Toi en bleu, sur la route, moi en noir, quelle déroute
Sur la route, elle en gris, quelle déroute, et je prie
Elle ici, gagnant sa croute, Ciel creux, La vache broute
Moi la bas, le mouton broute, vide bleu, grattant des poutres
Me laisser choir, te voir dans le bleu, elle dans le cieux, je me croute
Vide sidéral , j´ai chu , tout est noir, je ne suis plus
Eux enfin seuls, mon noir recule, j´abandonne le bleu
L´ombre s´étire , tout est si sombre, l´ombre s´étire, je ne peux fuir
Le ciel gronde, du bleu les cieux n´ont que le souvenir, je me tire
Pour toujours, je pars loin, dans le four, coin coin
Prenant les devant, je mets un point, c´est la fin, pas de regret, je m´en vais.
Adieu la vie, je ne suis plus , adieu ma mie, j ai disparu, loin
Distance de mort, tu me manques, mais ou est ce bleu que j´adore ?
Il semble loin , le temps azur , ou tu courais , dans les masures
Passsés sont ces été, écrasé le passé, noir aujourd´hui, je te fuis
Je remonte bien vite , vers la lumiere étincelante, loin du vide, diction pantelante
Du bleu vers le blanc, enfin dans cette beauté, je poursuis ton élan, Suis-je rassasié ?
Du pourpre au carmin , je semble me noyer , de mes mains , sentez vous l´avidité ?
Eternel recommencement, la vie dans mes pensés, voici le présent, Mangeant le passé
Toujours cette musique, ce présent resurgeant, flotte cette musique, en me redévorant
Du bleu ? Non, eau noire, je rage voila le passé, désèspoir
Je la croyait au loin , la voila reparue, telle la lepre sur le groin , elle nécrose les rues
Musique tombante, relan de vomis, mon obscrur passé m´hante, Suis je maudit ?
Je ne puis m en detacher, rêve noir , cessera tu de me hanter, au moins ce soir ?
Trop de nuit, pourquoi ce noir, arrete je t´en supplis, je finis dans un mouroir
Tenebres touffues, cancrelats obeses, je n´ en puis plus, d´aucun m´apaise
Brin de lumiere, son souvenir, dans l´ombre de mes hères, Elle soupire
Hélas deja, tu disparais, soleil tu es las, de ces méfaits
Nouvelles ombres, plus de jour, Encore et encore je sombre, il faut que je courre
Arrêtes saillantes, gouffre coupant, les hyérophantes, colosses blancs
Aveugle olympique, le présent m´attaque, Eviter ses piques ? Plaisir limbique
Masse compacte, présent aigri, dit bien aux parques, que je les maudit
Dans le noir phantomatique, j´esquive, puissance dérisoire, pas d´ames qui vivent
Ciel je crois voir, une lueur, mais c est le noir, et ma terreur
M´engouffre, plus de haut ni de bas, s´écroule sur moi, Maudit, je le suis.
Maudit je le reste, deja si longtemps que j erre, seul avec ma veste, sans ami pere ou mere
Sans repère a la dérive, voila que tout cela se montre, j´arrive, je monte
Lumiere, splendeur, barriere, terreur
Blanc, Bleu, Gris, Noir
Couleurs, lumiere, ce n´etait pas une erreur, je me sent porté par la mer
Peut etre un espoir, qui sais ? Te revoir, j´espèrais
Le noir est disloqué, partir j´y suis parvenu, je me suis amarré, la où tu es apparu
Il ne reviendra pas, de moi je l´ai séparé, maintenant je suis a toi, l´obscur est noyé
Au fond de l´abysse , je ne pouvait rester, et seule cette pelisse, me rapelle son étrangeté
Union fatale, je m´offre, plaisir léthal, je t´aime
Je vis je vole, plaisir divin, et en ce vol, je trouve tes mains.