Les coléoptères (Coleoptera) forment l'ordre d'insectes dont les humains ont dénombré le plus d'espèces. Beaucoup d'espèces ou des groupes d'espèces ont des noms vernaculaires bien implantés, les scarabées, coccinelles, lucanes, chrysomèles, hannetons, charançons, carabes par exemple, sont des coléoptères. Ils vivent pratiquement dans tous les biotopes, excepté les milieux polaires et océaniques. Ils possèdent en général deux paires d'ailes. La première paire d'ailes, quelquefois très colorée, les élytres, forme la carapace de ces insectes et la deuxième paire, les ailes membraneuses, servent au vol.
La discipline de l'entomologie s'occupant plus particulièrement des coléoptères s'appelle la coléoptérologie.
L'ordre des coléoptères est l'ordre des animaux qui rassemble le plus grand nombre d'espèces (plus de 300 000). C'est pour cela, qu'à la question : Qu'est-ce que vos études de la nature vous ont révélé de la nature de Dieu ?, le chercheur britannique John Burdon Sanderson Haldane (1892-1964) répondit : le Créateur, s'il existe, a une passion démesurée pour les coléoptères !
Coléoptères et Effet-lisière[modifier]
La perméabilité écologique des lisières pour les coléoptères a de multiples implications, tant pour la recherche en matière de biodiversité que pour la gestion agricole, sylvicole ou du territoire.
Une étude publiée en 2007 5 a porté (dans l'Ohio) sur ses déplacements à partir des lisières forestières vers l'intérieur des champs de maïs périphériques aux forêts, afin de voir dans quelle mesure la taille des fragments forestiers, la distance à la lisière et la matrice agricole affectaient ou non la dynamique des communautés de coléoptères. L'étude a porté sur l'abondance en coléoptères et leur diversité en espèce (diversité spécifique). Elle a montré que :
l'abondance et la diversité en coléoptères, dans ce contexte, étaient toutes deux significativement plus élevées près de l'écotone Forêt-champs, en toutes saisons ;
dans les fragments forestiers les plus vastes, les coléoptères circulaient plutôt de la lisière vers l'intérieur de la forêt, alors que dans les petits fragments, ils migrent plus volontiers de la lisière vers les champs. D'un certain point de vue, la lisière d'une vaste forêt serait donc (pour les coléoptères) en quelque sorte moins transparente ou plus « dure » (expression employée par les auteurs) au regard de la circulation des coléoptères (il aurait peut-être été intéressant de pouvoir reproduire dans le même contexte biogéographique l'expérience avec une matrice agricole "sans pesticides ni intrants chimiques" (agriculture ou élevage biologique ou de prairies)5.
Une représentation graphique des relations entre les points de captures/recaptures (Non-metric Multidimensional Scaling) a montré que les zones de bucheronnage et de forêt dense étaient les deux variables expliquant le mieux les variations dans la composition en espèce5
Pressions et menaces[modifier]
Les coléoptères, comme de nombreux autres invertébrés sont soumis à la pression croissante des pesticides (insecticides). Certaines espèces sont également menacées ou rares et recherchées par les collectionneurs.
On a récemment montré que des espèces montrant de bonnes aptitudes à voler se refusent néanmoins à traverser des espaces très artificialisés (tels que les routes) 6. Indépendamment du phénomène de roadkill, ces espèces sont confrontées à un phénomène de fragmentation écologique de leur habitat (même quand les routes sont fermées ou peu fréquentées).
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