Trinquer c´est boire en même temps que quelqu´un, après avoir choqué les verres ( en signe de souhait, de gage d´amitié, etc.). Les mots utilisés pour parquer ce coup sont Santé, porter un toast ou tchin-tchin et... il faut pas oublier de se regarder dans les yeux pendant le...
Mais pourquoi trinque-t-on ?
Tchin-tchin est devenu synonyme de trinquer. Pourtant quand on y regarde bien, il y a là une bizarrerie... La prochaine fois que vous serez en tète à tête au restaurant, trinquez avec votre partenaire ! Et écoutez le bruit ! Ça fait Tchin, pas Tchin-Tchin ! Il manque donc un Tchin ! Quel est donc ce mystère ?
Et bien voilà, au moyen âge, l´empoisonnement dans la nourriture ou dans la boisson était une pratique fort répandue dans certains milieux. Echanger un peu de son breuvage avec quelqu´un était donc en ces temps dangereux un signe de confiance mutuelle. Les verres étaient forts remplis de vin ou de bière ( l´apéritif n´existait pas), et souvent dans des matières solides ( argent, étain, fer, bois). L´un des 2 buveurs commençait à cogner son verre contre l´autre de telle façon qu´une partie du liquide s´éclabousse et atteigne l´autre verre ( premier Tchin). Le second buveur lui rendait bien sûr la politesse ( 2ème Tchin).
Avec le temps, la confiance entre buveurs est revenue, on ne trinque maintenant qu´une seule fois et sans brutalité ( Tchin ! )
Il est curieux de constater que pendant les années 70, cette coutume à eu tendance à se perdre, remplacée par le lever du verre à l´Américaine ( Ah ! Le type qui lève son verre en faisant Tchin-Tchin mais en ne trinquant pas...) Depuis les années 80 la tradition est repartie, allez donc savoir pourquoi ! Tchin !
Pour la petite histoire...
Vous connaissez peut être l´histoire de cet industriel qui après avoir signé un important contrat en Chine, honore ses hôtes d´un contrat d´adieu ou l´on sabre le champagne et lance à la cantonade un bruyant : " Tchin-Tchin ! " Le responsable de la délégation chinoise, après quelques secondes d´hésitations lève son verre à son tour en criant : " France ! France ! "