Mouarf Kama a louper une maj ![]()
Ah mince, c'est ballot ![]()
Et moi j'ai loupé une conjugaison ![]()
Osef hein, c'est la nuit quoi! ![]()
Okay tu veux pas répondre c'est ça ? ![]()
Premier post que je fais sur ce blabla. Je suis très heureux.
Picaso > Bienvenue alors ! ![]()
Ouais .. nan Kama .. des fois je fais des choses vraiment bizarre
comme tout à l'heure j'ai dis "l'aile où la cuisse" .. Pourquoi un "ù" nom d'une pipe en bois ! ![]()
C-Walk > Votre demande a été prise en compte et sera traitée dès que possible ![]()
passe > Ah ouais chaud ![]()
Ouais bon n'en rajoute pas non plus hein ![]()
Je rajoute rien t'inquiète ![]()
Je te vois venir ! ![]()
Tu vois mal alors ![]()
J'ai pas besoin de porter des lunette, jamais eu besoin de ma vie ![]()
Parle pas trop vite, plus tard qui sait ![]()
C
Selon l'anthropologue français Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »[1].
Les anthropologues ont distingués quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique[2].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus), et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.
Les États proche-orientaux[modifier]
Au cours de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie, le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[3]. Par ailleurs, l'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de porter au loin des messages, de noter des comptes de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider au plus haut degré l'administration de l'État »[4]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette technologie intellectuelle a permis de concevoir une structure humaine nouvelle, l'État, et son corollaire, la politique.
A partir de l'an 3000 av. J-C, des Cités-États commencent à apparaître en Mésopotamie. Elles semblent privilégier des régimes politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au moins le soutien de l'assemblée du peuple[5]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire : Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[6].
Progressivement le pouvoir monarchique tend à se renforcer, tout à la fois en puissance (les premières cérém
Cet article ou cette section doit être recyclé.
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Politique (homonymie).
Politique
du chef d'État et
du Parlement par pays
Démocratie
Élections
1. Élection municipale
2. Élection législative
3. Élection présidentielle
Parti politique
Portail de la politique Portal.svg
modifier le modèle
Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens.
La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée.
Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, et cetera)
Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.
Sommaire
[masquer]
o 2.1 L'anthropologie politique
o 2.2 Les États proche-orientaux
o 2.3 La Cité grecque
o 3.1 La Chine
+ 3.1.1 Le confucianisme
+ 3.1.2 Le Taoïsme
+ 3.1.3 Le Légisme
o 3.2 La Grèce antique: penser la cité
o 3.3 La Théologie politique
+ 3.3.1 Le Judaïsme
+ 3.3.2 L'Islam
+ 3.3.3 Le Christianisme
o 3.4 Renaissance et sécularisation
o 3.5 XVIIe ‑ XVIIIe siècles : État de nature et contrat social
o 4.1 Le Libéralisme
o 4.2 Le Socialisme
o 4.3 Le Fascisme
o 5.1 Les régimes politiques selon la légitimité du pouvoir
o 5.2 Autres typologies de régimes politiques
o 5.3 Les pouvoirs politiques
o 5.4 Les pouvoirs territoriaux
o 6.1 Le Politique
o 6.2 L'accession au pouvoir et la lutte pour le pouvoir : la vie politique
+ 6.2.1 Mode d'accession au pouvoir
+ 6.2.2 Modes d'action politique
+ 6.2.3 Les partis politiques
+ 6.2.4 Le rôle politique des médias
o 6.3 L'exercice du pouvoir : les politiques
o 6.4 L'Homme politique : représentations
o 8.1 Bibliographie Sélective
o 8.2 Articles connexes
+ 8.2.1 Articles généraux
+ 8.2.2 Sciences autour de la politique
+ 8.2.3 Différents types de politiques
+ 8.2.4 Organisations para-politiques
+ 8.2.5 Politique internationale et diplomatie
Étymologie[modifier]
Le mot politique vient du grec politikè qui signifie tantôt de la cité ou science des affaires de la Cité. La Cité ou polis visée ici est celle de l'Antiquité grecque, aujourd'hui appelée Cité-État du fait de la similitude de son organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie...).
Histoire du politique[modifier]
L'anthropologie politique[modifier]
Article détaillé : Anthropologie politique.
Selon l'anthropologue français Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »[1].
Les anthropologues ont distingués quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique[2].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus), et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.
Les États proche-orientaux[modifier]
Au cours de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie, le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[3]. Par ailleurs, l'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de porter au loin des messages, de noter des comptes de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider au plus haut degré l'administration de l'État »[4]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette technologie intellectuelle a permis de concevoir une structure humaine nouvelle, l'État, et son corollaire, la politique.
A partir de l'an 3000 av. J-C, des Cités-États commencent à apparaître en Mésopotamie. Elles semblent privilégier des régimes politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au moins le soutien de l'assemblée du peuple[5]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire : Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[6].
Progressivement le pouvoir monarchique tend à se renforcer, tout à la fois en puissance (les premières cérém
Porte pas la poisse ![]()
C
Selon l'anthropologue français Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »[1].
Les anthropologues ont distingués quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique[2].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus), et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.
Les États proche-orientaux[modifier]
Au cours de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie, le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[3]. Par ailleurs, l'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de porter au loin des messages, de noter des comptes de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider au plus haut degré l'administration de l'État »[4]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette technologie intellectuelle a permis de concevoir une structure humaine nouvelle, l'État, et son corollaire, la politique.
A partir de l'an 3000 av. J-C, des Cités-États commencent à apparaître en Mésopotamie. Elles semblent privilégier des régimes politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au moins le soutien de l'assemblée du peuple[5]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire : Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[6].
Progressivement le pouvoir monarchique tend à se renforcer, tout à la fois en puissance (les premières cérém
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Politique
du chef d'État et
du Parlement par pays
Démocratie
Élections
1. Élection municipale
2. Élection législative
3. Élection présidentielle
Parti politique
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Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens.
La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée.
Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, et cetera)
Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.
Sommaire
[masquer]
o 2.1 L'anthropologie politique
o 2.2 Les États proche-orientaux
o 2.3 La Cité grecque
o 3.1 La Chine
+ 3.1.1 Le confucianisme
+ 3.1.2 Le Taoïsme
+ 3.1.3 Le Légisme
o 3.2 La Grèce antique: penser la cité
o 3.3 La Théologie politique
+ 3.3.1 Le Judaïsme
+ 3.3.2 L'Islam
+ 3.3.3 Le Christianisme
o 3.4 Renaissance et sécularisation
o 3.5 XVIIe ‑ XVIIIe siècles : État de nature et contrat social
o 4.1 Le Libéralisme
o 4.2 Le Socialisme
o 4.3 Le Fascisme
o 5.1 Les régimes politiques selon la légitimité du pouvoir
o 5.2 Autres typologies de régimes politiques
o 5.3 Les pouvoirs politiques
o 5.4 Les pouvoirs territoriaux
o 6.1 Le Politique
o 6.2 L'accession au pouvoir et la lutte pour le pouvoir : la vie politique
+ 6.2.1 Mode d'accession au pouvoir
+ 6.2.2 Modes d'action politique
+ 6.2.3 Les partis politiques
+ 6.2.4 Le rôle politique des médias
o 6.3 L'exercice du pouvoir : les politiques
o 6.4 L'Homme politique : représentations
o 8.1 Bibliographie Sélective
o 8.2 Articles connexes
+ 8.2.1 Articles généraux
+ 8.2.2 Sciences autour de la politique
+ 8.2.3 Différents types de politiques
+ 8.2.4 Organisations para-politiques
+ 8.2.5 Politique internationale et diplomatie
Étymologie[modifier]
Le mot politique vient du grec politikè qui signifie tantôt de la cité ou science des affaires de la Cité. La Cité ou polis visée ici est celle de l'Antiquité grecque, aujourd'hui appelée Cité-État du fait de la similitude de son organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie...).
Histoire du politique[modifier]
L'anthropologie politique[modifier]
Article détaillé : Anthropologie politique.
Selon l'anthropologue français Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »[1].
Les anthropologues ont distingués quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique[2].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus), et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.
Les États proche-orientaux[modifier]
Au cours de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie, le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[3]. Par ailleurs, l'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de porter au loin des messages, de noter des comptes de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider au plus haut degré l'administration de l'État »[4]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette technologie intellectuelle a permis de concevoir une structure humaine nouvelle, l'État, et son corollaire, la politique.
A partir de l'an 3000 av. J-C, des Cités-États commencent à apparaître en Mésopotamie. Elles semblent privilégier des régimes politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au moins le soutien de l'assemblée du peuple[5]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire : Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[6].
Progressivement le pouvoir monarchique tend à se renforcer, tout à la fois en puissance (les premières cérém
C
Selon l'anthropologue français Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »[1].
Les anthropologues ont distingués quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique[2].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus), et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.
Les États proche-orientaux[modifier]
Au cours de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie, le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[3]. Par ailleurs, l'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de porter au loin des messages, de noter des comptes de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider au plus haut degré l'administration de l'État »[4]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette technologie intellectuelle a permis de concevoir une structure humaine nouvelle, l'État, et son corollaire, la politique.
A partir de l'an 3000 av. J-C, des Cités-États commencent à apparaître en Mésopotamie. Elles semblent privilégier des régimes politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au moins le soutien de l'assemblée du peuple[5]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire : Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[6].
Progressivement le pouvoir monarchique tend à se renforcer, tout à la fois en puissance (les premières cérém
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Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Politique (homonymie).
Politique
du chef d'État et
du Parlement par pays
Démocratie
Élections
1. Élection municipale
2. Élection législative
3. Élection présidentielle
Parti politique
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Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens.
La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée.
Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, et cetera)
Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir.
Sommaire
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o 2.1 L'anthropologie politique
o 2.2 Les États proche-orientaux
o 2.3 La Cité grecque
o 3.1 La Chine
+ 3.1.1 Le confucianisme
+ 3.1.2 Le Taoïsme
+ 3.1.3 Le Légisme
o 3.2 La Grèce antique: penser la cité
o 3.3 La Théologie politique
+ 3.3.1 Le Judaïsme
+ 3.3.2 L'Islam
+ 3.3.3 Le Christianisme
o 3.4 Renaissance et sécularisation
o 3.5 XVIIe ‑ XVIIIe siècles : État de nature et contrat social
o 4.1 Le Libéralisme
o 4.2 Le Socialisme
o 4.3 Le Fascisme
o 5.1 Les régimes politiques selon la légitimité du pouvoir
o 5.2 Autres typologies de régimes politiques
o 5.3 Les pouvoirs politiques
o 5.4 Les pouvoirs territoriaux
o 6.1 Le Politique
o 6.2 L'accession au pouvoir et la lutte pour le pouvoir : la vie politique
+ 6.2.1 Mode d'accession au pouvoir
+ 6.2.2 Modes d'action politique
+ 6.2.3 Les partis politiques
+ 6.2.4 Le rôle politique des médias
o 6.3 L'exercice du pouvoir : les politiques
o 6.4 L'Homme politique : représentations
o 8.1 Bibliographie Sélective
o 8.2 Articles connexes
+ 8.2.1 Articles généraux
+ 8.2.2 Sciences autour de la politique
+ 8.2.3 Différents types de politiques
+ 8.2.4 Organisations para-politiques
+ 8.2.5 Politique internationale et diplomatie
Étymologie[modifier]
Le mot politique vient du grec politikè qui signifie tantôt de la cité ou science des affaires de la Cité. La Cité ou polis visée ici est celle de l'Antiquité grecque, aujourd'hui appelée Cité-État du fait de la similitude de son organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie...).
Histoire du politique[modifier]
L'anthropologie politique[modifier]
Article détaillé : Anthropologie politique.
Selon l'anthropologue français Georges Balandier, l'anthropologie politique « tend à fonder une science du politique, envisageant l'homme sous la forme de l'homo politicus et recherchant les propriétés communes à toutes les organisations politiques reconnues dans leur diversité historique et géographique »[1].
Les anthropologues ont distingués quatre systèmes politiques primitifs, qui se situeraient en dehors de toute logique étatique[2].
1. Les bandes de chasseurs-cueilleurs nomades. Du fait de leur taille réduite (guère plus d'une centaine d'individus), et de leur mobilité, ces bandes n'éprouveraient nul besoin d'instituer des autorités politiques permanentes.
2. Les sociétés lignagères. Décrit par Evans-Pritchard, dans son étude classique sur les Nuer, ce système politique implique la réunion de plusieurs groupes familiaux, au sein desquels les aînés possèdent une légitimité particulière, qui les rend aptes à dénouer un conflit.
3. Les sociétés à notables charismatiques. Ici, le pouvoir est représenté ponctuellement par quelques personnalités reconnues pour leurs qualités morales ou leurs attributs matériels. Toutefois, cette dignité demeure individuelle, et n'est pas transmissible héréditairement.
4. Les sociétés à chefferies. Quelques individus exercent un pouvoir incontestable et héréditaire, dont l'étendue reste cependant variable.
L'existence de sociétés sans États reste néanmoins sujette à caution.
Les États proche-orientaux[modifier]
Au cours de la civilisation d'Obeid en Mésopotamie, le phénomène de structuration économique initié au début de l'ère Néolithique atteint un niveau critique, qui entraîne l'émergence d'une nouvelle cellule sociologique, la ville, ainsi que l'avènement d'inégalités sociales[3]. Par ailleurs, l'invention de l'écriture permet l'administration rationnelle d'un espace donné : « les écrits, en effet, permettent de porter au loin des messages, de noter des comptes de conserver des archives, toutes ressources susceptibles d'aider au plus haut degré l'administration de l'État »[4]. L'avènement conjoint de ce modèle sociologique et de cette technologie intellectuelle a permis de concevoir une structure humaine nouvelle, l'État, et son corollaire, la politique.
A partir de l'an 3000 av. J-C, des Cités-États commencent à apparaître en Mésopotamie. Elles semblent privilégier des régimes politiques assez proches de la monarchie constitutionnelle, voire de la république. Un poème sumérien étudié en particulier par Samuel Noah Kramer fait ainsi état de la présence de deux assemblées à Uruk, l'une, l'assemblée des anciens, s'apparentant à une sorte de sénat, l'autre à une assemblée du peuple. La légitimité du roi d'Uruk semble dépendre étroitement de ces deux assemblées : il ne déclare en effet la guerre à la cité de Kish qu'après avoir reçu au moins le soutien de l'assemblée du peuple[5]. Qui plus est, l'attribution du pouvoir royal n'est que rarement héréditaire. Le terme sumérien pour désigner le roi, Lugal, consiste en effet en l'association de la racine Lu, homme et gal, grand. Ce qui importe ici avant tout ce sont les qualités morales et nullement l'appartenance héréditaire : Sargon d'Akkad n'obtient ainsi le trône que grâce à ses vertus royales[6].
Progressivement le pouvoir monarchique tend à se renforcer, tout à la fois en puissance (les premières cérém