Puce >> La suite de l´incroyable SAW était attendue au tournant... Pari réussi pour Darren Lynn Bousman.
Dès les premières images SAW II vous plonge dans son ambiance particulière : sombre, terrifiante et haletante. Bienvenue dans l´univers de Jigsaw, le tueur au puzzle.
L´histoire, cette fois-ci est un peu plus complexe que dans le premier opus : huit personnes se réveillent enfermées dans une maison remplie de pièges, dans une maison tout ce qu´il y a de plus hostile. Ces personnes ont un point en commun et un défi à relever.
Plusieurs suprises vous attendent dans Saw II : la réapparition d´un personnage que l´on pensait oublié, une explication donnée par le tueur et... un retour dans un lieu qui, je suis sûre, vous rappelera bien des souvenirs. La frayeur est au rendez-vous.
Malgré un léger passage à vide, après un début explosif et sanglant, l´histoire s´accélère. Au fil des minutes, chaque personnage dévoile un trait de sa personnalité, une pièce du puzzle. Vous serez plongés dans la confusion, le suspens et la terreur jusqu´à la fin. En sortiront-ils vivants ?
Tout le succès de ce film repose sur un scénario brillant, pervers et incroyablement terrifiant, car en effet, les acteurs n´ont pas tous été à la hauteur. Peut-être est-ce que question de rôle.
Notamment Donnie Wahlberg, pourtant en tête d´affiche du film, dont on ne retiendra de lui qu´un flic geignard, violent et trop impatient. Le manque d´inquiétude affaiblit la crédibilité de l´inspecteur Matthews, l´acteur joue de façon automatique, sans être assez impliqué dans son rôle. Dommage...
On ressent aussi dans le film le fait que certains personnages n´étaient là que pour le décor et finir en sang... ou en cendres. Ils n´avaient pas de réelle place dans le puzzle et étaient juste là pour "amuser" la galerie - c´est à dire nous, les spectateurs. En effet, SAW reste avant tout un thriller sanglant, surprenant et novateur.
Il y a aussi le manque d´explication : on finit par comprendre le point commun entre ces huits personnes, mais le tout reste trop vague. Le réalisateur ou le scénariste n´avait peut-être pas envie de s´encombrer de ces "détails" préférant trucider le plus de monde possible ?
Bien sûr, l´intérêt de SAW II réside dans les massacres plus horribles les uns que les autres et le sang qui coule à flot, pour satisfaire notre voyeurisme. De ce coté-là les amateurs de sueurs froides et d´hémoglobine ne seront pas déçus.
Grand merci à Franky G, alias Xavier, qui, plus que le plan du tueur, a su nous terrifier et nous maintenir en haleine jusqu´à la fin du film.
La fin justement laisse présager une trilogie.
Mais peut-être que les films comme SAW doivent rester unique, afin de conserver leur succès. Car même si cette suite glace le sang et est très réussie, elle n´égalera pas le chef d´oeuvre qu´est SAW.