La formation du toponyme viendrait, selon certains1, de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », puisque la forteresse de lAcropole située au sommet de la colline du même nom, constituerait le « noyau fondateur » de la ville. Ce qui expliquerait d'ailleurs lorigine de la légende mythologique portant sur la naissance de la déesse éponyme, selon laquelle Athéna serait sortie « armée » de la tête de Zeus.
Daprès Thucydide, le nom d'Athènes serait issu du pluriel Athḗnai (en grec ancien : Ἀθῆναι, API /a.ˈtʰɛː.nai/), car selon lui la ville aurait pour origine, un groupement de villages qui fusionnèrent en une grande cité.
Elle était située dans une petite vallée fertile, entourée de rivières à environ 20 km du golfe Saronique, au centre des plaines céphisiennes. À l'est, on trouve le mont Hymette et au nord le mont Pentélique. Le Céphise coulait autrefois dans la ville.
L'Athènes antique était très petite comparée à la métropole moderne. Elle occupait, intra-muros, un espace de 2 km d'est en ouest et un peu moins du nord au sud ; à son apogée, elle comptait pourtant aussi des « banlieues » extra-muros. L'Acropole, par rapport au centre de la ville, se situait au sud, et l'Agora à 400 m au nord de celui-ci, dans ce qui est aujourd'hui le quartier Monastiráki. La colline de la Pnyx, où se réunissait l'Ecclesia, l'assemblée des citoyens athéniens, était à l'ouest.
Antiquité[modifier | modifier le code]
Des traces d'occupation humaine sont attestées dès le néolithique sur le site de l'Acropole (voir Pélasges), sous la forme d'un petit fort. Mais ce n'est que suite aux invasions ioniennes que l'Attique est organisée en cités, parmi lesquelles Cécropia, la future Athènes.
Vers 1400 av. J.-C. elle devient un centre important de la civilisation mycénienne. Au contraire des autres villes mycéniennes (dont Mycènes et Pylos), elle n'est ni pillée, ni abandonnée lors de l'invasion dorienne de 1200 av. J.-C. Les Athéniens disaient être des Ioniens « purs » et maintenaient qu'ils ne s'étaient pas mélangés aux Doriens. Toutefois, Athènes perd l'importance qu'elle avait à l'époque mycénienne et sombre alors quelque peu dans l'oubli, redevenant une petite place fortifiée.
Au viiie siècle av. J.-C. elle redevient un important centre du monde grec à cause de son emplacement central, de son fort sur l'Acropole et l'accès à la mer, un avantage sur ses rivales, les cités de Thèbes et de Sparte. Tôt dans le Ier millénaire av. J.‑C. elle devient une ville-État souveraine, gouvernée d'abord par des rois d'Athènes. Ceux-ci étaient à la tête des Eupatridae (les « bien nés »), dont le gouvernement se composait d'un conseil qui se réunissait sur la colline d'Arès, l'Aréopage. Ce conseil élisait les représentants de la ville, les archontes et polémarques.
Avant l'adoption de l'état politique, quatre tribus (similaires aux gentes de la Rome antique) dominaient la région. Ceux qui en faisaient partie avaient certains droits, privilèges et obligations :
Rites religieux en commun.
Site d'enterrement commun.
Droit d'héritage.
Obligations réciproques d'entraide, défense et réparation de dommages.
Le droit de mariage consanguin en cas de filles et héritières orphelines.
La possession de propriété commune, un archonte et un trésorier.
La limitation de la descendance aux hommes.
L'obligation de ne pas se marier dans la tribu, hors cas spécifiés.
Le droit d'adopter des étrangers aux tribus.
Le droit d'élire et de destituer leurs chefs2.
C'est pendant cette période qu'Athènes soumet d'autres villages de l'Attique. Ce processus, appelé synoikismos (« rassembler en une maison »), crée l'État le plus grand et le plus riche du continent grec dans lequel. Cependant, un très grand nombre de personnes sont exclues de la vie politique par les nobles. Au viie siècle le mécontentement social se répand. L'Aréopage élit Dracon pour qu'il rédige un nouveau code juridique3. Vu l'échec, ils élisent Solon, chargé de rédiger une nouvelle constitution, ce qui se fait en l'an -564.
Réforme et démocratie[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Démocratie athénienne.
