Cette idée m’obsédait. Je ne devrais pas y penser, mais je ne peux m’en empêcher. Cette attaque sur les Pains… Alors que je voyais tous les hauts gradés s’affairer et essayer de découvrir quelque chose, je restais a part, dans mon coin. Cette affaire ne me concerner pas. Je n’étais pas assez important, seuls les plus gradés pouvaient prendre part. Et pourtant… pourtant je le voulais. Personne ne m’avait demandé mon avis. J’agirais par conséquent seul, et à l’insu des autres. Les Pains voyaient en cette attaque un potentiel danger… Je ne pouvais m’empêcher d’y voir autre chose, qui étais pour moi de la plus haute importance. L’estime, l’estime qui les Pains ont vis-à-vis de moi, ce que je représente pour eux. Les hauts gradés n’ont cessés de voir en moi, qu’une jeune recrue comme les autres, qui ne vaut rien, qui ne représente rien pour les Pains. Et ce n’est pas mes poèmes qui leur feront changer d’avis. A moi désormais de leur montrer qu’ils ont tort. Mais cela ne va pas venir tout seul, loin de la. Je vais devoir travailler. Cette attaque sera mon moyen.
C’est donc sans prévenir personne que je commençais à enquêter sur cette affaire. Il me fallait des indices. Je me retirais donc discrètement, et alla réfléchir, tout seul.
Je méditais de longues heures. Plusieurs points me semblaient désormais clairs :
Il allait revenir, c’était sur. Le fait qu’il ne soit pas parti par les mêmes moyens qu’il était venu le montrait clairement. Son départ était précipité. Il fallait donc être sur ses gardes.
L’autre point, c’est que ses techniques étaient très bonnes. C’était un maître, le combat allait être rude. Malgré tout, j’y trouvais un défaut : a force de vouloir prendre le moins de risques possibles, il tuait. Il laissait donc beaucoup – trop ? - de traces. Il pouvait donc être suivi.
Je comptais sur ses renseignements pour le démasquer. En attendant qu’il revienne, je ne pouvais rien faire. Sauf espérer ma science pour qu’elle m’apprenne d’autres informations qui se révèleraient utiles.
En attendant : pas un mot !