J´ai vu pas mal de topics dans lequel vous décrivez les talents de vos persos, mais très peu racontant leur histoire...
Je commence...
" Les Impériaux pénétrèrent dans ma demeure et m´emmenèrent de force... Je fus condamné pour d´obscures raisons à me morfondre pendant 14 longues années dans les prisons cyrodiléennes pour enfin être emmené en Morrowind pour ma remise en liberté.
Je dois avouer que je n´y croyais pas vraiment, mais j´avais, pendant toutes ces années, gardé un peu de soleil de Cyrodil dans mon coeur.
Le trajet en bateau fût lui aussi très long, jusqu´à ce qu´un jour, je sente la coque trembler. Nous avions atteint la côte, mais laquelle ?
Je me replongeai dans mon sommeil quand soudain l´un de mes geôlier apparut et me demanda de le suivre. Je fis donc mes adieux à Jiub, un confrère elfe noir avec qui j´ai passé le voyage, et suivit le garde d´un pas encore ensommeillé.
Nous montons l´escalier de bois et parvenons au niveau supérieur de la nef.
Soudain, une trappe s´ouvre et me voici ébloui par les radieux rayons du soleil de Morrowind, terre des elfes noirs ! L´on me demande de monter sur le pont, et l´on m´annonce que je n´ai qu´à me rendre près du responsable du bureau des taxes et du recensement et je suis libre !
Je m´éxecute, et là-bas, Socucius Ergola, le responsable, me demande de signer quelques papiers. J´avais presque oublié comment tenir une plume... Je griffonne donc quelques semblants de lettres, empressé de recouvrer ma liber..."
Ma plume n´a plus d´encre. Je la pose et jette un oeil au dehors.
Les premiers flocons de neige commencent à tomber sur Caldéra. Les toîts se couvrent peu à peu d´un fin duvet d´un blanc immaculé. Que c´est beau !
Je souris doucement, repensant à ma rencontre avec Laurewen, ma douce compagne. Quand je détachais mon regard du sien, je voyais cette même neige enchanter les alentours !
Je pose ma main sur la table et cherche ma plume en tâtonnant, ayant du mal à quitter des yeux le spectacle envoûtant que m´offrait ce début d´hiver.
Soudain, ma main s´arrête sur ce qui semble être un parchemin. Je décide enfin de me tirer de mes rêveries pour voir de quoi il s´agissait. C´était le document que l´on m´avait confié le jour de ma libération !
Il fait froid dehors et je suis à court d´inspiration pour mon histoire... Je me décide donc enfin à parcourir des yeux le mansucrit. L´on me demande d´aller voir un certain Caïus Cosadès, dans la ville de Balmora.
J´ai retrouvé ma liberté il y a plus de trois mois, mais... mieux vaut tard que jamais !
Je suis à court de drakes pour payer le coûteux trajet par la guilde des mages... Je dois donc m´y risquer donc à pied !
Voyons... que me manquerait-il pour mon périple ? J´ai ma fidèle épée courte d´ébonite, ma vieille mais efficace armure en cuir de Netch et quelques ignames de cendre afin de combler une éventuelle faim pendant le trajet.
Mais j´ai ouï dire qu´une femme Khajiite avait disparu au nord de Balmora, là où je dois me rendre. Je ne ferais pas le poids face à plusieurs éventuels agresseurs, avec mon épée. Je prends donc mon arc !
J´ai encore une vingtaine de flèches achetées chez cet ivrogne d´Hodlismod, le seul armurier de Caldéra.
Je pourrais éventuellement m´équiper de ma cuirasse d´acier prenant la poussière sur l´étagère.
Non ! Je n´ai pas envie de voyager emprisonné dans cette armure pesante, rigide et inconfortable.
Elle est bien plus utile comme presse-papier ! Je prépare tout mon équipement sur la table et pars me coucher. Demain, je partirai aux aurores !
Encore debout ? Bravo !