D'ailleurs je pense que l'interprétation correcte du Dormeur du Val, c'est simplement que Rimbaud, grand fugueur, vagabond et amoureux de la nature qu'il était, a du voir un cadavre (prussien ou français ?) dans un val, alors que la guerre franco-prussienne de 1870 se déroulait. 
Il a vu ce soldat là, étendu dans l'herbe, et peut-être qu'au loin il a cru qu'il dormait, et en se rapprochant, il voit qu'il a deux trous rouges au côté droit, et se dit, comme le lecteur en lisant la fin du poème, qu'il ne dort pas : mais qu'il est mort.
En fait, on pourrait se dire que le fil du poème respecte l'avancée de Rimbaud jusqu'au cadavre. Première strophe : il décrit le val, il ne voit pas encore le cadavre.
Deuxième strophe : il voit un cadavre allongé dans l'herbe, au loin.
Troisième strophe : il se rapproche encore, peut apercevoir son visage, mais n'est pas assez prêt pour voir qu'il est mort.
Quatrième strophe : il est juste à côté, et voit qu'en fait il ne dort pas, mais est mort.
Enfin moi je vois ça comme ça... 