Pas de chance, c'est moi. Allez, retourne dans ton trou, je ne t'en veut pas
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CHAPITRE TROIS
Je quitte la maison, en pensant à la journée qui s'annonce. Je me vois déjà m'amuser avec la prof de français... 
Je cours dans la rue, faisant des bonds de trois mètres. Il me semble apercevoir mes parents horrifiés, jetant des coups d'oeil furtifs vers la maison, depuis la cuisine du voisin. J'ai de la peine pour eux. Mais je trouverais une solution. Je dois redevenir comme j'étais. Pas envie de mourir avant d'avoir eu l'occasion de sortir avec une fille.
Le long du chemin, je songe à mes nouveaux pouvoirs. Faire des bonds de trois mètres, c'est vraiment génial. On se sent léger, et on a l'impression de voler. C'est très impressionnant. Mais personne ne peut me voir. C'est pour ça que l'imitation de l'écriture de n'importe qui est plus intéressante. On peut mettre dans l'embarras, ou au contraire aider n'importe qui en imitant une écriture. Je vois mille façons d'utiliser ça... et je ne vais pas m'en priver
Mais j'ai une question qui me trotte dans la tête. Je sens le sol sous mes pieds, pourtant, un doute persiste. Je dois tester.
Justement, le bus scolaire arrive. Aussitôt, je me précipite sous ses roues, et je suis bien évidement percuté, éjecté à au moins cinq mètres. Ma théorie se confirme : je ne ressent pas la douleur, et je me relève même sans une égratignure : indemne ! En revanche, là, c'est plutôt le bus qui a accusé le choc. Et le chauffeur n'a pas rêvé : il à bien percuté quelque chose... Vu que ce n'est pas bien grave, (du moins ça en a l'air) je reprends ma route, ravi de m'être découvert une aptitude de fakir. Je tenterais bien le saut en parachute sans parachute...
J'arrive devant le lycée. Il est assez triste quand on y regarde de près. Bâtiments décrépis, vitres sales, arbres à l'abandon...
Mais je ne suis pas là pour ça. J'ai des choses beaucoup plus intéressantes à faire. Mes camarades sont déjà devant la salle de français, ça a déjà sonné. Comme d'habitude, on attend la prof. On attend. On attend. On attend. Au bout de dix minutes, Madame daigne arriver. La fête va pouvoir commencer !!
La classe rentre. Je me mets dans le fond, et attend, bien décidé à semer la confusion
! La prof, madame Gond, (ah ok le nom bizarre) commence à faire l'appel. Ababou... Bourjat... Dadoune... j'écoute à moitié. On arrive à mon nom : Zerbib. (Noms du sketch d'Elie Kakou spotted
) Je dis "présent" machinalement, avant de me rendre compte que, bien évidemment, personne n'avait entendu.
Je me marre déjà. Certains élèves, visiblement déçus que je sois absent rangeaient les oeufs bien enveloppés dans du papier journal directement dans leurs sacs. D'autres étaient venus avec un petit mot. Les vrais amis quoi... J'observe Julie
. A mon grand désarroi, elle semble être du côté des oeufs
. Dommage, ce n'est pas ça qui va m'empêcher de la suivre chez elle ce soir...
Bon allez ! Je fais quoi ? J'aimerais prendre le sac de la prof et le vider par terre... D'un bond, j'y arrive, et me voilà agenouillé, au dessus de son sac posé par terre.
Argh ! C'est à ce moment qu'elle décide de s'en emparer. Sa main pleine de verrues et de croûtes me traverse. Je fait un mouvement brusque vers l'arrière... OMG ! Sa main est entraînée en arrière elle aussi. J'essaie de me libérer de l'emprise de cette vieille peau, et je bondis vers la porte.
J'explose de rire. Son bras, toujours emprisonné en "moi" l'entraîne carrément elle aussi vers la porte. Si j'assistais à la scène, j'aurais été persuadé qu'elle était possédée... Et c'était bien le cas ! a défaut de pouvoir faire sortir sa main de mon corps, je décide carrément de me mettre à sa place. Et ça marche ! Je contrôle la prof. Je peut même parler en utilisant sa voix (vérifié en récitant l'alphabet
)... Tout ça risque de devenir beaucoup plus intéressant que prévu...
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J'aime pas trop ce chapitre
Z'en pensez quoi ?