Bon je balance la suite de mon histoire mais je suis moins sûr de moi sur cette nouvelle partie. C´est peut-être parce qu´elle est plus calme et que j´ai du mal avec l´ambiance qui devient alors très importante. Et puis le style m´inquiète aussi. Enfin voilà :
Le soleil se couchait, faisant prendre au ciel une teinte orangée, lorsqu Alexandre et son escorte parvinrent à Fodam.
- Ce village s est agrandi depuis mon dernier passage, remarqua Tarlaq.
En effet, Fodam avait tout d une petite ville. Le nombre de maisons laissait supposer une population de plusieurs centaines d habitants. Des maisons de plusieurs étages s élevaient en un nombre conséquent parmi les chaumières. Des remparts de pierre protégeaient le coeur de la cité. Autour de la place centrale se dressaient de nombreuses échoppes, deux auberges, ainsi qu une imposante caserne
. Après avoir franchi les contrôles, Tarlaq mena ses hommes sur la place. Quelques passant leurs jetèrent un coup d oeil distrait, mais, par ces temps de guerre, ils avaient tant l habitude de voir passer des militaires dans la ville qu ils ne s attardèrent pas. Le baron mit pied à terre.
- Je vais rendre compte de la situation au commandant de la garnison, déclara-t-il. Nous passerons la nuit dans la caserne ou dans une des auberges. Nous avons tous besoin de repos, nous ne repartirons donc pas avant demain matin. Camarades, vous avez quartier libre !
Tarlaq se dirigea vers le fort, tandis que les soldats se dispersaient. Namâric se dirigea directement vers une auberge, Hustouk entreprit de faire le tour des tavernes de la ville dans l espoir d y retrouver Tektus, et Vladek demeura au côté du Prince. Greta et Lida se tournèrent vers Alexandre et s inclinèrent.
- Je m en vais retrouver ma nièce, annonça la vieille femme. Merci de nous avoir aidées. Adieu.
Et elle s éloigna avec sa petite-fille.
- Que souhaitez-vous faire maintenant, Votre Altesse ? demanda le capitaine.
- Je pense chercher un rémouleur, répondit Alexandre. Les lames de mes glaives se sont émoussées au cours de la bataille, je dois les faire aiguiser. Ensuite, je me contenterai d un repas, d un bain chaud et d une bonne nuit de sommeil.
- Vous auriez du confier vos armes à l un des hommes, cela vous aurait épargné la tâche de trouver un artisan.
- Je préfère m en charger moi-même, assura le prince. Vous n êtes pas obligé de rester avec moi, capitaine. Je peux me débrouiller seul.
- Je m excuse, Votre Altesse, mais je ne pense pas que Tarlaq apprécierait que je vous laisse seul ne fût-ce qu un instant. En fait je crois bien que si cela se produisait, il m étriperait avant même de se lancer à votre recherche.
- Ce serait sûrement très désagréable, admit Alexandre. Très bien ! Venez ! Mais ne me ralentissez pas !
- Aucun risque, gamin, ricana Vladek avant de pousser un hoquet, réalisant à qui il venait de parler.
- Je ferai comme si je n avais rien entendu, dit le prince avec un léger sourire.
Alexandre trouva rapidement un atelier de rémoulage dans la rue principale. Son propriétaire allait fermer boutique, mais, en échange d une rémunération conséquente à l heure tardive, il accepta de remettre les deux glaives en état. Le prince se dirigea vers la place centrale. Il était à mi-chemin, lorsqu il remarqua une ruelle sombre sur sa gauche, qui ne l avait pas marqué la première fois qu il avait parcouru la rue, mais qui lui semblait maintenant particulièrement intrigante. Il voulut proposer à Vladek d aller voir de quoi il s agissait, mais à sa grande surprise le capitaine avait disparu. « Espérons qu il exagérait au sujet de Tarlaq » pensa Alexandre. Et il s engagea dans l ombre de l allée.
Les maisons n avaient rien d exceptionnel, et de plus tous leurs volets étaient fermés. Le prince était sur le point de quitter les lieux, lorsqu il aperçut une bâtisse qui, il ne savait pourquoi, l attirait. Il en gagna le seuil, et chercha en vain une enseigne. Il allait frapper à la porte, lorsqu il réalisa ce qui se passait : il était victime d une magie attractive ! Ce genre de sort était habituellement utilisé par des commerçants qui manquaient de clients, ou dont l échoppe était mal placée, afin de faire venir inconsciemment les passants. Sauf qu ici, la maison n avait en rien l allure d une boutique. En fait elle ne ressemblait à rien de particulier. Ce n était qu une simple bâtisse en briques, posée au milieu d une cour minuscule. La pensée qu on lui tendait un piège effleura un instant l esprit d Alexandre, mais la tentation était trop forte. Le prince décida de s introduire dans le bâtiment pour comprendre de quoi il retournait. Néanmoins, il estima préférable d entrer par là où on ne l attendait pas, si jamais on l attendait.