re je suis de retour de ma soirée avec iMouton 
je vous la raconte brièvement si vous permettez:
On avait décidés de sortir, mais on avait pas envie de dépenser de l'argent avant demain soir.
Nous nous sommes donc contentés d’errer dans Orléans tel des âmes en détresses. Après avoir fait de multiples aller retour dans la rue de Bourgogne un doute survint, le doute que nous puissions passer pour des psychopathes dans les esprits des jeunes attablés qui nous regardaient aller et venir depuis déja pas mal de temps aussi nous décidâmes de nous éloigner des sentiers battus..
Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous arrivâmes près des bords de Loire, cet endroit habituellement très prisé des jeunes orléannais était pratiquement désert!
C'est pourquoi nous remontâmes vers le centre d'Orléans traversant ruelles sombres,chantiers , squats tout tagués (de jolis tags, somme toute, faut-il reconnaître).
Ainsi, de ruelles en ruelles, nous retombâmes sur la rue de Bourgogne. Pile au bon moment semblerait-il au vu de l'offre que nous allions gentiment refuser quelques secondes plus tard : "Hey, j'ai d'la beuh t'en veux ?!".
En poursuivant notre promenade nocturne, nous arrivâmes dans la rue de la cathédrale où se déroulerait la répétition de la remise de l'étendard. Remise qui devait se concrétiser le lendemain, lors d'une éblouissante représentation diurne toute à l'honneur de notre libératrice. Ce programme étant néanmoins quelques peu lassant, nous continuâmes donc notre hasardeux périple.
C'est en ressassant les mêmes pavés une fois de plus que je remarquais le barman du Key west. Il portait nonchalamment mais non moins sans classe un sublime t-shirt à l'effigie de locaux bien connu des aficionados. Un t-shirt qui clamait avec force et virulence "I love la fistinière" et dont il avait surement fait l'acquisition dans un établissement spécialisé tel un sex-shop, sex-shop qui nous fut visible une centaine de mètres plus loin.
Quel ne fut pas l'emerveillement que je pus perçevoir dans les yeux de iMouton à la première vue de cet édifice. En effet, quiconque connait iMouton sait à quel point ce genre d'endroit peut compter pour lui. C'est dans cette optique qu'il me convainquit d'entrer dans l'antre du vice. Nous entrâmes donc, et là, pas de demi-mot, iMouton était dans la place, et comme jamais il savait ce qu'il cherchait. Un baîllon-boule. Un baîllon avec une petite boule de caoutchouc rouge toute mignonette. Malheureusement, le sort en avait décidé autrement, et ce ne serait pas aujourd'hi qu'iMouton assouvirait ses pulsions maladives. Il n'en restait guère. Plus aucun. Stock épuisé. La mort dans l'âme, nous finirent par quitter cet endroit qui finalement, disposait d'un charme propre.
Après cette étape difficile, pour iMouton plus qu'a moi il est vrai, il me sembla qu'un peu de légereté serait de bon ton pour finir cette soirée. Nous nous rendîmes donc une fois de plus à la cathédrale pour assister cette fois non pas à une répétition parlée, mais à un spectacle enchanteur de "son et lumière". Certes, il n'y avait pas de son, mais le coeur y était. Et de toute manière cette absence ne causait pas grande gêne puisque la projection des lumières sur le monument, vestige du passé glorieux de notre flamboyante cité, suffisait à elle seule à combler nos coeurs impavides, affamés de beauté en cette si belle et douce nuit.
Bien que ce spectacle fut d'une dimension toute particulière à nos yeux, il fallait bien admettre qu'il commencait à se faire tard. D'un seul mouvement puissant, déterminé, fougueux, nous nous serrâmes la main, en honneur à la soirée ainsi consommée.
Ainsi s'acheva notre soirée et dans un dernier regard je vis iMouton s'éloigner dans la majestueuse rue Jeanne D'Arc. Bientot il ne fut plus qu'ombre dans la nuit..
Perso j'ai kiffé cette soirée trop swAaAaAG ! 