Plus on chauffe l´air contenu dans une montgolfière, plus celle-ci s´élèvera. «L´air chaud est plus léger que l´air froid. Il provoque l´ascension du ballon selon le principe d´Archimède», explique Daniel Turcotte, Ballon Meister ( maître ballon en allemand) du Festival de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu ( près de Montréal), qui a lieu chaque année au mois d´août. «Si on chauffe l´air, le ballon monte, si on arrête de chauffer, l´air se refroidit et la montgolfière redescend. Cela permet de manoeuvrer facilement», ajoute le pilote. En vol à altitude constante, l´aérostier allume le brûleur environ cinq secondes toutes les 45 secondes, ce qui permet de compenser le refroidissement et les pertes d´air chaud.
Mais, avant tout, il faut gonfler la montgolfière. A l´aide d´un ventilateur, on emmagasine de l´air dans la toile. Puis, on le chauffe à l´aide d´un brûleur au propane. « Il suffit de 20 secondes pour que la montgolfière se redresse », estime Daniel Turcotte.
Une montgolfière est constituée d´une enveloppe fabriquée en nylon ou en polyester. Cette enveloppe est teinte, enduite d´uréthane, afin de diminuer la porosité de la toile pour limiter les pertes d´air chaud, et de téflon, pour empêcher aux moisissures et autres champignons de se fixer sur le tissu. Un produit ignifuge évite à la toile de s´enflammer si la flamme du brûleur la touche.
Lors de l´atterrissage, la nacelle freine en touchant le sol. En même temps, le pilote ouvre la soupape ou panneau de déchirure, en haut du ballon. Le vent, poussant sur l´enveloppe comme sur une voile, la met sous tension et le ballon se dégonfle.