Selon Philippe Ogouz, le monde du doublage français méprisait les dessins animés japonais et comme le reste des médias de l´époque, il apparaît qu´ils n´ont jamais été sensibles à leur esthétique.
Après avoir doublé une vingtaine d´épisodes, ne voyant que violence dans la série, les doubleurs français refusent de poursuivre leur travail. Ils acceptent de poursuivre le doublage à condition d´avoir carte blanche sur les dialogues. Il se mettent alors à improviser des jeux de mots. Ils ont fait cela pour désamorcer la violence en amenant un certain humour dans les dialogues. Quelques exemples :
« Hokuto de cuisine »
« D´où viens-tu Ryuga ? » « De Montélimar.»
« Tu es Ken le survivant et tu as suivi l´enseignement de l´école du Hokuto ou tard ? - Plutôt tard. - Plutôt tard que jamais là est le principal.»
« Comme les oeufs, les temps sont durs. »
« Nanto de fourrure. »
Le public est très divisé face à cette initiative. Certains trouvent que ces improvisations constituent une originalité remarquable et délirante. D´autres trouvent que c´est du dernier degré de beaufitude anti-japonaise.
http://fr.wikipedia.org/wwiki/Ken_le_survivant#Violence
Mais quelle bande de raclures. 