Lorsque Freud écrit dans L´Inquiétante étrangeté " Dans tout les cas, les renseignements de ta conscience sont incomplets et souvent peu sûrs " il affirme que certaines choses nous sont inconnus. Pourtant, cette connaissance du latin "cognosco" apprendre à connaitre, n´est-elle pas une chose que chacun d´entre-nous pensent posséder ? Mais à supposer que cette connaissance soit envisageable , cela signifie-il pour autant que je sois le mieux placé pour savoir qui je suis ?
Il faut d´abord remarquer que le terme "savoir" se rapporte à la connaissance ( Autrui se connait-il, sait-il qui il est ? ) et de la capacité ( chacun est-il capable de se connaitre, ais-je les moyens de me connaitre ? ).
Cela suppose donc de s´interroger sur ce qui permet à autrui de se connaitre, ou ce qui l´en empêche.
D´autre part, le terme " je " témoigne de la singularité ( moi-même, ce savoir m´est-il propre? ) tandis que " le mieux " montre l´universalité ( en effet, pour être le mieux, le meilleur, cela n´intègre-t-il pas quelqu´un autre que moi? )
Exposé ici, la question originelle n´est pas aisée. Effectivement, si nous sommes à priori bel et bien les mieux placés pour savoir qui nous sommes, pensant être notre propre maitre, il semblerait que des obstacles soient présents ( objectivité imprécise, regard d´autrui différent, etc. ).
En théorie le mieux placé pour savoir ce qu´il veut, l´Homme reste dans la vie courante, bousculée par bien des choses. Peut-on dans ce cas penser que je suis le mieux placé pour savoir qui je suis ? Peut-on m´y empêcher ? Suis-je mon propre métronome ? Peut-on agir sur ce savoir ?
Dans le but d´élucider ces questions, nous verrons dans un premier temps, la façon dont l´Homme est capable de savoir qui il est par lui-même.
Dans un second temps, l´objection de cette première thèse sera traiter, due à l´action d´autrui, la psychanalyse, l´inconscient.
Enfin, nous essayerons de déterminer dans un dernier temps, lequel de ces deux point de vu parait le plus approprié.
Intro en gros terminée, 2-3 trucs à modif 