Juvénilité. A l’origine une attraction foraine populaire des parcs Disney, Pirates des Caraïbes doit son existence et sa vitalité au cinéma à deux hommes opposés mais complices, le producteur Jerry Bruckheimer et l’acteur (ayant aussi des billes dans le business) Johnny Depp. C’est au talent de celui-ci que l’on doit l’invention presque incongrue du personnage de Jack Sparrow, le chef pirate gothique, acrobate et illusionniste, efféminé comme les gays ne savent plus l’être, ce qui n’a rien de contradictoire avec son goût des femmes, et particulièrement de Penelope Cruz. C’est lui, et lui seul, qui continue de fournir à cette saga cupide la petite colonne vertébrale d’un spectacle auquel reste un soupçon de juvénilité. Que cet épisode soit signé du faiseur Rob Marshall (Mémoires d’une geisha, Chicago…) n’a aucune importance : les productions de ce genre sont comme de colossaux Boeing fonctionnant sous pilotage automatique. Il s’agit de coller le mieux possible à un genre et un style, tâche dont Marshall s’acquitte sans le moindre génie. Une 3D confortable et non-intrusive donne l’occasion de quelques trouvailles amusantes, surtout dans la première partie du film, par ailleurs longuet.
Cafouilleuse. Les nouveautés de l’attraction, mises en vitrine dans cet épisode, consistent en deux temps forts. D’abord, la découverte de la fontaine de jouvence promise par le titre, où se tient une bataille cafouilleuse et très ratée. Ensuite, la séquence dite des sirènes, plutôt enlevée dans ses effets spéciaux, sa dynamique et sa relative brutalité : les irrésistibles créatures resteront probablement comme la modeste pierre apportée à l’édifice Pirates par une suite à peu près inutile.
Ma critique.
Non je mens