Voilà la suite de mon histoire :
Alexandre se glissa donc entre le mur de la demeure et celui de l habitation adjacente, puis gagna la cour arrière de la maison. Comme il l avait supposé, une seconde entrée permettait d accéder à la bâtisse. Le prince constata que la porte n était pas verrouillée. Il dégaina l un de ses glaives et poussa le battant.
Il n y avait ni bruit ni lumière dans l habitation. Alexandre fit prudemment quelques pas dans l obscurité, son arme levée. Soudain il y eut un cliquetis, et dans un grand fracas une herse s abattit juste derrière lui. Dans le même instant, une faible lueur rouge enroba le jeune garçon. Le silence retomba. Le prince ne bougeait plus, tous ses sens en alerte.
Une voix grave s éleva dans les ténèbres qui couvraient le reste de la pièce.
- Tu réfléchis trop, mon garçon. L entrée principale n était pas piégée.
- Qui est là ? demanda calmement Alexandre
- Qui je suis, cela n a pas d importance, continua la voix.
- Alors, que veux-tu ?
- La seule chose que je ne puisse te prendre par la force. Ce que tu portes à tes poignets.
Surpris, le prince observa ses bras et constata qu ils étaient totalement masqués par ses manches. L inconnu était bien renseigné !
- Comme tu l as si bien dit, tu ne peux pas me le prendre, signala Alexandre. Que proposes-tu ? Un échange ?
- Tu fais preuve d un sang-froid exceptionnel pour un gamin de ton âge, remarqua la voix. La grille, l obscurité, tout cela ne t a pas effrayé. Un autre m aurait sûrement donné en geignant ce que je convoite.
- Réponds !
- Soit. Donne-moi ce que tu portes à tes poignets, et je te donnerai le nom de celui qui a commandité l attaque des Wolks, cet après-midi.
- Comment pourrais-tu le connaître ?
- Je le connais, c est tout
Le prince réfléchit un instant. Tout cela était plus que douteux. L inconnu puvait très bien lui mentir. En fait, c était plus que probable
- Désolé, déclara-t-il, mais ce marché ne me semble guère équitable, et encore moins convaincant. Laisse-moi sortir d ici !
- Tant que je ne serai pas mort ou satisfait, tu ne quitteras pas ces lieux.
- Ca peut s arranger.
Alexandre projeta son glaive vers la source de la voix. Il y eut un sifflement suivi d un choc métallique, et le prince vit son arme se ficher dans le plancher, juste devant lui.
- Ne sous-estime pas tes adversaires, mon garçon, ricana la voix. Bon, puisque nous sommes dans une impasse, je te propose une autre solution. Faisons un jeu. Si je gagne, tu me remettras ce que je désire. Si je perds, je te donnerai ton information.
- Tu trahirais ton maître ?
- Je n ai qu une parole.
- J en doute. Quant à moi, comment peux-tu être sûr que je remplirai mes engagements ? Tu sais qu il ne servirait à de me menacer mort, puisque tu ne peux me tuer sans perdre ce que tu convoites ! Il faut une garantie !
- Fort bien.
La lueur rouge gagna en intensité, et s étendit pour éclairer un fauteuil et un autel de pierre sur lequel était posée une urne d argent ornée de symboles complexes.