J'ai entendu la fille dire "c'est lui là?" . Elle est venue en face de moi, et a attaqué directement avec un "t'as frappé ma petite soeur?" . J'ai répondu "Oui". Je m'attendais à toutes sortes de menaces, mais j'ai été interpellé par un "Pourquoi?" . Ca m'a étonné, et j'ai laché un "Ah, c'est bien ça!" en pensant que pour une fois, les ainés cherchaient à savoir pourquoi et pas directement les menaces. Je lui ai expliqué, j'ai dis qu'elle se moquait, bref tout quoi.
Elle m'a dit de plus la toucher, j'ai répondu que si elle se calmait, je la toucherait plus. Elle a ensuite dit de plus la regarder, lui parler, etc. Mais lol quoi, j'ai jamais rien demandé à personne, c'est sa soeur qui cherche les problèmes... J'ai pas trop eu le temps de rentrer dans les détails, elle parlait vite, je pouvais à peine répondre sans trop justifier. Elle est ensuite partie, alors que j'avais pas fini de détailler l'histoire, je voulais lacher un "Vas-y, ou tu vas, on a pas fini de causer", mais elle était déjà loin. Elle m'a laissé sur un "retouche-la et je raméne pleins de gens".
Ramener des gens... Les cherches-merdes ne sont bons qu'à ça. Ils raménent toujours des gens alors que c'est eux qui t'emmerde. J'ai ensuite dit au nouveau, qui avait assisté à la scène "Tu vois, a chaque fois ils ramènent des gens". J'avais pas peur, je m'étais déjà mit dans de sales draps, et j'avais eu la visite de tout l'arbre généalogique, j'avais pas mal de monde qui étaient venus mettre la pression, je n'ai jamais cédé face à des mecs. Alors pourquoi je céderai face à des filles? Surtout de petites villes? Pas question. Je suis entré dans la salle, et on a eu un contrôle de maths.
Quelques minutes après, un surveillant est entré et est allé parler avec le prof, j'avais entendu mon nom, mais rien que le fait que le pion se rapproche aussi près du prof m'avait fait comprendre. A peine que j'avais entamé la 2e question du controle de maths que le pion m'a dit de le suivre, avec mes affaires. "Avec tes affaires", c'est l'expression politiquement correcte de "t'es dans une grosse merde, prends tes affaires parce que t'auras pas fini avant la fin de l'heure". J'ai pris mes affaires et l'ai suivit.
Cet imbécile me devancé, il marchait vite... Ca m'énervait, car il semblait être le surveillant qui méne le condamné à mort sur sa chaise électrique, en se disant "tu vas payer, sale pédophile". J'avais l'impression d'être ça, un pédophile, car je ne doutais pas que la rumeur avait circulée comme "ce garçon a frappé une fille". Je sais, même moi, si on me disait ça, je penserai directement "putain le batard, il a frappé une fille, le lache quoi..." mais non. Il y avait un contexte, et personne n'était là pour savoir comment ça c'était réellement passé, parce que c'est pas juste un gars qui frappe une nana, c'est plus que ça.
Le pion m'a accompagné au CPE des terminales car la CPE des première était pas là.
Je suis rentré dans la pièce, et le CPE m'a dit de m'assoir, avant de citer mon nom. Il avait mon dossier sur son bureau, en face de lui. Là, j'ai compris que j'allais pas pouvoir finir mon contrôle, j'ai même pensé que je finirai pas la semaine à venir.