L´Homme est un être qui se caractérise avant tout par sa singularité. Ce que je suis, c’est ma caractérisation d’objet, de chose, extérieure. Je suis un homme, un être raisonnable, etc… je peux donc savoir ce que je suis, sans savoir qui je suis.
Toutefois, savoir ce que je suis, c’est avoir la connaissance de la catégorie générale à laquelle j’appartiens, contrairement à « qui je suis » qui est mon identité en tant que personne, individu à part, unique, distinct des autres. Dans ce sens, qui d’autre que moi pourrait mieux savoir quelle personne je suis?
L´Homme serait donc le mieux placé pour se connaître dans la mesure où cette connaissance s´applique à un sujet précis et particulier : lui-même.
Le passé renvoie par exemple à la connaissance à la connaissance de soi-même.
Ce savoir , s’appuyant sur la certitude et l’immédiateté de mon vécu ne peut appartenir qu’à moi. La mémoire, quelle qu´elle soit, constitue la personne que je suis aujourd’hui.
Mon identité est ainsi intimement liée à mon histoire et à la mémoire que j´en garde - que moi seul connais.
Nous sommes donc, en premier lieu, les seuls à connaître nos pensées : et autrui ne fait état d´aucun savoir dans ces mêmes pensées, si je décide de ne rien lui transmettre.