Danka tu confonds pourtant la philo - matière scolaire - avec la philo - discussion philosophique, ce qui sont deux choses distinctes; l'une se résumant à l'étude ultra-brève de grands pontes d'un art intellectuel, l'autre consistant à effleurer les réflexions que l'on a au contact de notre monde, faire le rendu de notre perception et, ici, échanger avec le rendu des autres pour diverses raisons toutes plus ou moins intéressantes.
Mais si tu préfères demander à chacun comment il va pour qu'il te retourne la question jusqu'à ce que mort s'en suivre c'est ton droit, je trouve ça simplement extrêmement chiant à titre perso, mais c'est mon avis, conteste-le autant que tu t'en sens l'envie.
Avril, en quoi donner corps à ses idéaux a-t-il rapport au paraître, lui-même se caractérisant par son contact aux autres ? Vouloir donner corps à sa volonté est la résultante logique de la puissance en possession du sujet, qu'il veuille le faire pour lui ou pour les autres est une notions secondaires qui n'importe aucunement fondamentalement.
C'est pour toi-même que tu fais ce que tu veux faire, sinon c'est j'en conviens du "paraître", mais ce serait issu d'un raisonnement fielleux puisqu'obstrué de trop de partis pris.
La nuance elle-même faite entre plaire au "moi" qui est soi, et les autres qui est "moi vu par les autres" est dans un sens de même niveau sans être de même valeur, pourtant autant se plaire à soi-même sur le plan du paraître compromet son éclat vu que le sujet sera conscient de la perfidie de la chose, et parallèlement il ne pourra s'en contenter, ou bien il l'ignorerait et à nouveau il n'aurait pas conscience du mensonge que cela représente puisqu'aucune considération n'y serait vouée.
Tu as tout-à-fait raison sur le côté "définir sa propre existence existence via les preuves d'existence fondamentalement liées aux sentiments des autres, autres étant définis comme important selon la valeur que tu leur accordes (profondément affective) et par voie de conséquence définissant la valeur de leurs liens, et donc la tienne (un peu comme x et y définissant le point en géométrie, seulement x et y sont invariablement souverains puisqu'il n'existe aucune autre considération relative à cette opacité mathématique comme il en est dans l'ordre du sentiment humain)), mais à cela s'appose donc la contrainte évidente du : être reconnu d'autres dont on a que faire n'importe pas.
Ainsi si on ne s'aime pas soi-même, sa propre considération, factice ou non, superficielle ou pas, n'importera pas et en faire mention n'aura aucun réel intérêt.
"Enfin, tout dépend de ce que tu considères comme être, si tu y vois une connotation de réalité absolue, etc."
Être comme un point dans un plan en 2D comme j'en ai fait l'analogie plus haut, ça ne représente pour moi pas la moindre valeur réelle.
L'interrogation amenant cette conclusion étant : "Qu'importe que je sois ou non, cela reviendrait au même."