1. Un roi n’a pas le droit de renoncer à la couronne.
A l’époque mérovingienne, un roi peut abdiquer. Il peut renoncer à la couronne. En revanche, depuis l’élection de Hugues Capet, aucun roi capétien n’a abdiqué. Le premier cas est en novembre 1525. Cette année-là, François Ier est prisonnier de l’empereur Charles Quint et abdique. Or, l’abdication de François Ier n’est acceptée ni par les Etats Généraux ni par le Parlement de Paris. En 1830, le roi Charles X abdique au moment de la révolution de 1830. Cette abdication est considérée comme nulle par ceux qui appliquent les lois fondamentales. La guerre de succession d’Espagne, contemporaine de Louis XIV, avait amené au trône le Duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV. Si celui-ci maintenait ses droits sur la couronne de France, l’Espagne et la France n’auraient plus formé qu’un seul et même royaume. L’Europe ne pouvait l’accepter. Donc en accédant au trône d’Espagne, le Duc d’Anjou a renoncé à ses droits sur le royaume de France. Une polémique est lancée : en aucun cas il n’a le droit de renoncer à ces droits. Il est le premier dans l’ordre de succession au trône de France. Encore une fois, cette renonciation est considérée comme nulle. Louis XIV devait se prononcer en faveur du maintien de Philippe V d’Espagne dans ses droits. C’est ainsi que la guerre de succession d’Espagne s’est déclenchée et ne s’achèvera que par le traité d’Utrecht en 1713. En 1713, les puissances européennes font plier Louis XIV et font renoncer le Duc d’Anjou à la couronne de France. En 1715, à la mort de Louis XIV, son héritier, son arrière-petit-fils est très jeune : la mortalité infantile étant élevée, on se demande qui serait le nouveau roi s’il venait à mourir. On se prononce alors pour le roi d’Espagne. En 2011 cette question est toujours d’actualité puisque les monarchistes se demandent encore qui serait roi si la monarchie était rétablie.
On pourrait parler de ça, ce serait plus intéressant 