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Liste des sujets

J'écrit une histoire

ristiday
ristiday
Niveau 7
25 juin 2005 à 10:16:18

venez sur le classement des plus ancien de forum 15/18
https://www.jeuxvideo.com/[...]13694-1-0-1-0-0.htm
tte les personne inscrit seront dans le classement :ok:

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 juin 2005 à 11:03:55

Désolé pour le retard.
Désolé d´avoir écrit un prologue aussi long
Après ce chapitre l´histoire va enfin commencer.

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 juin 2005 à 11:05:57

En traversant la ville, Alexandre remarqua qu elle était occupée par des centaines de réfugiés provenant de tout l Est du royaume. Ils semblaient déjà très éprouvés par la situation. Beaucoup s entassaient dans les rues, tous les bâtiments étant occupés. Aucun ne semblait capable de combattre. Si Itraïr prenait la cité, ce serait un carnage. Son armée n épargnait personne, pas même les enfants. Tout cela était bien triste, mais le Prince n y pouvait rien. Et il n était pas venu pour eux.
Vladek s étonna de voir, par endroit, des structures étranges et inhabitées qui dépassaient du sol : tourelles, flèches, coupoles, pyramides...
- Kridath est construite sur les ruines d une ancienne cité enfouie dans le sol, lui expliqua Alexandre. Personne ne sait qui y a vécu, car elle est déserte depuis des millénaires. Mais il est impossible de démolir les quelques constructions qui se dressent encore à la surface. C est du solide ! On étudie encore ces matériaux pour découvrir le secret de leur résistance.
- Vous avez dit que la ville se trouvait sous le sol, intervint Hustouk. Mais alors, Kridath est truffée de souterrains !
- Exactement. Ils servent le plus souvent de repaires aux criminels, c est pourquoi les forces de l ordre y font des descentes, de temps en temps.
- Et d où savez-vous cela ? demanda Vladek.
- Il suffit de lire des livres, répondit le Prince.
Pour une raison inconnue, le capitaine se renfrogna. Alexandre était troublé. Avait-il commis une maladresse ?
- Il semblerait que nous soyons arrivés, déclara soudain Artus.
La forteresse se dressait devant eux.

Le Prince et son escorte franchirent d autres contrôles, laissèrent leurs chevaux à un garde, et pénétrèrent dans le bâtiment. On les mena au bureau de Kogard, où le gouverneur passait l essentiel de son temps. Lorsqu Alexandre entra dans la pièce, il remarqua aussitôt l agitation qui y régnait. Le bureau était devenu le quartier général des défenseurs de Kridath. C était d ailleurs un bon choix : la salle était spacieuse, et ses fenêtres s ouvraient dans toutes les directions, donnant une large vue sur les environs de la ville. Des militaires et des civils s affairaient partout, consultant des cartes ou des livres, simulant des combats sur des schémas, donnant des ordres à des messagers, commandant à boire...
Stall Kogard était assis à sa table de travail, penché sur un plan de la cité. C était un homme âgé, à l air dur. Il était vêtu d un habit pourpre et or. Il paraissait très concentré Lorsque le garde qui avait accompagné Alexandre vint lui annoncer que des envoyés du roi étaient ici, il ne leva même pas les yeux.
- Je suppose qu ils viennent me demander encore une fois de me replier sur Dümrist. Et la réponse est toujours la même : non !
- Je comprends très bien votre point de vue, déclara le Prince en s avançant. Vous souhaitez protéger tous les réfugiés qui s entassent dans votre ville. C est très honorable de votre part. Mais je suis pas venu vous donner des ordres.
Le gouverneur se redressa et dévisagea le jeune garçon. Il eut un sourire moqueur.
- Maintenant, on envoie des gamins pour... Votre Altesse !
Son attitude avait changé du tout au tout. Il arborait maintenant une expression d extrême déférence. Toutes les personnes présentes dans la pièce avaient interrompu leur travail et s étaient tournés vers le Prince.
- Heureux de voir qu il y a au moins une personne qui me connaît dans toute cette cité, dit Alexandre.
- Mais, que faites-vous ici ?
- Comme je le disais, je ne suis pas venu pour vous donner des ordres. Je veux mettre en sécurité les cendres de Saint Gapor.
Il y eut un silence. La situation avait quelque chose de ridicule. Soudain, tous éclatèrent de rire. Alexandre s attendait à cette réaction et adopta un petit sourire gêné.
- Bon, reprit-il. Vous vous êtes tous bien amusés, pourrais-je connaître votre réponse ?
- Mais enfin, Altesse, répondit Kogard, vous vous rendez dans une ville presque assiégée pour récupérer de vieux ossements ?
- Ces reliques sont des cendres, intervint Artus. Et mon maître, le général Thul lod, y attache une grande importance.
- J ai toujours pensé que Pyers devenait gâteux, répliqua le gouverneur. Apparemment, c était vrai.
- Bon, pourrais-je connaître votre réponse ? ! s exclama le Prince.
Kogard reprit un air sérieux.
- Si vous y tenez vraiment, je vous autorise à récupérer ces... choses. Sylvia va vous conduire à la cathédrale.
- Sylvia ?
- Ma fille.
Une jeune femme d une vingtaine d années se détacha du groupe des subordonnés du gouverneur. Elle était blonde, plutôt jolie et visiblement sportive. Elle portait un pourpoint bleu, et de ce détail Alexandre déduisit qu elle méprisait les convenances. La bienséance voulait en effet que les femmes portent des robes, même en temps de guerre.
- Si vous voulez bien me suivre... dit-elle d un ton mielleux tout en s inclinant.
Juste avant de quitter le bureau, Sylvia échangea un clin d oeil avec son père. Cet événement n échappa pas au Prince, qui commençait à ne plus supporter qu on lui adjoigne un chaperon à la moindre occasion. La liste des personnes à éloigner venait de s allonger d un nom.

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 juin 2005 à 11:05:57

En traversant la ville, Alexandre remarqua qu elle était occupée par des centaines de réfugiés provenant de tout l Est du royaume. Ils semblaient déjà très éprouvés par la situation. Beaucoup s entassaient dans les rues, tous les bâtiments étant occupés. Aucun ne semblait capable de combattre. Si Itraïr prenait la cité, ce serait un carnage. Son armée n épargnait personne, pas même les enfants. Tout cela était bien triste, mais le Prince n y pouvait rien. Et il n était pas venu pour eux.
Vladek s étonna de voir, par endroit, des structures étranges et inhabitées qui dépassaient du sol : tourelles, flèches, coupoles, pyramides...
- Kridath est construite sur les ruines d une ancienne cité enfouie dans le sol, lui expliqua Alexandre. Personne ne sait qui y a vécu, car elle est déserte depuis des millénaires. Mais il est impossible de démolir les quelques constructions qui se dressent encore à la surface. C est du solide ! On étudie encore ces matériaux pour découvrir le secret de leur résistance.
- Vous avez dit que la ville se trouvait sous le sol, intervint Hustouk. Mais alors, Kridath est truffée de souterrains !
- Exactement. Ils servent le plus souvent de repaires aux criminels, c est pourquoi les forces de l ordre y font des descentes, de temps en temps.
- Et d où savez-vous cela ? demanda Vladek.
- Il suffit de lire des livres, répondit le Prince.
Pour une raison inconnue, le capitaine se renfrogna. Alexandre était troublé. Avait-il commis une maladresse ?
- Il semblerait que nous soyons arrivés, déclara soudain Artus.
La forteresse se dressait devant eux.

Le Prince et son escorte franchirent d autres contrôles, laissèrent leurs chevaux à un garde, et pénétrèrent dans le bâtiment. On les mena au bureau de Kogard, où le gouverneur passait l essentiel de son temps. Lorsqu Alexandre entra dans la pièce, il remarqua aussitôt l agitation qui y régnait. Le bureau était devenu le quartier général des défenseurs de Kridath. C était d ailleurs un bon choix : la salle était spacieuse, et ses fenêtres s ouvraient dans toutes les directions, donnant une large vue sur les environs de la ville. Des militaires et des civils s affairaient partout, consultant des cartes ou des livres, simulant des combats sur des schémas, donnant des ordres à des messagers, commandant à boire...
Stall Kogard était assis à sa table de travail, penché sur un plan de la cité. C était un homme âgé, à l air dur. Il était vêtu d un habit pourpre et or. Il paraissait très concentré Lorsque le garde qui avait accompagné Alexandre vint lui annoncer que des envoyés du roi étaient ici, il ne leva même pas les yeux.
- Je suppose qu ils viennent me demander encore une fois de me replier sur Dümrist. Et la réponse est toujours la même : non !
- Je comprends très bien votre point de vue, déclara le Prince en s avançant. Vous souhaitez protéger tous les réfugiés qui s entassent dans votre ville. C est très honorable de votre part. Mais je suis pas venu vous donner des ordres.
Le gouverneur se redressa et dévisagea le jeune garçon. Il eut un sourire moqueur.
- Maintenant, on envoie des gamins pour... Votre Altesse !
Son attitude avait changé du tout au tout. Il arborait maintenant une expression d extrême déférence. Toutes les personnes présentes dans la pièce avaient interrompu leur travail et s étaient tournés vers le Prince.
- Heureux de voir qu il y a au moins une personne qui me connaît dans toute cette cité, dit Alexandre.
- Mais, que faites-vous ici ?
- Comme je le disais, je ne suis pas venu pour vous donner des ordres. Je veux mettre en sécurité les cendres de Saint Gapor.
Il y eut un silence. La situation avait quelque chose de ridicule. Soudain, tous éclatèrent de rire. Alexandre s attendait à cette réaction et adopta un petit sourire gêné.
- Bon, reprit-il. Vous vous êtes tous bien amusés, pourrais-je connaître votre réponse ?
- Mais enfin, Altesse, répondit Kogard, vous vous rendez dans une ville presque assiégée pour récupérer de vieux ossements ?
- Ces reliques sont des cendres, intervint Artus. Et mon maître, le général Thul lod, y attache une grande importance.
- J ai toujours pensé que Pyers devenait gâteux, répliqua le gouverneur. Apparemment, c était vrai.
- Bon, pourrais-je connaître votre réponse ? ! s exclama le Prince.
Kogard reprit un air sérieux.
- Si vous y tenez vraiment, je vous autorise à récupérer ces... choses. Sylvia va vous conduire à la cathédrale.
- Sylvia ?
- Ma fille.
Une jeune femme d une vingtaine d années se détacha du groupe des subordonnés du gouverneur. Elle était blonde, plutôt jolie et visiblement sportive. Elle portait un pourpoint bleu, et de ce détail Alexandre déduisit qu elle méprisait les convenances. La bienséance voulait en effet que les femmes portent des robes, même en temps de guerre.
- Si vous voulez bien me suivre... dit-elle d un ton mielleux tout en s inclinant.
Juste avant de quitter le bureau, Sylvia échangea un clin d oeil avec son père. Cet événement n échappa pas au Prince, qui commençait à ne plus supporter qu on lui adjoigne un chaperon à la moindre occasion. La liste des personnes à éloigner venait de s allonger d un nom.

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 juin 2005 à 11:06:32

En traversant la ville, Alexandre remarqua qu elle était occupée par des centaines de réfugiés provenant de tout l Est du royaume. Ils semblaient déjà très éprouvés par la situation. Beaucoup s entassaient dans les rues, tous les bâtiments étant occupés. Aucun ne semblait capable de combattre. Si Itraïr prenait la cité, ce serait un carnage. Son armée n épargnait personne, pas même les enfants. Tout cela était bien triste, mais le Prince n y pouvait rien. Et il n était pas venu pour eux.
Vladek s étonna de voir, par endroit, des structures étranges et inhabitées qui dépassaient du sol : tourelles, flèches, coupoles, pyramides...
- Kridath est construite sur les ruines d une ancienne cité enfouie dans le sol, lui expliqua Alexandre. Personne ne sait qui y a vécu, car elle est déserte depuis des millénaires. Mais il est impossible de démolir les quelques constructions qui se dressent encore à la surface. C est du solide ! On étudie encore ces matériaux pour découvrir le secret de leur résistance.
- Vous avez dit que la ville se trouvait sous le sol, intervint Hustouk. Mais alors, Kridath est truffée de souterrains !
- Exactement. Ils servent le plus souvent de repaires aux criminels, c est pourquoi les forces de l ordre y font des descentes, de temps en temps.
- Et d où savez-vous cela ? demanda Vladek.
- Il suffit de lire des livres, répondit le Prince.
Pour une raison inconnue, le capitaine se renfrogna. Alexandre était troublé. Avait-il commis une maladresse ?
- Il semblerait que nous soyons arrivés, déclara soudain Artus.
La forteresse se dressait devant eux.

Le Prince et son escorte franchirent d autres contrôles, laissèrent leurs chevaux à un garde, et pénétrèrent dans le bâtiment. On les mena au bureau de Kogard, où le gouverneur passait l essentiel de son temps. Lorsqu Alexandre entra dans la pièce, il remarqua aussitôt l agitation qui y régnait. Le bureau était devenu le quartier général des défenseurs de Kridath. C était d ailleurs un bon choix : la salle était spacieuse, et ses fenêtres s ouvraient dans toutes les directions, donnant une large vue sur les environs de la ville. Des militaires et des civils s affairaient partout, consultant des cartes ou des livres, simulant des combats sur des schémas, donnant des ordres à des messagers, commandant à boire...
Stall Kogard était assis à sa table de travail, penché sur un plan de la cité. C était un homme âgé, à l air dur. Il était vêtu d un habit pourpre et or. Il paraissait très concentré Lorsque le garde qui avait accompagné Alexandre vint lui annoncer que des envoyés du roi étaient ici, il ne leva même pas les yeux.
- Je suppose qu ils viennent me demander encore une fois de me replier sur Dümrist. Et la réponse est toujours la même : non !
- Je comprends très bien votre point de vue, déclara le Prince en s avançant. Vous souhaitez protéger tous les réfugiés qui s entassent dans votre ville. C est très honorable de votre part. Mais je suis pas venu vous donner des ordres.
Le gouverneur se redressa et dévisagea le jeune garçon. Il eut un sourire moqueur.
- Maintenant, on envoie des gamins pour... Votre Altesse !
Son attitude avait changé du tout au tout. Il arborait maintenant une expression d extrême déférence. Toutes les personnes présentes dans la pièce avaient interrompu leur travail et s étaient tournés vers le Prince.

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 juin 2005 à 11:07:32

Oups désolé, erreur.
Le 2e post est à oublier.

KaiM
KaiM
Niveau 11
25 juin 2005 à 11:08:43

Et le 3e aussi, c´est vraiment n´importe quoi...

REMY-GREGOIRE
REMY-GREGOIRE
Niveau 3
25 juin 2005 à 11:10:27

http://www.sciences-occultes.org/

Nous sentons notre vie parce que nous sommes en éveil et, sous la surveillance de la vie, nous sentons la mort, le Démon, qui est la volonté de la mort, car il nous était seulement possible de sentir la mort comme une volonté contraire à Dieu, à la vie, comme la volonté du Démon. Or c´est cette volonté qui, à nous toucher en ce que nous sentons, et au plus vif, à séparer notre commune sensibilité, précise et épure toute notre vie en sensations séparées, pour nous tromper. Dans les données immédiates de notre conscience, telles que les observa Bergson, les machinations intellectuelles du Démon sont facilement décelables. Toutes nos vivantes spatialisations, pour le dire à la manière de Bergson, sont les chaînes du Démon, celles qui font de nous ses esclaves spirituels. Aussi toutes les métaphysiques intellectuelles ou rationnelles inventées jusqu´alors, tous les systèmes métaphysiques, depuis celui d´Aristote jusqu´à celui de Hegel, ne sont rien d´autre, en définitive, que des logiques du Démon.

Pour nous vaincre, le Démon divise la totalité de notre sens humain de la vie en une foule d´autres sens, en tout sens, et en chacun de ces sens nous tâte, autrement dit, nous touche d´une manière perceptible ou imperceptible pour nous confondre, confondre notre perception naturelle et surnaturelle du monde. Voilà pourquoi la perception du monde qui nous vient des sens, depuis la chute d´Adam, est confuse, une perception du Démon, et nous percevons confusément le Démon par les sens car c´est d´abord une sensation, une pure sensation qu´il provoque en nous, ce que Leibniz appelait une «idée confuse»; et c´en est une, parce que dans cette confuse perception que nous avons au premier abord du Démon, impossible de nous en faire encore la moindre idée, disons que nous n´en avons pas encore idée. Aussi est-il naturel que le Démon, par le seul témoignage de nos sens, en ceux qu´il touche, n´ait même aucune réalité pour nous, ne puisse en avoir, parce qu´alors il aurait d´abord été en nous une idée – la réalité est une affaire d´idée –, et le Démon n´est, ne peut être, à notre idée, ni simple affaire d´idées pour nous, bien que nous puissions en avoir une idée, ce à quoi nous ne parviendrons qu´en le concevant avec imagination uni, unique ou, comme dit Victor Hugo dans un vers admirable, «unifié par l´ombre». L´être multiple – dit-il – vit dans mon unité sombre. C´est la multiplicité de l´être unie par l´ombre qui nous donne une idée du Démon; pas une sensation, qui ne peut nous en donner l´idée mais à son tour des sensations. Ainsi pourrions-nous dire que le Démon est perçu comme multiple et conçu comme un, unique. Car c´est une chose d´avoir le sens du Démon et une autre d´en avoir connaissance.

Mais le sens du Démon, chacun l´a grâce au sens commun et, en outre, pour l´avoir senti ou, comme disaient les mystiques, ressenti, avoir senti les démons par les sens: sensation, dis-je, multiple. Et si subtile, rapide, qu´elle est plus prompte que l´éclair car c´est précisément en un éclair, un sensationnel crépitement, qu´elle met l´âme en commotion. Sensation quasi électrique, et telle que le sens commun populaire, avec raison, a nommé la présence première des démons dans nos sens ou ces démons qui produisent en nous pareille sensation les diables en feu: ceux qui nous heurtent au moindre contact, comme s´ils mettaient le feu à nos sensations. Et encore là, ce ne sont que les diables au corps que tout le monde connaît parfaitement. Les diables en feu sont ceux qui n´ont pas encore pénétré le corps, bien qu´ils s´y emploient. Des diables au corps, on a en revanche une récente, pétulante version scientifique, connue de tous à travers la thérapeutique que son inventeur Freud a dénommée la psychanalyse, avec laquelle on parvient à expliquer les mystérieuses relations psychiques en les réduisant à un dénominateur commun qui, pour Freud, est la sexualité, mais comme «entre sexualité et sensualité – ai-je dit une fois –, il n´y a qu´un x de différence, qui est l´inconnue à identifier», on constate que cette inconnue – l´x de la sexualité – ne peut être identifiée que par le Démon, car derrière cet x, comme derrière tout x qui est une croix, seul peut se trouver le Démon, il ne peut y avoir qu´un démon1.

Or ce n´est pas la même chose d´avoir une idée du Démon que de l´avoir senti ou d´en avoir le sens: un certain sens. On peut n´avoir aucune idée du Démon et en avoir le sens, comme n´en avoir aucun sens et avoir néanmoins son idée sur lui, une idée; rien qu´une idée approximative, car si l´on n´a aucun sens du Démon, c´est que l´on n´a aucun sens, qu´on n´a jamais perçu dans ses propres sens le Satan biblique, le tentateur; et qui n´a pas été tenté par le Démon ne saurait en avoir une idée claire. J´allais dire du Démon comme de rien du tout, car ne pas en avoir le sens, c´est n´avoir tout simplement aucun sens commun, le sens commun étant un certain sens – le sens du certain – qui nous rend manifeste le Démon.

Qui a un certain sens du Démon, pour autant qu´il est certain et non douteux, est souvent considéré comme superstitieux. Pour autant qu´il est certain et non douteux, car la superstition repose toujours sur la certitude, jamais sur le doute; sur le doute repose la foi. Impossible aussi bien d´avoir la superstition du doute que foi en la certitude, et si les superstitieux, n´ayant pas la foi, ont la superstition de Dieu, c´est qu´ils ont foi dans le Démon. Qui n´a pas foi en Dieu croit au Démon, et qui a la foi ne peut croire au Démon mais en avoir la superstition, une légitime superstition, la seule légitime car la seule authentique. La superstition repose toujours sur la certitude parce qu´elle est, si j´ose dire, ce qui fait, par nos sens, trébucher notre âme sur quelque chose de dur, d´infranchissable, d´impénétrable; nos yeux trébuchent sur l´obscurité et ne peuvent la vaincre, de la même manière que notre corps, tout ce qui rend notre être sensible au temps, trébuche sur la mort, la mort dont nous sommes certains bien que nous ne soyons jamais morts et peu susceptibles de mourir provisoirement pour éprouver notre certitude, qui par là devient une superstition ( une affirmation de l´insurmontable comme certitude). Et ainsi vivons-nous, le sachant ou non, dans la superstition de la mort comme, sciemment ou à notre insu, dans celle du Démon et, qui pis est, de l´Enfer qui est l´immortalité du Démon et de la mort.

«La mort est certaine; la vie incertaine, douteuse: immortelle» – ai-je dit une fois. Il faudra donc toujours laisser la certitude pour le doute. Laisser la certitude pour le doute, c´est laisser la mort pour la vie, le Démon pour Dieu: échanger, en définitive, la certitude contre la foi. Ne se sort de la superstition du Démon que celui qui a foi en Dieu. Mort, Démon et Enfer sont les trois négations qui s´affirment avec une irréfutable certitude – quelle que soit leur apparence imaginative ou quand même n´en prennent-elles aucune –, s´affirment comme certitudes quand on ne doute de rien, et par conséquent, quand on ne croit pas; quand, ne doutant de rien, l´on ne peut rien croire car en rien l´on ne peut croire. Impossible de croire au Démon sans en avoir la certitude, le sens et la connaissance concrète. Car il est possible de tout croire, croire en ce qui est douteux, en Dieu, et croire à force de doutes. Mais pas de rien croire, croire en ce qui est certain, au Démon avec son enfer, qui est la mort immortelle: la seule chose vraiment certaine en tout et pour tout.

elwing10
elwing10
Niveau 10
25 juin 2005 à 14:08:01

super la suite kaim :ok:

Mister_Byde
Mister_Byde
Niveau 6
25 juin 2005 à 18:34:15

Et personne ne m´a donné son avis sur ça :

Le plus petit objet peut causer des dégâts terribles. J en pris conscience à neuf ans.
Cette accroche manque peut-être un peu de force, mais pour l instant je n ai pas le temps d y réfléchir.
A neuf ans, donc, je fréquentais la classe de CM1 dans une petite ville du nom de Guilherand-Granges. Notre institutrice se proposait de nous apprendre à utiliser des patins à roulettes. En raison des faibles stocks dont disposait l école - il devait y avoir six paires pour une classe de quinze - tous les élèves en possédant étaient invités à les apporter. Il se trouve que j avais chez moi une paire de patins à roulettes, qui m avait été offerte pour mes sept ans et dont j avais dû me servir une ou deux fois - trois au maximum. Bien évidemment, ces patins n étaient plus à ma taille et je devais les régler.
Bien que prévenu une semaine à l avance, je m acquittai de cette tâche à la dernière minute, c est-à-dire le midi précédant la première séance. Je me trouvais sur la terrasse de ma maison, un patin dans une main, un tournevis dans l autre tentant désespérément de comprendre comment je devais opérer, lorsque soudain mon frère Pierre, alors âgé de cinq ans, fit irruption derrière moi, une épée en plastique à la main. Par pur réflexe, je fis volte-face en brandissant mon tournevis et en m écriant : « en garde ! » ( comprenons-nous bien : mon mouvement était un réflexe, pas mon exclamation).
Pour une raison qui m échappe encore, il existe deux sortes de vis : fendues et cruciformes. En conséquence, il existe deux sortes de tournevis pour les manipuler : plats et cruciformes. Cet état de fait impose à chacun de disposer d au moins deux tournevis pour pouvoir bricoler les multiples installations dont son logement est truffé. Pour remédier à ce problème, certains ingénieurs hautement qualifiés ont cru intelligent de mettre au point un modèle de tournevis dans lequel la lame possède deux extrémités, l une plate et l autre cruciforme. Il est donc possible d extraire la lame du manche et de la retourner pour disposer de l outil adéquat.
Dans la plupart des tournevis de ce type, un système de blocage permet d éviter que la lame ne glisse toute seule hors du manche dès que l on incline le tournevis. Mais installer ce genre de dispositif augmente le coût de revient de 10%, c est pourquoi les modèles bon marché n en disposent pas. Cela peut être très gênant, surtout si l on ne sait pas que c est un outil de ce type que l on tient entre les mains. Mon oncle, qui n avait pas compris l ingéniosité du principe, agacé de voir sa lame s échapper en permanence, avait fini par la coller dans le manche de son tournevis, s attirant des moqueries de son entourage. Pourquoi mon père ne s était-il pas montré aussi bête que lui ?
Car moi, je tenais alors un de ces tournevis maudits, et ce qui devait arriver arriva. Je remarquai simultanément deux choses. Premièrement, ma main n étais plus serrée que sur un manche en plastique. Deuxièmement, mon frère hurlait, plaquant sa main sur son oeil droit sans parvenir à étancher le sang qui s en écoulait.
En remarquant la lame de mon tournevis à ses pieds, je compris, au prix d un gros effort de réflexion, que le fer avait jailli du manche lorsque j avais brandi mon arme de fortune. Mon sang ne fit qu un tour. « C est pas vrai ! Je vais encore me faire gronder ! ». Oui, j avoue que ce fut ma première pensée. J avais fait mal à mon frère, j allais être puni. On m accusera certainement d égocentrisme, et je devrai reconnaître que ces accusations sont fondées. Mais bon, ce n est pas nouveau.
Revenons au drame. Ma mère, alarmée par les cris, surgit sur la terrasse, visiblement très énervée d avoir encore une dispute à gérer. Résigné, j attends une gifle qui ne vient pas. Ma mère observe la scène et blêmit. « Qu est-ce qui s est passé ? » me demande-t-elle d une voix blanche.
Je crois avoir alors bredouillé de vagues explications, que j ai par la suite répétées une douzaine de fois. En moins de temps qu il n en faut pour le dire - en admettant que l on parle très lentement - nous nous retrouvons tous, mes frères, ma mère et moi, dans la voiture, direction l hôpital.
Le trajet fut silencieux, si l on met à part les pleurs de Pierre. La seule question que je posai fut : « Maman, on sera rentrés à l heure pour l école ? ». Je sais, ça tombait peu à propos, mais c était réellement cela qui me préoccupait, plus que la blessure de mon frère.
J ai gardé peu de souvenirs du passage à l hôpital. Peut-être ne suis-je pas resté très longtemps. Je me rappelle avoir vu mon père - prévenu par on ne sait qui - arriver pour rassurer mon malheureux frère. A l époque, mon père avait déjà survécu à une demi-douzaine d opérations aux yeux, je faisais donc confiance à ceux qui s occupaient de Pierre. Je m inquiétais très peu pour mon frère. On a deux yeux, après tout.
Le soir, alors que Pierre se reposait dans sa chambre, provisoirement hors de danger, mon père rentra du travail avec un bandeau et une canne blanche en annonçant d un ton sombre : « J ai parlé au médecin. Il semble qu il y ait des complications ». Bien sûr, c était une plaisanterie. Le sens de l humour de mon père est un peu... spécial. En réalité, Pierre était en parfait état. Seul le blanc de l oeil avait été touché. J avais donc raison : il était inutile de se faire du souci.

Il serait cependant faux de dire que cette histoire ne m a pas marqué. Non pas parce que je me serais senti coupable. Non, la culpabilité n entre pas dans la gamme des sentiments susceptibles de m atteindre. En fait, la gamme des sentiments susceptibles de m atteindre est très restreinte, puisqu elle se résume à... euh... attendez en cherchant bien... il doit bien y en avoir un ou deux... Bon, si vous le voulez bien, nous étudierons cela une autre fois. Quoi qu il en soit, ce n est pas non plus les suites de cette anecdote qui m ont dérangé : mon frère a conservé une cicatrice dans l oeil et reste mon pire ennemi, mais cela tient au nom : allez savoir pourquoi, tous les Pierre que je rencontre s obstinent à n être que des scandales sur ma route. Non, ce qui m a vraiment marqué dans cet épisode, c est de constater à quel point une action infime peut entraîner d amples conséquences : un simple mouvement avait provoqué une heure d angoisse, plusieurs déplacements en voiture, une tache rouge sur la terrasse, et j en passe. Quiconque lira ceci y verra une exhortation à surveiller ses actes, mais entendons-nous bien : cet épisode m a prouvé que le monde n a rien d une belle mécanique bien huilée. C est une machine bancale qui s affole dès qu un grain de sable vient se glisser dans ses rouages. Maintenant imaginez ce qu il est possible de faire avec un « grain de sable » un peu plus gros qu un tournevis. Peut-être même pourrait-on en tirer profit ? Sympathiques choix de carrière, non ?

Je viens de relire ce texte et il me semble qu à un moment j ai perdu toute humanité. Diable, voilà qui est fâcheux. J en suis traumatisé.

elwing10
elwing10
Niveau 10
25 juin 2005 à 20:44:54

sa t vrément arivé,tt sa?je pense ke tu a réson kan tu dit ke un rien peu provoquer bcp de dégat:c ce kon apelle l´effet boule-de-neige.dsl je doi partir alors je peut po en dire +.
:bye:

momolitaliano
momolitaliano
Niveau 5
25 juin 2005 à 20:46:02

le topic de ouf :ouch2:

Mister_Byde
Mister_Byde
Niveau 6
25 juin 2005 à 22:40:56

Oui ca m´est arrivé.

Et oui momolitaliano quand un topic est intelligent il récolte des posts.

Au fait KaiM pas mal la suite mais il faudrait que l´histoire commence...

elwing10
elwing10
Niveau 10
26 juin 2005 à 11:14:25

g po le temps de rester mais je passe pour donner un pti coup de :up: o topic!!

Gippel62
Gippel62
Niveau 6
26 juin 2005 à 11:18:45

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Tu aime Lorie?

Gippel62
Gippel62
Niveau 6
26 juin 2005 à 11:20:47

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KaiM
KaiM
Niveau 11
26 juin 2005 à 11:28:43

Bon alors j´ai intercalé un chapitre dans l´histoire. Il sedéroule dans la nuit qui précède l´arrivée des héros à Kridath. Le voici :

Hustouk et Vladek se relayèrent pour monter la garde. Vers minuit, alors que le capitaine surveillait le campement, Alexandre vint s asseoir à côté de lui.
- Vous n arrivez pas à dormir, Altesse ?
- Je voulais vous parler seul à seul, répondit le Prince. Vous êtes toujours aux côtés de Tarlaq, l occasion est trop belle.
- Je suppose que je dois commencer à me méfier... De quoi vouliez-vous parler ?
- Je voudrais discuter avec vous de ce qui s est passé à Hözel, au début de l hiver. J ai bien cru que vous alliez nous trahir, à ce moment-là.
- Je vous en prie ! s offusqua Vladek. Je croyais que cette histoire était réglée ! Lorsque j ai été contacté par une organisation inconnue pour servir d espion, j ai accepté afin de pouvoir rencontrer notre ennemi !
- C est ce que vous avez expliqué à l époque. Mais, vous avez pris vous-même l initiative de jouer un triple jeu ? Sans en parler à personne ?
- Je ne savais pas à qui me fier. Il y avait peut-être d autres espions. Mon plan aurait pu être découvert si j en avais avisé le roi.
- Et Tarlaq ? Vous ne lui avez rien dit non plus.
- C est vrai, admit le capitaine. Vous le connaissez. Il aurait tout gâché en voulant intervenir trop tôt, ou en choisissant de vous protéger en priorité.
- En d autres termes, vous nous avez tous mis en danger pour pouvoir confondre l ennemi ? Sans savoir comment vous y prendre une fois la bataille engagée ?
- J ai dû improviser, c est vrai. Nous n avons remporté la victoire que parce que j ai pu libérer Tektus de l emprise de notre adversaire. Un plan que j ai conçu dans l urgence.
- Si vous aviez été un véritable traître, vous auriez agi de la même manière en voyant que la bataille tournait à notre avantage...
- Altesse, voudriez-vous insinuer que j avais l intention de vous abandonner ? ! Pensez-vous réellement que j aurais trahi Tarlaq, mon meilleur ami ? ! Dois-je vous rappeler que c est moi qui ai le plus perdu dans cette histoire ? !
En prononçant ces paroles, le capitaine exhiba les griffes de métal qu il portait désormais à la place de sa main gauche. Alexandre sentait que le soldat était sincère, et s en voulut aussitôt de l avoir soupçonné.
- Excusez-moi, dit-il à voix basse. J ai trop réfléchi.
Vladek se radoucit.
- Ne vous en faites pas. C est le devoir d un roi que de se méfier ainsi. Alors entraînez-vous. Mais je ne suis pas un courtisan. Je suis un soldat. Vous pouvez compter sur moi.
Ils demeurèrent un instant silencieux, contemplant la nuit.
- Comment avez-vous rencontré Tarlaq ? demanda finalement le Prince.
- C est une longue histoire. Je viens de la campagne. J aurais dû passer ma vie à travailler la terre, si je n avais pas eu des dons pour le combat. A quinze ans, j ai eu une violente dispute avec le fils de notre seigneur...
- A quel sujet ?
- Une bagatelle, répondit Vladek, gêné. Je ne m en souviens même plus. Ce qui compte, c est que nous nous sommes battus.
- A l épée ?
- Lui avait une épée. Moi, un simple bâton. C est moi qui ai gagné.
- Et c était Tarlaq votre adversaire ?
- Exact. Et j ai gagné son respect. Il aurait pu revenir avec des gardes, mais au lieu de cela il a convaincu son père de me prendre comme écuyer. Par la suite je suis devenu un membre de sa garde. A la mort de son père, Tarlaq a fait de moi son second. Notre amitié a fini de se forger dans des combats ardus, des fuites désespérées et des beuveries interminables...
- Je vois...
C était une histoire banale, mais Alexandre se sentait troublé. Il comprenait mieux ce qui unissait des hommes comme Tarlaq et Vladek. C étaient des frères d armes. Plus que tout, c étaient les épreuves qui rapprochaient les gens. Il ne faudrait pas l oublier.
Le Prince était sur le point d aller se recoucher, lorsque six hommes surgirent de l ombre et s approchèrent du campement. Vladek se leva aussitôt. Même s ils avaient de mauvaises intentions, ces hommes étaient trop loin pour pouvoir les attaquer. Sûrement quelques rôdeurs. Pas de quoi s inquiéter. Le capitaine tira son épée. Cela suffisait généralement à intimider ce genre de personnages. L un des hommes s avança. Ce devait être le chef.
- Nobles seigneurs, inutile de vous affoler ! s exclama-t-il. Tout se passera bien. Nous n en voulons qu à vos bourses.
Bon. Des brigands. Vladek se mit en garde. Alexandre voulut réveiller Hustouk et Artus.
- Non, non, pas de ça ! ordonna le chef en faisant un signe de la main.
Aussitôt, deux de ses hommes brandirent des arbalètes et les braquèrent sur les deux voyageurs. Le Prince détailla ses ennemis. Ils ne semblaient guère redoutables. Ils étaient armés de couteaux et de bâtons. Seuls les deux tireurs étaient une menace. Le jeune garçon porta les mains à sa ceinture.
- Je ne veux pas d ennuis ! annonça-t-il. Voilà votre or !
Et il lança deux de ses poignards sur les arbalétriers. Les lames s enfoncèrent dans leurs bras, et ils lâchèrent leurs armes.
- Partageons donc, capitaine ! s écria Alexandre. Mais évitez de les tuer, si possible ! Ils n ont besoin que d une bonne leçon !
Vladek n attendait que cet ordre. Il se précipita sur les brigands. Le chef brandit son couteau, mais il n eut pas le temps de frapper : la botte du capitaine s enfonçait déjà dans son estomac. Les autres rôdeurs tentèrent de se défendre, mais c était bien inutile. Vladek abattit la poignée de son épée sur la tête du plus proche, puis enfonça ses griffes dans la cuisse de son voisin. Alexandre se jeta alors dans le combat. D un coup de pied, il rejeta à terre l un des arbalétriers, puis repoussa un autre brigand à l aide d une manchette au cou.
Les bandits voulurent s enfuir, mais leur chef les exhorta à reprendre la lutte :
- Allez, les gars ! Ils ne sont que deux ! Eclatez-les !
Son compte n était malheureusement plus exact. Hustouk s était réveillé, et il se jeta dans la bataille. Il esquiva un coup de bâton, empoigna l arme de son adversaire et le frappa au menton. L Ork neutralisa ensuite le chef de la bande d un coup de pied à l entrejambe. Pas très élégant, mais efficace. Profitant de cette diversion, Vladek bouscula les maraudeurs d un coup d épaule et en blessa plusieurs en faisant tournoyer son épée.
Les deux soldats, occupés à infliger à ces maraudeurs une correction suffisante pour les remettre sur le droit chemin, ne remarquèrent pas l arrivée d un septième homme. Celui-ci s avançait calmement vers Alexandre. Il était vêtu d un manteau noir, et une capuche lui couvrait la tête. Le Prince dégaina ses glaives, pressentant que le nouveau venu serait autrement plus difficile à vaincre.
- Qui es-tu ? demanda le jeune garçon.
- Je me nomme Jakarn.
- Tu n es pas avec ces brigands, n est-ce pas ?
- Non. Ils ne sont là que pour occuper vos hommes. Et je ne suis ici que pour vous tuer, Votre... Altesse.
- Et pour quelle raison ? s étonna Alexandre
- Je suis un mercenaire. On me paye et je me bats sans poser de questions. C est simple, clair, et net.
Jakarn dégaina un sabre et s avança lentement vers le Prince, qui se plaça en position de combat. Les deux adversaires s observèrent silencieusement.
L assaut fut rapide. Alexandre et le mercenaire s élancèrent au même instant. Jakarn abattit son sabre à une vitesse surhumaine. Le Prince croisa ses lames et bloqua celle de son ennemi, puis dégagea l un de ses glaives et frappa. L assassin évita l attaque en réalisant une roue arrière, puis bondit à nouveau sur sa proie. Alexandre intercepta le sabre de Jakarn, mais le mercenaire lui décocha un coup de pied qui l atteignit à la gorge. Le jeune garçon tomba au sol en suffoquant.
- Décevant, dit Jakarn en s approchant de sa victime, l arme haute. Très décevant...
Vladek et Hustouk, qui jusque-là s amusaient, repérèrent soudain le tueur. Ils décidèrent d en finir avec les bandits. L Ork para une attaque au couteau, puis lança son bâton au capitaine. Celui-ci attrapa l arme au vol et assomma les brigands qui l encerclaient en quelques coups bien ajustés. Hustouk souleva son adversaire et le projeta sur ses comparses. Les six hommes étaient hors d état de nuire.
Les deux guerriers empoignèrent alors leurs épées et se précipitèrent sur Jakarn. Le mercenaire comprit qu il n avait pas le temps d achever sa victime. Il contra les premiers coups portés par ses adversaires, puis se recula prestement, évaluant ses chances.
S il avait un plan, on ne le sut jamais. Jakarn fut soudain propulsé plusieurs mètres en arrière et retomba lourdement. Alexandre et ses compagnons se retournèrent pour apercevoir Artus, qui regardait le mercenaire, le bras tendu. Le magicien fit un léger geste de la main et Jakarn fut soulevé de terre, puis chuta à nouveau.
- C est bon ! s écria le Prince. Je m en occupe !
Le jeune garçon courut vers l assassin. Il s était laissé surprendre par sa vitesse, mais cela n arriverait plus. Cet homme n était pas invincible, loin de là. Il était temps d en finir.
Les glaives d Alexandre décrivirent deux mortels arcs de cercle. Jakarn dut juger qu il valait mieux s enfuir. Son manteau réalisa un tour complet avant de retomber, vide. Le Prince, stupéfait, scruta les alentours, puis rejoignit son escorte.
- Vous avez mis du temps à intervenir, signala-t-il à Artus.
- J ai le sommeil profond, répliqua le magicien. Vous auriez dû venir me secouer. Qui était-ce ?
- Un mercenaire. Il était là pour moi.
- Je savais bien que ce n était pas prudent pour vous de quitter Dümrist, grommela Vladek. Voilà déjà quelqu un qui veut votre mort ! Qui l a envoyé ?
- Je n en sais rien, avoua Alexandre. Je n ai pas réussi à le faire parler assez.
- On pourrait réveiller un de ces brigands, proposa Hustouk. Ils pourraient savoir quelque chose.
- Le plus simple est d essayer, conclut Artus.
Il empoigna le chef des bandits par le cou et lui administra quelques grandes claques. Le voleur ne tarda pas à reprendre conscience.
- Arrêtez ! Ca va ! Qu est-ce que voulez ?
- Que vous détroussiez les honnêtes gens, passe encore, siffla le mage. Après tout, c est votre gagne-pain. Mais que vous agissiez ainsi pour laisser s approcher un assassin, ça ne va pas du tout !
- Mais de quoi est-ce que vous parlez ? grogna le brigand.
Artus dégaina un poignard et en posa la pointe sur la gorge du bandit, qui hoqueta.
- Un homme en manteau noir, entièrement masqué. Tu as bien dû le rencontrer. Tu nous attaques, il nous attaque. Etrange coïncidence, non ?
- Je ne sais rien ! articula le voleur en tremblant. Il nous a payé pour vous détrousser, c est tout ! Il n a rien dit d autre !
- Qu est-ce qu il voulait ?
- Je ne sais pas ! Il a dit qu il se servirait dans notre butin ! Je savais que c était un plan pourri !
- Tu mens, dit le magicien. Je le sens au son de ta voix. Que voulait-il ?
- Je ne peux rien vous dire ! Il a dit qu il me tuerait !
- Pour te tuer, il devra d abord te retrouver. Moi, je n ai qu à frapper !
Pour appuyer son propos, Artus enfonça un peu sa lame dans la peau du bandit. Une goutte de sang perla. Le brigand agitait les yeux en tous sens, cherchant de l aide. Il ne semblait plus capable de parler. Alexandre et ses deux compagnons restaient impassibles.
- Vladek ! appela le mage. Réveillez-en un autre !
Le capitaine releva un voleur qui reprenait conscience.
- Bien, dit Artus en se tournant vers lui. Tu vois, ton chef ne veut pas me révéler ce que voulait votre employeur. Et je n ai pas de temps à perdre. Alors regarde bien...
Sans se troubler, le magicien transperça la gorge du brigand. La malheureuse victime se convulsa en laissant échapper un flot de sang, puis cessa de bouger.
- Vous êtes fou ! s écria Alexandre. Ce n est pas comme cela que l on interroge un suspect ! Ce mercenaire voulait simplement une diversion !
- Nous n avons pas le temps de faire dans la finesse, Altesse. Et je suis sûr qu il y a autre chose.
Artus s approcha du feu et ramassa une branche enflammée, puis s approcha de l homme que tenait Vladek, et qui tremblait comme une feuille.
- Tu as vu que je ne plaisantais pas, dit-il d un ton grinçant. Ton chef a eu une mort douce. Toi, si tu ne parle pas, je te brûle le visage !
Et il agita son tison devant les yeux du bandit. Le Prince voulut intervenir, mais Hustouk le retint.
- C est cruel, Altesse, mais il n y a pas d autre solution.
Cependant, Alexandre voyait bien que l Ork était troublé. Le mage allait trop loin. Heureusement, le brigand céda.
- Pitié, Monseigneur ! lâcha-t-il en pleurant presque. Cet homme en noir nous a simplement dit de ne pas abîmer le contenu du sac du garçon ! C est tout ce qu il voulait ! Je vous en prie, ne me tuez pas !
Sur ce, le voleur s évanouit. Artus se tourna vers le Prince.
- Qu y a-t-il dans votre sac ?
- Rien de particulier, répondit Alexandre sans se démonter. Je propose qu on oublie tout ça. Nous avons besoin de sommeil.
Le magicien regarda le jeune garçon d un air soupçonneux, puis se détendit. Il eut un geste négligent en direction des bandits, qui s éloignèrent en glissant sur le sol. Puis il retourna se coucher.
Vladek reprit son poste de garde. Alexandre, avant d aller dormir, plongea son regard dans les ténèbres, qui semblaient le narguer. Ainsi, quelqu un avait eu vent de ses projets. Une nouvelle menace se profilait.
- Nous nous reverrons, Jakarn le mercenaire, murmura-t-il. Oui, nous nous reverrons.

Fuego72
Fuego72
Niveau 10
26 juin 2005 à 11:30:06

Continue ! J´ai tout recopié et je vais bientôt envoyé çà dans une maison d´édition. Merci pour le boulot !

KaiM
KaiM
Niveau 11
26 juin 2005 à 12:31:47

Tu ferais mieux d´aller sur le forum écriture pour ça...

KaiM
KaiM
Niveau 11
26 juin 2005 à 12:32:27

Mais bon par précoution je vais arrêter de poster ici...

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