Voilà !
Je verrais si je peut faire une deuxième suite pour aujourd'hui, mais je promets rien, je dois ranger ma chambre
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Elle appuie sur le bouton de l'interphone, d'un geste peu rassuré. Moi aussi, je dois avouer que j'ai un peu peur... Cette maison est étrange.
On entend un petit son, émanant du haut parleur, et la grille s'ouvre d'elle même. A croire qu'il suffit de sonner pour pouvoir entrer... Cet interphone est inutile.
Je m'embrouille dans des pensées superficielles, et Anne est déja entrée, sacs de farine à la main. Je m'empresse de la rejoindre, en quelques bonds.
Alors qu'on s'enfonce dans les hautes herbes, quelqu'un ouvre la porte de la barraque. Un africain aux cheveux gris. Il porte une robe bizarre, et pour que vous vous fassiez une idée, elle ressemble drolement à la robe d'Arugal (Note : Ah ok le gars
)
Là n'est pas la question, mais on fait rarement pire dans le genre. Mamadou, comme indiqué sur la plaque, tends sa main, afin qu'Anne lui la serre. J'en profite pour constater que ces ongles jaunis sont aussi gros et épais qu'on ongle de pied.
D'une voix caverneuse et menaçante, il demande alors à Anne-Gaëlle le motif de sa visite, sans lui lâcher la main. Celle ci répond qu'elle ne peut pas le dire, à moins d'être isolée à l'abri des regards. L'africain la dévisage, émet un soupir, lâche enfin la main de ma copine, et lui fait signe de le suivre.
Il referme alors la porte derrière moi, nous plongeant dans l'obscurité.
Ce gars là est très fort : "Jeune fille, je ne suis pas sûr que tu sois venue seule..."
Anne gaëlle, et moi aussi d'ailleurs sommes abasourdis. ele murmure alors : "Co... Comment avez vous... ?" Mais elle est aussitôt coupée par Mamadou, qui prétend alors sentir une présence. Anne sort alors un paquet de farine du sac bio dégradable dans lequel il était contenu (Note : Oui, biodégradable : sauvons la planète
) et sans dire un mot, l'éventre.
Je me précipite dessous, histoire que j'apparraisse vite aux yeux du marabou, qui risque de prendre Anne pour une folle. Il s'ecrit alors : "Et c'est pour ça que tu me déranges ? C'est un cas classique !"
Je trouve qu'il à l'air bien sûr de lui. Mais c'est peut-être le métier qui veut ça... Dans tout les cas, la solution qu'il nous donne me semble suspecte.
"Prenez un cahier de 96 pages. Toutes les heures, vous écrirez sur une page entière le nom de votre ami. Vous le ferez également la nuit... Quand le cahier sera plein, imergez le pendant cinq secondes dans de l'eau, et brûlez le aussitôt. Votre ami devrait redevenir comme avant, et ça fera 190 euros."
Mamadou n'y va pas de main morte... Anne-Gaëlle paie, et pars, sans dire au revoir à ce charlatan, et je fais de même d'ailleurs. On fait quelques pas dans l'allée qui mène au portail, avant que je me rende compte que les gens me voient, et que ça ne les amusent pas vraiment...