UseSoap, mon ami, je te dois une explication.
Tu ne peux pas savoir l´intense émotion qui m´étreint le coeur lorsque assis sur les berges de la rivière Odaï, sur les quais de Balmora, mon regard timide dérobe l´image fugitive du sourire apaisant de Marina, les cheveux nimbés par la délicate lueur des lunes rousses de Vardenfell.
Maladroit, je fouille dans mon sac, à la recherche d´un présent pour marquer mon affection, mais ne trouve qu´un petit pain et quelques miettes de crabe pourtant conquis de haute lutte.
Elle accepte cependant avec élégance ces modestes preuves de mon attachement. Tant de grâce et de beauté ont raison de la rude écorce de guerrier, scarifiée et tannée, qui recouvre mon corps meurtri par tant d´années de combats et de souffrances.
Dans ces moments là, il n´existe plus d´obstacles, aussi terrifiant soit-il, que je ne puis franchir pour seulement un mot d´elle ou un imperceptible souffle qui s´échappe de ses lèvres et que je hume à pleins poumons pour m´imprégner d´elle.
Alors, quand je lis tes remarques acerbes, petit savon, j´ai envie de te dire : "Pars, pars loin, avant que mon courroux ne se déchaîne et que ma colère ne te réduise en lambeaux!"