Je cherche à faire une transition, mais non, je n'y arrive pas.
Juste pour dire que ; si un esthète d'Art Noir vienne à me lire, un initié au Black metal tel qu'on l'aime, profond, tourmenté et salvateur, que celui-ci me lise attentivement.
Quand les sentiments les plus sombres et le fiel le plus noir viennent à bouillir en vous et sourdre par tout vos pores, quand l'amer constat d'une mélancholie paroxystique, longue et minutieuse décadence de votre esprit, vous plonge dans une langueur crépusculaire et dans un tourment intérieur prenant de plus en plus d'intensité au fil des jours, alors ... alors, il est temps.
Temps de vous libérer et de vous guérir de votre désespoir. Une catharsis à la hauteur de votre mal, qui vous rende à vous même après un long voyage d'entre les tempêtes. Une libération salvatrice, une aventure d'entre la glace, la neige qui tombe en rafale et la blessure de l'âme. Un gouffre musical abyssal, une géographie escarpée d'une Musique qui tantôt vous pousse, tantôt vous traîne de force et vous blesse. Dans laquelle vous vous perdez dans l'introspection douloureuse d'un champ glacial intérieur, dévasté, et moribond.
Epuisé, harassé, vous vous effondrerez après le périple qu'elle vous assènera. Mid-tempo hoquetant et éreinté. Votre visage fixant le ciel, votre passé derrière vous et votre conscience trouvant réconfort dans l'intensité fragile de la voûte étoilée, vous guérirez : toute votre tristesse et vos souffrances s'éléveront hors de vous et vous quitteront, sous des nappes de synthés vaporeuses, cristallines et touchant à l'astral, devant le progressif reflux des tourments de distorsion, devant un minimalisme antérieur apparent mais intelligent, rarement aussi bien pris à parti. Hypothétiques violons aérant très parcimonieusement l'ensemble, voix black affreusement déchirante et touchante, jamais la tourmente n'aura été aussi bien vôtre ici.
Et jamais la libération et la rédemption ne se fera dans une telle beauté et une telle douceur. Une écoute dont vous sortirez bouleversé et transformé ... à coup sûr.
Paysage d'Hiver et Whinterr ... une oeuvre que je n'ai pas comprise au début. Mais dont le primat et la portée ne se révèlent que l'âme meurtrie.