REP.TCHEQUE / PETR CECH :
« On peut gagner l’Euro »
28 juin 2004 - Rédaction Football365
Vainqueur du Danemark dimanche soir avec la République tchéque, Petr Cech se confie à quelques jours de la demi-finale face à la Grèce. Pour le portier tchèque, ce match est certainement le plus difficile pour sa formation dont il croit fermement aux chances de victoire finale.
Petr Cech, quatre victoires en quatre matchs, voilà la République tchèque grande favorite du tournoi.
Pour l´instant, c´est un parcours parfait. On prend des risques. On n´attend pas de savoir si notre adversaire va marquer. Mettre la pression sur lui, c´est comme ça que vous vous créez des occasions. On a les joueurs pour, comme Nedved, Poborsky, Rosicky. Et on a Koller et Baros devant. On a confirmé qu´on pouvait jouer des matches extraordinaires, même si on a aussi un peu de chance. Au pays, des écrans géants ont été installés à Prague et dans les grandes villes. On m´a dit qu´il y avait 30 000 personnes à Prague, c´est extraordinaire. Mais on ne se prend pas pour les favoris, pas encore. On ne va pas le faire, même contre la Grèce.
Comment jugez-vous cette équipe de Grèce que vous rencontrerez jeudi en demi-finale ?
Pour la première fois on sera sans doute favoris sur ce match. Mais la Grèce, c´est un match peut-être plus difficile encore qui nous attend. C´est un adversaire qui joue très bien défensivement, qui est solide, bien organisé surtout. Contre la France, la Grèce a confirmé le bien qu´on pensait d´elle. On a vu le match à la télé. C´était un match vraiment bizarre. Pour moi, cela ressemblait plus à match amical. La France aurait vraiment dû marquer. Mais c´est le foot, une fois ça va, une fois non.
Malgré votre jeune âge, vous ne semblez pas impressionné. Votre expérience de l´Euro 2002 Espoirs, où vous aviez gagné avec Milan Baros, vous sert-elle ?
Cela m´aide beaucoup, bien sûr, parce que j´ai déjà vécu une telle expérience. Même si ce n´était pas la même dimension, cela m´aide à gérer la pression. Parce que, même si ce n´était que les Espoirs, c´était à ce moment-là le plus grand événement de ma carrière. C´était difficile, j´avais beaucoup de pression. Cela se répète aujourd´hui mais comme je l´ai déjà vécu, je me sens mieux. Je pense que, comme en Espoirs, on peut gagner l´Euro cette année. En finale? Je pense qu´on va retrouver les Pays-Bas.
Propos recueillis par l’AFP
Allez les Tchèques
