L’animal est déterminé par son instinct, l’homme dispose d’une liberté de comportement. Où celle-ci s’enracine-t-elle ? Qu’est-ce qui permet à l’homme de se représenter un bien à rechercher, un mal à éviter ? Dans la représentation, il y a la projection. L’homme se projette dans le futur, il projette l’image du but à atteindre, de l’objet désiré, tandis que l’animal ne peut s’extérioriser de lui-même. Il reste prostré dans le sentir, sans pouvoir se penser. Il n’y a pas de passage entre sensibilité et entendement chez l’animal. C’est pourquoi l’on n’attribue la conscience à l’animal. La conscience st considérée comme réflexivité, elle doit pouvoir sortir de l’en-soi pour atteindre le pour soi afin de savoir qu’elle est et de savoir ce qu’elle est. Il faut que la conscience ait conscience d’être, qu’elle se sente exister. Pour qu’un être soit considéré comme conscient, il faut qu’il s soit constitué comme un et identique grâce au pouvoir de synthèse qu’est l’entendement. Il faut voir également que la conscience réflexive est aussi une conscience morale. Grâce à la réflexion, la conscience peut s’évaluer. Tandis que l’animal lui, étant privé de la conscience réflexive, on ne peut lui attribuer de conscience morale. Celle-ci ne peut seulement émerger que lorsque l’entendement réalise l’acte de synthèse, car la moralité inclue le concept de responsabilité. Etre responsable, c’est pouvoir répondre de ses actes à la première personne. C’est pourquoi il est nécessaire d’être passé du fait de se sentir au fait de se penser. Donc si nous avons vu précédemment que l’homme désire, nous pouvons même compléter en disant qu’il est un sujet désirant.
Tain, j'ai envie de tout recopier tellement c'est bien formulé ! 