A la souveraineté se rattachent des droits de la puissance publique que le roi exerçait par sa fonction. Le roi seul en possédait le titre, et nul autre ne pouvait le posséder. Cette concentration des prérogatives de puissance publique entre les mains du seul souverain opposée à la séparation des pouvoir a accrédité l’idée que la royauté avait constitué en France un régime absolutiste. En réalité, l’absolutisme est un concept forgé à posteriori, le terme n’est apparu qu’en 1797 sous la plume de Chateaubriand.
Les pouvoirs royaux, si étendus qu’ils fussent, n’étaient pas sans limites juridiques et éthiques, le respect du droit divin, de la morale chrétienne et des lois fondamentales du royaume existaient.
Si le roi en qualité de seul et unique souverain était bien celui qui devait décider en dernier ressort, il n’en résultait pas pour autant un exercice solitaire et arbitraire du pouvoir. En dehors de circonstances exceptionnelles, le roi usait d’une puissance réglée et encadrée par les lois.
Les décisions, si elles émanaient juridiquement de lui, étaient prises collectivement, au terme d’une procédure complexe qui pouvait faire intervenir divers organes et même sans qu’il y participât personnellement (comme par exemple les arrêts simples du Conseil du roi).
Aucune mesure importante n’était arrêtée à défaut de consultation des ministres ou autres conseillers. Un monarque aussi réputé absolu que Louis XIV a toujours suivi l’avis de la majorité de ses conseillers.
En outre, le roi au titre du Conseil, consultait également et occasionnellement les représentants des populations (états généraux, états provinciaux, assemblées de notables et assemblées d’ordres).