On me demande un témoignage et, bien que cela me gêne -la folie est une maladie honteuse- j'ai décidé de le donner, bercé, dans mon délire, de la douce illusion qu'il pourrait être utile.
Je suis fou. Comme bon nombre de mes congénères, je ne m'en rends absolument pas compte; ma manière d'être me paraît cohérente et «colle» très bien avec la réalité. Mais le jugement des gens sains d'esprit est pratiquement unanime: je ne puis donc que m'incliner