Emile Zola ( 1840-1902 ) fut un ecrivain naturaliste majeur du 18éme siecle. Zola fut reconnu surtout pour son oeuvre intitulée " Les Rougon-Macquart ", representant la vie sous le second Empire. Germinal, peignant la classe ouvriere et plus particulierement le mode de vie des mineurs du 18eme siecle, reste un des roman de Zola les plus lut et traduit. L'extrait etudié est le septieme chapitre de la quatrieme partie du livre. Cet extrait met en scene Etienne Lantier, un mineur prenant la tete d'une revolution, lors d'un discours pour raviver ses troupes.
Nous chercherons a repondre a travers ce commentaire a la question suivante : " En quoi l'auteur et son envie de convaincre ses lecteurs de la misere ouvriere transparait-elle a travers le texte ? "
Nous etudierons dans un premier temps la structure du texte qui permet a l'auteur de se glisser dans la peau de Lantier, puis dans un deuxieme temps la mise en avant de la miser ouvriere de l'epoque.
Dés la premiere lecture du texte, l'utilisation du discours indirect libre apparait clairement ( ponctuation, absence de verbes de locution ) , a partir de la ligne 5 jusqu'a la ligne 14 , introduit par le verbe de parole "parlait ": " Est-ce qu'il se trouvait des laches pour manquer à leurs parole ? Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement [...] C'était trop cette fois, le temps venait où les misérables, poussés à bout, feraient justice. "
Ce procédé d'ecriture met le sens des paroles en relief, et non le recit du discours d'Etienne. Ceci est une premiere piste quand a l'implication de l'auteur dans son texte lui permettant de se substituer a Lantier. On note aussi la subjectivité du passage cité ci-dessus : " l'eternelle misére recommencerait" L'inversion de "misére" et "eternelle" met celui-ci en avant.