Voila le chapitre huit si mes souvenirs sont bons.
Je dois procéder au level up de mon charmand personnage, alors je vous dit à plus tard.
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CHAPITRE HUIT
Bon, c'est parti. Je dois trouver un moyen d'arriver sur le toit...
Instinctivement, je prends mon élan, et je fais un grand bond. Même si je suis léger, je n'atteins pas le toit, la faute à l'étage. Il me manque une vingtaine de centimètres. Je dois trouver de quoi gagner un tout petit peu de hauteur... Bien sûr, je pourrais toujours essayer de retourner le gigantesque pot de fleurs, qui à tout de même la taille d'une baignoire ! Mais je ne suis pas sur que mes parents apprécieraient, encore moins les voisins qui verraient un énorme récipient se retourner tout seul. Je fais rapidement le tour de la maison, et je pense soudain au cabanon !
Mon père avait acheté cet établi en kit, et avait trouvé la place parfaite : au fin fond du jardin. La distance entre le toit et le cabanon est assez importante, mais je n'en ai rien à faire, puisque de toute façon, je ne ressens pas la douleur.
En un bond, je suis sur le toit de l'abri. Il n'y a pas de quoi reculer, mais ça allait être suffisant. Je fais un grand bond, me rattrapant de justesse à la gouttière. Je ne me suis jamais demandé combien je pesais sous cet état, mais la gouttière a l'air de bien tenir le choc. Je me hisse avec la force de mes bras de nolife (entendez par là que je ne suis pas vraiment musclé), et je me retrouve sur le toit. J'ai réussi !
Je me précipite vers la cheminée, et je rentre dedans la tête la première. Heureusement que je suis un fantôme. Mon cou serait tordu si j'avais sauté avec une apparence normale.
Je regarde autour de moi... Il y a de la cendre partout dans le salon. C'est malin ! Le canapé, la table basse la télé, l'ordinateur familial (sacrilège) et tout le reste sont couverts de copeaux de bois brûlés de charbon, et de je ne sais quoi encore. Et puis j'aperçois mes parents en larmes dans l'entrebâillement de la porte.
Mayrde ! J'ai oublié ce petit détail ! Pour eux, je suis mort !
Ils sont rentrés de chez le voisin, et ont mêmes appelés les autorités. Ils n'ont pas arrêtés de discuter, je ne pense pas avoir fait trop de bruit. Je tend l'oreille un instant, avant de comprendre que la personne présente est un policier... Oh ! Mais pourquoi ne pas tout simplement rentrer dans la pièce ?! Après tout je suis invisible... Et c'est bien là le problème !
Je commence à regretter d'être aller en cours ce matin. J'aurais du prévenir mes parents, mais c'est trop tard maintenant. Tant pis. Je tente le tout pour le tout. Je dois les alerter.
Je dispose de deux ordinateurs chez moi. Un dans le salon, et un autre dans la chambre de mon frère, qui n'est là que le week-end. Si j'allume celui du bas, afin de composer un message, mes parents vont entendre la machine s'allumer, et ne me laisseront pas composer ce message ! Pas le choix, je dois faire ça dans la chambre de mon frère.
J'allume « Priscille ». Mon frère donne un nom à ses objets, alors autant appeler l'ordinateur par son patronyme. Je lance ma session, et commence à composer mon message.
« Cher Papa et Maman. Ne soyez pas effrayés. Je suis toujours là. Je ne suis pas mort. Je vous vois, et je vais bien. Nous pouvons discuter comme ça. Répondez. Faites le !
Je vous aime. Vincent. »
Bon, ce n'est pas très original mais au moins ça marchera. Du moins j'espère.
Soudain tout s'accélère. Rien ne se passe comme prévu. J'entends des bruits de chaises et un sanglot. Un moteur qui démarre, et ma mère qui pleure. Ils sont en train de m'amener ? J'ai pas vu le corbillard devant chez moi ou quoi ? Je ne sais pas quoi faire. Me précipiter dehors, ou allez voir dans ma chambre. J'hésite. Et je tombe, entraînant un vase, cadeau de la fête des mères, avec moi. Je n'entends plus ce qui se passe. On dirait que je suis devenu sourd ! Je me relève, et je me vois. En double.