aujourd´hui ,
L’ironie
La docte ignorance eiron : celui qui interroge en feignant l’ignorance.
Socrate prétendait ne rien savoir mais en fait, il savait quelque chose puisqu’il connaissait son ignorance, mais ce quelque chose qu’il connaissait n’a pas de contenu objectif c’est le savoir du non savoir. L’ironiste souligne le caractère relatif partial et partiel de tout savoir bref: " l’ironie est le savoir de l’intelligence". L’ironie a pour mission de critiquer, Socrate est l’esprit critique de son temps !
L’ironie interrogeante
On peut distinguer deux manières d’interroger: -L´interrogation spéculative: il s’agit ici d’obtenir une réponse entièrement satisfaisante, interroger ici désigne le rapport d’un individu avec un autre individu à l’objet en question. -L´interrogation ironique Interroger désigne ici le rapport d’un individu avec un autre individu, l’ironiste n’interroge pas d’abord en vue d’obtenir une réponse mais pour détruire par ses questions le contenu apparemment solide du savoir d’autrui . L’interrogation ironique vise à éveiller la méfiance d’autrui à l’égard des préjugés. 2.2.2. L’aporie Après avoir été interroge, les interlocuteurs de Socrate se rendent compte de leur ignorance quand a l’essentiel, ils en arrivent à la conviction que leur savoir n’est pas fonde. Ils tombent donc dans un état de perplexité, d’embarras, d´incertitude, de doutes qui se dit en Grec : " aporia" Jankélévitch disait " Socrate jette les hommes dans la perplexité de l´aporia qui est le trouble symptomatique engendré par l´ironie". L´ironie est une attitude profondément philosophique parce qu´on commence toujours en philosophie par le doute ou par l´étonnement : Platon disait " l´étonnement, l´émerveillement, c´est le sentiment tout à fait caractéristique du philosophe"