Je suis tranquillement installé sur mon fauteuil cuir, en train de savourer mon cigare cubain tout en sirotant un verre de whisky, j'écoute un fond de Cool jazz et je déguste un carré de chocolat 99% pur. Je porte un peignoir, et à tout moment je peux lire un Dostoievski car j'ai un livre sur ma table de chevet, le tout éclairé par un vieux lampadaire que j'ai chiné à la brocante dimanche matin.
Quand je regarderai mon ancienne montre à gousset et qu'il sera 19h, j'enlèverai mon monocle et rejoindrai le musée pour y contempler un tableau de Michelet, jeune artiste peintre qui deviendra grand.
A 21h, je dégusterai un Châteaubriand cuit à point et j'arroserai le tout avec un vieux Bordeaux de 1997.
Je me réchaufferai devant ma cheminée avec le doux son du crépitement tandis que je lirai la dernière édition du Figaro et j'irai me reposer dans mon somptueux lit à baldaquin, seul, mais heureux de ma journée.