu voir le chemin de terre qui filait derrière eux.
« Bon, vous êtes prêt ? Qui saute en premier ? »
« Moi. » dit Tirving.
Ils se fixèrent un ordre de passage. Aurion devrai passer en deuxième, juste après Tirving. Ensuite venait Diuvo. Puis les trois autres.
Dans l’ordre de ce passage, ils sautèrent à travers le trou.
Sur le chemin de terre, ils regardaient le carrosse qui s’éloignait, ne se doutant de rien.
« On a réussit ! » cria Aurion.
« Oui, mais il ne faut pas se réjouir trop vite ! Allez, cachons-nous le temps que le carrosse se soit suffisamment éloigné. »
Ensemble, ils allèrent se cacher derrière d’épais buissons. Aurion pencha la tête : le carrosse continuait son chemin, sans s’arrêter. Puis ce ne fut plus qu’un minuscule point noir en mouvement.
« C’est bon, ils sont hors de vue ! »
« Ouais, on a réussit à s’enfuir ! J’en reviens pas ! Et moi qui m’imaginais dans l’arène, les mains nouées. Ha ha ha ! »
Puis, heureux, ils s’esclaffèrent.
Mais le visage se figea à la vue d’un carrosse qui revenait.
« Merde ! Ils s’en sont aperçus ! » s’écria Tirving.
« Vite ! Dans les buissons ! »
Lorsque le véhicule passa devant, ils remarquèrent que ce n’était pas un carrosse mais une charrette. Ils sortirent de leur cachette. Aurion cria.
« Krosia ? ! »
Krosia était bien là, assit sur la charrette, essayant de faire avancer les chevaux morts de fatigue.
« Aurion ? Mais qu’est-ce que tu fous là ? »
« Ha, ha, ha ! Ca fait plaisir de te revoir ! Après deux jours, on se retrouve ! »
« Ouais, c’est super… Mais, raconte-moi ce qui t’es arrivé pour que tu arrives là ! »
« Ha, ha ! Ok, je vais te raconter ! »
Les voleurs parurent étonnés.
« Hum, vous vous connaissez ? » demanda Tirving.
« Evidemment qu’on se connaît ! » s’exclama Aurion, ravi.
« Bon, je crois que c’est là que nos chemins se séparent. Adieu Aurion, c’était un plaisir de te rencontrer ! »
« Quoi ? Tu t’en vas ? »
« Oui, je dois retrouver ma famille ! Ca fait plus d’un an que je ne l’ai pas vu. Allez, au revoir ! »
« Oui, au revoir ! » s’écria Aurion.
Ils se saluèrent une dernière fois avant de se quitter.
Sur le chemin, Aurion et Krosia se racontèrent leur histoire, ce qui leur était arrivé. Krosia écouta attentivement l’histoire de son ami. Puis ce fut au tour d’Aurion d’écouter.
« Et qu’est-ce qu’ils sont devenus, Askar et Hargorn ? »
« J’ai été obligé de partir sans eux, je ne savais pas où étaient leur cellules. »
« Oh, c’est dommage, je les aimais bien ! »
« Ouais, moi aussi ! Et dire que la reine va les faire exécuter dans cinq jours. »
« Quoi ? ! Mais il faut les sauver ! »
« Et comment ? Tu verrais, la prison là-bas, c’est affreux ! En plus, je n’ai aucune de l’endroit de leur cachot. »
« On va faire ce que j’avais prévu de faire pour te sauver. On va entrer dans l’arène pendant l’exécution et on va les sauver. »
« Oui, c’est dangereux, mais c’est la seule solution. »
« Donc c’est notre prochain objectif : sauver Askar et Hargorn dans l’arène ! »
« C’est ça. Mais viens, on doit se cacher, le carrosse où tu étais va sûrement revenir. »
Comme d´habitude . ...
ultra-giga-up !
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