Mais, je t´en prie!
Allez comme je suis de bonne humeur, voici comment commençe le tome 3 :
Très chère Katherina,
Je tenais tout d’abord a vous présenter des excuses : en ces temps sombres, les temps pour vous écrire sont rares.
Tant de choses ont changé depuis notre départ au nouveau monde. Je ne sais pas par où commencer.
J’aimerais d ‘abord vous poser une question, une question qui me tourmentait depuis mon départ.
Avez-vous les mêmes conditions de vie que nous à Anhodan ? J’ai ouï dire que depuis que les elfes noirs contrôlent la région, vous êtes rendus à l’état d’esclaves. Je pense que vous êtes dans le même enfer, vous aussi.
A moi de vous raconter les conditions dans lesquelles nous vivons.
Tout d’abord, chaque matin, les hurlements des soldats orks nous réveillent à l’aube. Ils nous font lever, et nous emmènent à l’ancienne mine de Madelas. Nous y forons divers matériaux.
Horrible sentiment Katherina, vous savez, de travailler pour la gloire de nos ennemis.
Je prie Pélor de nous sauver. Mais je m’égare. Je dois continuer mon récit.
Donc, disais-je, nous forons des minéraux le matin. Ce travail est épuisant. De plus, cette mine est très ancienne mais fonctionne toujours, d’où le danger qui nous guette chaque jour.
Trois des nôtres trépassent chaque main à la mine. L’ennemi n’en a que faire… nous sommes si nombreux.
Vers midi, un maigre repas nous attend. Infâme ne serait pas le mot approprié pour décrire la qualité de cette pitance.
A partir de l’heure de nonne, les orks procèdent à leurs rituels barbares. Ils choisissent la plus jeune des femmes qui nous reste et la sacrifie à leur dieu. Et ceci chaque jour ! Je n’en peux plus, Katherina, je suis désespéré. Tout ça c’est…c’est trop pour un seul homme ! Aidez-moi à supporter cette terrible épreuve, Katherina, je vous en prie.
J’attendrai votre réponse aussi longtemps qu’il le faudra.
Votre dévoué serviteur,
Karl.