Sans paraître franchement dominateurs, les Lyonnais ont su se montrer plus réalistes sur leurs temps forts et s´offrir ainsi leur premier titre de champion de France. Ce trophée récompense la ténacité des joueurs de l´OL, qui, longtemps décrochés au classement, n´ont jamais renoncé. Il salue également leur régularité au plus haut niveau avec leur quatrième qualification consécutive pour la Ligue des champions.
Pour les Lensois, le dénouement est cruel. Leaders pendant 28 journées, ils ont craqué lors de l´emballage final. La pression, la fatigue et l´absence de certains joueurs, partis disputer la Coupe d´Afrique des Nations au mois de janvier, ont certainement pesé. Mais, la saison des Nordistes a été de toute beauté.
Première période
Après un traditionnel round d´observation, Sidney Govou, jusque-là mis sous l´éteignoir par Coulibaly, prend le meilleur sur son garde du corps et trompe Warmuz d´un tir croisé à ras-de-terre ( 1-0, 8e). La « finale » part sur des chapeaux de roue. L´OL devient euphorique et score à nouveau sur sa deuxième action : Laigle, échappé sur le côté gauche, centre pour Violeau dont la volée fait mouche ( 2-0, 15e). Le break parfait.
Lens pointe le bout de son nez, mais ses offensives restent improductives. Pédron seul face à Coupet manque son duel. Mais Bak, l´ancien Lyonnais, d´une reprise fulgurante, redonne espoir aux Nordistes ( 2-1, 26e). Sibierski croit même avoir remis les deux équipes à égalité, mais il est signalé en position de hors-jeu. Lens poursuit sa domination mais à la pause, Lyon est virtuellement champion.
Deuxième période
Bak est remplacé par Coridon et le jeu s´équilibre. Sur coup-franc, Juninho n´inquiète pas Warmuz. Mais sur l´action suivante, le Brésilien décale Laigle dont la frappe totalement contrée par Wallemme lobe avec réussite le portier lensois ( 3-1, 52e). Les Sang et Or sont KO. Le réalisme lyonnais a frappé. La maîtrise devient alors olympienne et les assauts lensois se font trop désordonnés. Lyon fait parler son physique et Lens suffoque. Carrière puis Delmotte font leur entrée. L´OL fait tourner. Plus rien ne sera marqué. Gerland peut exulter, Lyon tient son trophée.