source: Alors que Kamini est disque d´or deux mois après la sortie de son premier single "Marly-Gomont", du nom du village de l´Aisne où il a grandi, un vent de folie souffle sur la petite commune de 423 habitants.
Les légions de fans qui y font étape quotidiennement ont volé coup sur coup trois panneaux routiers à l´entrée du village.
Ces panneaux Marly-Gomont, bien mis en valeur dans le premier clip culte de Kamini tourné par une amie étudiante au milieu des agriculteurs, des retraités et des vaches, sont devenus de véritables trophées très convoités des admirateurs de Kamini.
Quand ils ne les arrachent pas, les fans se font photographier sous les panneaux, ce qui amuse Kamini, flatté par cette preuve d´admiration, mais qui reconnaît néanmoins que "si la commune paie les panneaux tous les 15 jours, ce n´est plus marrant. Marly-Gomont, ce n´est pas New York. Ils n´ont pas le budget."
"La notoriété", soupire la maire de Marly-Gomont Odile Gourlin. "C´est du vol. C´est la voirie départementale qui va payer. Pour un panneau, il faut bien compter entre 300 et 400 euros", souligne-t-elle. Une plainte a été déposée et les gendarmes sont sur le qui-vive pour protéger les panneaux routiers.
Après le succès fulgurant sur internet du clip mis en ligne presque par hasard en septembre, Kamini et son petit label la Plèbe ont signé avec RCA-BMG Sony. Sorti le 13 novembre, le "single" s´est vendu à plus de 200.000 exemplaires. Cité par le magazine américain Time comme une des révélations internet de 2006, ce fils de médecin essaye aujourd´hui de garder les pieds sur terre.
Lui qui racontait avec humour dans sa chanson son quotidien pas toujours rose de jeune noir dans cette commune rurale, vit toujours au même endroit mais ne peut plus se déplacer sans croiser des fans. Kamini a arrêté ses vacations d´infirmier dans un hôpital psychiatrique de Lille et prépare un album de douze morceaux pour le printemps.

Yo Puce 
TF1 à la télé 