J'inhale de l'héroïne en petite quantité pour calmer mon corps et le mettre en état de repos.
Je double la dose recommandé et choisie comme équilibrée par Albert Hofmann. J'ingurgite donc un buvard de 500µg de diéthylamide de l'acide lysergique.
Je m'allonge sur mon lit. Il n'y a qu'une petite lampe de chevet qui éclaire la pièce. Je pose mon carnet et mon crayon sur mon ventre. J'attends.
La fatigue a presque eu raison de moi. De légers picotements se font sentir. Je tente de ne penser à rien et de me laisser aller. Il faut que je me concentre pour pouvoir continuer à écrire. Annoncer comme compliqué.
J'ai des nausées. Je commence à avoir peur. Ma tension s'affole. Mon coeur bat beaucoup trop vite. Je ressens les mêmes "Impression de Mort Imminente" qu'il m'arrivait de rencontrer suite à la prise de cannabis quand j'étais jeune.
Ma vison est trouble. Mes doigts se crispent sur mon crayon. J'ai déjà cassé plusieurs fois la mine. J'ai du mal à retenir certains rires nerveux. J'ai l'impression que ma conscience n'est pas encore atrophiée. Mon corps est amorphe mais ma façon de pensée n'est pas réellement altérée.
Plus capable.
ça monte,ça monte