Manon, depuis lors je souffre de cet amour,
Amour qui brûle de t'ouïr me dire le bonjour.
Nulle à mon cœur ne t'arrive à la taille,
Obsédé d'observer ta démarche au long cours,
Nager en l'espace de tes reins en éventail.
Jailli, ce songe hante mes nuits et mes jours,
Et si par tout moyen je peux prouver mon amour,
Tabac parfumé et puissant m'obnubilant,
Avant qu'hésite mon envie, mon sentiment,
Illumines de réponses bien prestement,
Mon palpitant encore tiède et tremblant.
(Et si tu pouvais te mouvoir le fondement).