Éjaculation faciale (dessin).
Critiques[modifier | modifier le code]
La thérapeute sexuel Ruth Westheimer pense que l'éjaculation faciale est humiliante et non sensuelle. Elle conseille aux personnes moyennes contemplant le sexe oral de ne pas penser qu'elle est une partie nécessaire de l'acte8. En réponse à une question d'un lecteur, le chroniqueur Dan Savage écrit : « Les éjaculations faciales sont dégradantes et c'est pourquoi elles sont si excitantes ».
Cinéma[modifier | modifier le code]
Cinéma pornographique[modifier | modifier le code]
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Dans le cinéma pornographique, l'éjaculation faciale fut longtemps assez rare. Elle était peu présente dans les films réalisés durant la première moitié du xxe siècle pour le circuit des maisons closes, et il en allait encore de même dans les productions des années 1970, au temps de « l'âge d'or du cinéma X ».
C'est seulement dans les années 1980 qu'elle s'est de plus en plus répandue, jusqu'à devenir à partir des années 1990 une scène essentielle marquant systématiquement la fin de l'acte sexuel, et ce dans des productions très connues (comme celles de Marc Dorcel en France ou Brazzers et Bangbros aux États-Unis). À l'origine de cette évolution se trouvent les critiques croissantes, à partir de la fin des années 1970, des amateurs de pornographie, lesquels avaient l'impression que les scènes de sexe, bien que non simulées, ne paraissaient pas assez réalistes et ressemblaient trop aux actes sexuels simulés représentés dans Emmanuelle, Histoire d'O et autres films érotiques soft. Afin de montrer clairement que les pratiques érotiques étaient réelles et que les acteurs avaient vraiment des rapports sexuels sur le plateau de tournage, les producteurs de films pornographiques ordonnèrent donc aux hardeurs d'éjaculer systématiquement à l'extérieur du corps de leur partenaire, pour que le spectateur voit bien qu'il n'y avait pas de simulation.
Par ailleurs, l'éjaculation « externe », donc visible, est une manière de filmer la jouissance masculine qui ne montre pas le visage du jouisseur et permet à l'amateur de films pornographiques de dépersonnifier le plaisir de l'acteur et peut-être même de se l'approprier.[réf. nécessaire]
Cinéma publicitaire[modifier | modifier le code]
En 2011, une publicité télévisée diffusée aux États-Unis aux heures de grande écoute a utilisé une allusion détournée à l'éjaculation faciale. On y voit une jolie jeune femme recevoir joyeusement une généreuse projection de lait de soja en pleine figure. Dans cette façon de promouvoir un produit alimentaire, l'allusion à la pratique sexuelle est sans détour et ce spot (toujours accessible sur Internet9) a suscité de nombreuses protestations.
Art contemporain[modifier | modifier le code]
Le couple d'artistes Ida Tursic et Wilfried Mille s'est fait connaître notamment en peignant des toiles de grand format représentant des scènes pornographiques10. Leurs toiles mettant en scène des éjaculations faciales sont, par exemple :
Cumshot in Blue11
Swimming-Pool10, 2005 (200 x 300 cm)