"J´ai dit oui, explique Kitano. Le problème, c´est que je n´avais jamais dirigé quelqu´un ni appris les normes cinématographiques (de ma vie, je n´ai vu que quelques films). Lorsque je suis arrivé sur le plateau, j´ai dû me battre pour imposer ma vision au reste de l´équipe. Je ne voulais surtout pas voir des choses inutiles lors des déplacements de la caméra. À la sortie, on m´a dit que je ne savais pas filmer."
Takeshi tourne des plans fixes, tranquilles, que l´on retrouvera également dans ses autres réalisations. La violence semble exploser le silence, apparaît décalée, en total désaccord avec les autres plans. T. K. : "Il n´y a pas de mouvement de caméra, dit Kitano. Pas de haut ni de bas. La violence est comme la comédie : elle arrive soudainement, nous surprend, sans nous avertir. Je pense qu´il est plus effrayant de voir le poing que celui qui est frappé."
Ah... C´est donc pour ça... 