Oh ça s´est plutôt bien passé, pas d´problème majeur.
Sauf peut-être l´enquête disciplinaire que j´ai eu. Bah tien, puisque l´heure est au conte des souvenirs du champ de bataille, j´m´en vais vous expliquer cette enquête disciplinaire. Une bonne occasion de ressentir le sérieux, et la discipline qui règnent au sein de l´armée suisse.
C´était à un retour de week end pour lequel tout semblait devoir mal se passer. J´avais pris un train plus tard que d´habitude, mais qui devait encore pouvoir me permettre de me rendre à ma caserne adorée dans les temps, sans toutefois avoir trop de marge. Arrivé à destination, je m´rends compte que pour cause d´une manifestation ou fête (j´ai pas bien compris) les petits Bernois avaient trouvé bon de couper toutes les lignes de tram/bus passant par une partie de la ville dans laquelle tous ces boulets étaient réunis en fêtards déprimants.
Après de multiples rebondissements je me retrouve à battre le pavé avec un fidèle camarade en gris et vert. Arrivé exténué mais à temps à la caserne, on monte les trois étages (je sais plus qui m´a dit qu´il y´en avait environ pour 400 marches. Avait-il trop bu ? en tout cas on les sentait passer) et on se retrouve nez-à-nez avec un lieutenant qui semblait avoir passé un mauvais week-end ou vouloir franchement foutre la merde. Appelons-le Robert. Robert qui ne possède pas autant de mots de vocabulaire que le petit dictionnaire du même nom (sous la lettre "c" : courrez plus vite ; "d" : dépéchez-vous et ainsi de suite).
L´homme nous lache un sanguinaire "Dans vos chambre, plus vite".
Bon l´appel du soir se passe sans grand problème. Mais je suis en retard, et je n´ai plus qu´un 15aines de minutes pour me changer, mettre mon merdier en place. ça n´y manque pas, quand la lumière s´étteint, je range encore. Deux minutes plus tard, c´est Robert qui ouvre la porte pour voir si on est sage, et qu´on mérite une jolie histoire, mais STUPEUR, que voit-il au fond de la pièce ? Le soldat Kites n´a pas étteint sa lumière.
" - Batteur Kites, ça va bien ? "
Question réthorique, posée sur le ton d´un ordre ( " - Batteur Kites si vous vous couchez pas j´vais mettre le feu à la caserne, vous coupez chaque membre de plus de 25 centimètres et vous regarder vous trainer au sol avec le menton pour tenter d´échapper à la fournaise pendant que je rirai aux éclats. " ) Cette nuance que j´ai dû mal interpréter puisque d´un ton amusé je lui réponds :
" - Bien et vous ? "
Erreur fatale.
" - Batteur Kites à moi dans le couloir. "
Couloir dans lequel je profite de dire qu´il avait réunis 4 retardataires et rebelZ de passage. Bon, en 5 minutes tenue C (un machin vert) qui nous permettrait de profiter plus à l´aise de la fraicheur du soir (minuit passé) en courrant un peu. D´une bonne volonté à toute épreuve j´obéis aux ordres (tout en vous rappelant que j´ai courru à travers toute la ville près d´une demi heure auparavant.) en courrant en colonne par deux, et marchant au pas, exercices typiques dits "d´école de section".
C´est seulement le lendemain que j´apprends que Robert à ouvert une enquête disciplinaire contre moi et les quelques autres Trou RebelZ de ce soir là. Mais ceci étant aussi une bien longue histoire, je ne vous la raconterai que plus tard, si toutefois l´envie vous envahit de vouloir en savoir plus.